24.9.06

48 - Encore Hasse Poulsen



Après "Das Kapital", voici "Sound of choice" dans "Rugby in Japan".
Mais les règles de ce rugby là sont ahurissantes.

En perpétuel renouveau, ne jamais répéter la même idée, toujours inventer, donner un sens au mot "passé" : ce qui vient juste d'arriver et qui ne se reproduira jamais, même si c'est le plus beau passé imaginé.

Rien que la pochette, hein, faut oser !

Peut-être en écoute, un jour....

47 - Das Kapital

On dit que le rock est mort
on dit que le jazz l'est aussi
on a enterré le socialisme
la liberté a été sécurisée
68 est en retraite
on nous ordonne de divertir
on nous impose d'avoir peur
et de se méfier d'autrui.
Enfin, ce n'est pas vraiment notre genre.


Das Kapital

Quelques photos
des extraits sonores

46 - vendredi 22 septembre 2006

Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.

Gandhi

(le passant humble & modeste est en forte attraction avec cette parole)

20.9.06

45 - Speeq

Speeq à Banlieues Bleues

Et un autre jour, je vous parlerais plus particulièrement de Hasse Poulsen, de Das Kapital aussi que je reçois seulement aujourd'hui. Et même s'il y a une accroche très puissante immédiatement, il faut trouver les mots.

Mais brièvement...

Sidsel Endresen nous venge de toutes ces matières molles fabriquées par les ondes assssommmmantes et répétitives dans la catégorie "chanteuses de jazz" !

Jouissif, ces "speeq" !

44 - Exergue



43 - Jeanne

Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Buvant le vin des musiciens
Entourés d'hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages
Et qui tenaient debout leurs fusées
On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu'on avait amené chez nous
Et dont on dit qu'il bouge encore
En elle-même, au fond du puit
Du temps qui s'est passé depuis
Alors autour des barques folles
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l'évêque des mots
On parle d'elle à demi-mot
On dit de Jeanne revenue
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu'elle abat
C'est celui qu'elle avait mis bas
Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Fumant l'herbe des magiciens
Jouant sur des violons anciens
Au creux de leur âme s'envole
La chanson de Jeanne la folle
On dit que Jeanne est revenue
Que c'est le démon toute nue
Et devant l'évêque des mots
On la condamne à demi-mot
A côté d'eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montent le creux de son lit
Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal
Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts
Il s'en trouvait peut-être bien
Qui l'attendaient, qui l'aiment encore
Au fond du puits volent les cendres
Où l'on voit son âme descendre
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap
Autour des barques qu'on a mises
Montera l'eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu.

Paroles et musique : Gérard Manset, 1972

17.9.06

42 - Vive le travail, qu'ils disent

« Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l'intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail — c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance.

Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières.

Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême. »

Friedrich NIETZSCHE : Aurore

16.9.06

41 - 15 juillet... des centaines !

Photo Valéry JAMIN

Celui qui a patiemment réalisé ces photos, imprimé et découpé, puis collé sur du carton, puis écrit au dos les circonstances des rencontres, puis installés ces silhouettes en ce 15 juillet 2006, qui a aussi photographié tous les enfants de l'école du village pour les installer en silhouette à l'entrée du château (quelle autre place peuvent occuper des enfants, sinon à l'entrée, à l'accueil, regardez comme ces enfants parfois peuvent être presque insoutenables de bonheur dans les rares moments où ils ne se sentent pas observés) , à qui il a demandé quelle personne ces enfants aimeraient rencontrer, que les réponses de ces enfants repoussent les frontières d'un monde difficile par la spontanéité des réponses et par les surprenantes personnes que ces enfants aimeraient rencontrer bien loin de ce que nous adultes pourrions imaginer car comment être de taille à avoir plus d'imagination qu'un enfant pour qui cela est aussi essentiel que la respiration, qui a aussi pendant cette journée proposé avec courtoisie et élégance aux passants de participer à cette installation… se nomme Valery JAMIN.

Des centaines de silhouettes. Un champ de silhouettes (é)mouvantes.

Il fallait faire cette mise au point. C'est fait.

40 - 15 juillet 2006 - Assier - Lot : silhouettes

Photo Valéry JAMIN
Une silhouette, une de plus.

39 - 15 juillet 2006 - Assier - Lot

Photo Valéry JAMIN
2006 : sous le signe de l'air.
D'étranges rencontres, de drôles de personnages.

38 - Potlatch (demi) : version 02.02 - règle

Très facile.
2 Garbarek, 2 Wyatt, 2 Sclavis
6 pour la tendresse

Là, je ne me suis pas fatigué.
Bientôt, les photos des dépôt discrets.

... et si j'en laissais par négligence dans des rayons de vendeurs de "produits" culturels ?

10.9.06

37 - Potlatch 02.02


Sous le signe de la "tendresse" d'Yves Robert... (la "règle" de cette compilation suit).

Déja 2 complilations à déposer discrètement place du Capitole, à Toulouse (oui, mais quand ?), après toutes les autres...

@ suivre, très bientôt, les photos des potlatch(s)... à sens unique.

36 - La peau des murs - Napoli's Waltz



Ernest PIGNON-ERNEST
Louis SCLAVIS


Pour voir et écouter, cherchez le lien "Naples", regardez et écoutez (Divinazione moderna II)

Louis Sclavis "Napoli’s Walls" :

Louis Sclavis clarinettes, saxophones
Vincent Courtois violoncelle, electronics
Médéric Collignon pocket trumpet, voices, horn, percussion, electronics
Hasse Poulsen guitare

- Colleur de nuit
- Napoli’s Walls
- Mercè
- Kennedy in Napoli
- Divinazione Moderna, part 1
- Divinazione Moderna, part 2
- Guetteur d’inaperçu
- Les apparences
- Porta segreta
- Il disegno smangiato d’un uomo

ECM 1857

9.9.06

35 - La ligne bleue


Jusqu'au 17 septembre 2006, au château de Castelnau-Bretenoux, c'est dans le Lot.
Une exposition d'Ellen SHIRE.

De la couleur, de la matière (sable, mortier, ...), de l'épaisseur. Dense.
Un foisonnement.
Et soudain, la ligne bleue.

Le potlatch 02.01 est toujours en travaux.

7.9.06

34 - Potlatch.02.01 (version perso)


Potlatch en cours : la perle est en 5° position, c'est Yves Robert. Mais c'est en chantier, alors tout peut changer, mais pas Yves Robert.
Et le "dernier rite" va rester en première position.

La règle de cette compil' est en cours de définition, mais il y a toujours une "perle", et c'est cette "perle" de tendresse qui organise ce Potlatch.02.01

"Ma perle" dans le Potlatch précédent : Arve Henriksen, enregistré à "Banlieues Bleues" en mars 2003, extrait unique et éternel du cédé "Europe Jazz Odyssey" - "Adventures In European New Jazz and Improvised Music", dans l'esprit de "Sakuteiki", mais avec 3 ans de plus : une éternité.

33 - Potlatch (version perso)


Ceci n’est pas un CD, c’est une compil’, une suite d’extraits musicaux tous très différents mais avec l’envie très forte de réaliser un ensemble qui sonne juste. Là, c’est doux et lent (selon une approche strictement sonore).

Maintenant, « sonner » juste est un point de vue très personnel.
Au-delà de cet assemblage sonore, il y a le hasard qui s’en mêle (tiens ?), totalement imprévisible (c’est sa raison d’être) puisque cette compil’ va voyager chez des ami(e)s et des inconnu(e)s.

Potlatch

Il m’arrive (parfois) d’en laisser sur des bancs publics, des rebords de fenêtres, d’en semer au hasard… et surtout de ne pas traîner dans les parages, ne pas être vu, rester anonyme (mais parfois c’est raté).

La règle pour cette compil’ (il y a toujours une règle) est la suivante : j’avais besoin de 11 extraits musicaux pour « encadrer » le 12e (qui n’est pas le numéro douze mais bien le premier, mais pas le premier ni le douze sur la compil’ - quoique...) : ma « perle », celui autour duquel j’ai ensuite assemblé les onze autres (mais je ne savais pas qu’ils seraient onze).

Ma « perle » est là, quelque part...

Vous pouvez (ou pas) écouter cette compil’ en cherchant (ou pas) votre «perle».

Il y a beaucoup de possible(s), le vôtre sera le bon.

Si vous aimez un ou plusieurs extraits, vous pouvez aussi acheter le(s) CD.

(peut-être trouverez-vous un jour ce cédé...)

2.9.06

32 - In touch : 48 ' de tendresse"

Cela fait longtemps, au moins depuis sa sortie (2001), que j'écoute régulièrement cette composition à 3, imaginée par Yves Robert, avec deux musiciens exceptionnels : Vincent Courtois et Cyril Atef.

Trombone, violoncelle et percussions, quel trio. Une musique dépouillée, sensuelle.

Laissez vous aller, abandonnez-vous dans cette fluidité aquatique.

Etrange projet, que celui de "la tendresse" ? Yves Robert est un musicien non-classable, inlassable, essentiel et touchant. La mise en scène de cette tendresse me va droit au coeur, dans cette langue personnelle et universelle que nous offre cet immense créateur d'univers humains. Et la sensualité n'empêche pas l'humour, ni l'émotion brute (à 8:14 de la piste 5, elle surgit, là).

Je pense que le cédé est encore distribué, et c'est chez ecm (classe, non ?)

Petit ajout du lendemain (3/09/2006) : Yves Robert veut nous faire croire qu'il est à l'origine de cette création, mais en réalité ce sont les instruments qui l'ont convoqué.
Sans souffle, que fait le trombone
Sans mains, doigts, archet, que fait le violoncelle
Sans mains, doigts, baguettes, que fait la batterie.

Drôle d'idée, non ?

(se souvenir de l'émotion, partager un jour...)