29.4.07

182 - Encore du "free" ? Oui. Encore, c'est même jamais assez !






Voilà, c'est le VILLERD / AYLER Quartet.

Sorti en 2003.
Alboume hommage à l'immense Albert Ayler.
Alboume exceptionnel.
Encore disponible chez l'ARFI (maison fondée en 1977 !)

Guy VILLERD sax
Jean-Jacques AVENEL contrebasse
Xavier GARCIA sampler
Christian ROLLET batterie


2 extraits :
"change has come"
"children"


Il y a pour le sax tenor que je suis, trois oeuvres magistrales dans l’histoire du jazz : “Everywhere Calypso” de Sonny Rollins, “Sophisticated Lady” de Chepp et “Summertime” d’Albert Ayler.
Albert Ayler a inventé une façon nouvelle de jouer du tenor, sans demi-mesure et sans concession, avec un son puissant, plein et malléable, qui vient des tréfonds de l’âme, de la source même du souffle. C’était pour lui “la voix de dieu venue pour établir la paix et la spiritualité sur terre, rendre les gens meilleurs”, son désir était de jouer une nouvelle musique d’une beauté que nul n’avait encore entendue. La force d’Ayler est alors d’avoir inventé un vocabulaire pour exprimer cela.
Aujourd’hui où le sens se dilue dans le consensus, où l’idéologie bat de l’aile, j’aimerais à l’occasion de ce spectacle, suivre la voie tracée par Albert Ayler, faire raisonner une parole tout à la fois subversive et empreinte d’amour et de générosité. La musique a le pouvoir de transcender les âmes, elle sera pour nous passionnée et sincère, terriblement ancrée dans le futur.
Puisse ce quartet ne pas démériter de la fulgurance d’Albert Ayler. Nous jouerons son “unité spirituelle”, ses “fantômes” et sa “vérité” en marche. Telle est “notre prière”. Guy Villerd.

(lien dans le commentaire)

181 - (3) musiques libres (pour ce dimanche d'avant)



1) Raymond BONI & Eric ECHAMPARD

guitare & percussions


un extrait de "Two angels for Cecil"

le "Cecil" en question est TAYLOR
voyez le rapport
avec "libre"
&
les musiques libres
l'extrait proposé se nomme "Tribute to the Tribe"
Je vous suggère juste une possible bande-son...


2) Ensemble TEXT'UP : "Democratie"


Pascale LABBE (voix)
François COTINAUD (sax ténor)
François CHOISELAT (trombone)
Jérôme LEFEBVRE (guitare)
Sylvain LEMETRE (percussions)


Cela a à voir avec RIMBAUD


« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.

« Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.

« Aux pays poivrés et détrempés !- au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.

« Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorante pour la science, rouée pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »

Rimbaud « Illuminations ».


L'extrait musical vient d'une compilation extraordinaire, peut-être la plus belle selon l'entrée "libre" et "passeurs de rêves", composée d'inédits. Fragments de résistance. Résistance inentamée.


3 ) Raymond BONI & Claude TCHAMITCHIAN
guitare & contrebasse


un autre extrait de la compilation citée ci-dessus
au titre un brin ironique


"to cure the sarkozyte"


(liens dans le commentaire)

24.4.07

180 - VA Potlatch 15

1 Emile PARISIEN Quartet L'amante religieuse
2 Pat METHENY Brad MEHLDAU Quartet A night away
3 Sainkho NAMTCHYLAK Old melodie
4 Sidsel ENDRESEN Bugge WESSELTOFT You might say
5 GOTAN PROJECT / Chet BAKER Round about midnight
6 Stephan OLIVA Linda SHARROCK Solitude
7 Cassandra WILSON For the roses
8 CINEMATIC ORCHESTRA & Patrick WATSON To build a home

There is a house built out of stone

Wooden floors, walls and window sills...
Tables and chairs worn by all of the dust...
This is a place where I don't feel alone
This is a place where I feel at home...

Cause, I built a home
for you
for me

Until it disappeared
from me
from you

And now, it's time to leave and turn to dust...

Out in the garden where we planted the seeds
There is a tree as old as me
Branches were sewn by the color of green
Ground had arose and passed it's knees

By the cracks of the skin I climbed to the top
I climbed the tree to see the world
When the gusts came around to blow me down
I held on as tightly as you held onto me
I held on as tightly as you held onto me...

Cause, I built a home
for you
for me

Until it disappeared
from me
from you

And now, it's time to leave and turn to dust...


9 ODDWAY Here with me
10 Rosie THOMAS The one I love
11 Lindsay COOPER The assasination waltz
12 Susan BELLING John GREAVES Back we where began
13 Sidsel ENDRESEN Bugge WESSELTOFT Birds
14 Sidsel ENDRESEN Bugge WESSELTOFT Truth


truth is a relative thing
always adjustable
to reality
and little is
just so
just so
truth is my neglected child
so unembraceable
for any lenght of time
she's always wanting
I know
I know
truth is too highly priced
takes away the thrill
of illusion
my moonshine
the pretty parts
my loves-rhymes
every crutch and cusion
that may soften the impact of life
and so
with truth
I make my compromise


15 Daniel LANOIS Flametop green
16 Daniel LANOIS Dusty

les corps masqués le froid qui rend le souffle visible (le froid éprouve) la peau blanche les yeux d’eaux
vacille ! rend incertain ! doute ! la nature de la nuit
blanche la peau blanche la vie les eaux mouvantes qui glissent
les corps saisis chaloupés
pas de passeurs pas de rêveurs
des notes de bas de page des signes de passage des mots sur les ouvrages les larmes des mirages
la vie sans âge
action mouvement retour
mille nuits
et la dernière
donne prend dit
écoute pendant une minute 50 quand tout prend sens éclaire la brume des corps entourés
cachés par des épaules rondes et découvertes
la vie alentour
les yeux fermés
de retour
rester en attente respirer doucement écouter sentir garder les yeux fermés longtemps
respirer encore la minute éternelle
revenir au début
enfin saisir le temps de mes mains
le plaquer contre moi
étreindre l’éternité
garder mes rêves

(lien dans le commentaire)

12.4.07

10.4.07

176 - Fernand Raynaud - Le douanier (1972)

En rire, pour l'instant..

175 - la (belle) musique de Lindsay Cooper : (news from) Babel

Très peu de photos de Lindsay. Peu de traces. Elle s'efface.
La musique cependant reste.

C'est avec News From Babel qu'elle sera enfin reconnue pour ce qu'elle est, alors qu'elle est entourée de "monstres", tels Cutler, Dagmar, Minton...et même notre immortel Robert W. Mais elle a toute sa musique.




Ce n'est pas la version "remastérisée", seulement celle de 1986. Déja magique. Alors...

titres

1. Who Will Accuse ?
2. Heart Of Stone

3. Banknote
4. Moss

5. Dragon At The Core
6. Dark Matter
7. Waited / Justice

8. Fast Food
9. Last Evening


Musique : Lindsay COOPER
Paroles (mots) : Chris CUTLER

avec :
Lindsay Cooper - bassoon, sopranino & alto saxes,piano, other keyboards.
Chris Cutler - drums, electrics, percussion
Zeena Parkins - harp, prepared & electric harps, accordion
Dagmar Krause - vocals
Sally Potter - vocals
Phil Minton - vocals
Bill Gilonis - bass, guitar
Georgie Born - bass
Robert Wyatt - vocals on tracks 1, 2, 4, 7 & 9




News From Babel - letters Home

9.4.07

174 - (toutes) les autres occasions (d'écouter Lindsay COOPER)


Photo : Jiri Kucera
La première fois que j'ai vu et entendu Lindsay COOPER sur scène, c'était avec HENRY COW (oui, c'était).
Depuis, je n'ai plus jamais eu l'occasion de la revoir.
Et pourtant...


En fouillant dans mes alboumes, j'ai retrouvé une pépite.
De Lindsay COOPER.


Alors voilà... 21 pièces musicales pour toutes les autres occasions. Pour qu'aucune désormais ne soit ignorée.


Voilà ce que dit Lindsay COOPER de sa musique :" This music provides me with everything I am addicted to and enjoy: the giddy beauty of romantic and modern classics from Berliot to Berio, the immediacy of new jazz and the smell of pop in progressive rock. In all, it's a ball of humour, diversity and critical engagement." (Bad Alchemy 2/85)


Titres

1. Speed Of Light
2. Belfast
3. The Number 8 Bus
4. Torn Away
5. Plate Dance
6. No Missiles
7. Royal Courts Of Justice
8. Iceland The Long Dance
9. As She Breathes
10. The Assassination Waltz
11. Whow Knows?
12. Exchange
13. Elegy
14. Domestic Bliss (end credits)
15. They're Moving In
16. Julia / End Credits
17. Next Century
18. From Morning Till Midnight
19. The Colony Comes A Cropper
20. Fledermaus
21. We'd Rather Fly


MusicienNEs



Maggie Nicols singing on 7,15,16
Kate Westbrook singing on 11,12, tenor horn
Chris Cutler drums
Celia Gore Booth musical saw
Vicky Aspinall violin
Zeena Parkins harp
Irita Kutchmy piccolo
Helena Paul cello on 5
Elvira Plenar piano, synthesizer on 17; piano on 21
Alfred 23 Harth soprano saxophon on 17; bass clarinet on 21
Annemarie Roelofs trombone on 17; violin on 21
John Harle soprano saxophon on 18
Helen Liebmann cello on 18
Peter Whyman soprano saxophon, bass clarinet, flute on 19
Robyn Archer singing on 20
Linda Patching violin on 20
Teresa Blake cello on 20

Music for other occasions, bonne écoute, en passant

8.4.07

173 - Dream Keeper

Tout a commencé avec la découverte et la lecture de "The dream keeper and other poems", de Langston HUGHES.

Plus particulièrement avec celui ci :

As I Grew Older

It was a long time ago.

I have almost forgotten my dream.
But it was there then,
In front of me,
Bright like a sun-
-My dream.

And then the wall rose,
Rose slowly,
Slowly,
Dimming,
Hiding,
The light of my dream
Rose until it touched the sky-
-The wall.

Shadow.
I am black.

I lie down in the shadow.
No longer the light of my dream before me,
Above me.
Only the thick wall.
Only the shadow.

My hands!
My dark hands!
Break through the wall!
Find my dream!
Help me to shatter this darkness,
To smash this night,
To break this shadow
Into a thousand lights of sun,
Into a thousand whirling dreams
Of sun!

Et c'est ainsi qu'est né le "projet" Dream Keeper, porté par Carla BLEY et Charlie HADEN, sous le nom prestigieux de "Liberation Music Orchestra" réactivé pour cet alboume stupéfiant.



Voici donc la très belle et émouvante suite éponyme. 16'57 de bonheur.

  • Dream keeper part 1 (Carla Bley)
  • Feliciao ama trad El Salvador
  • Dream keeper part 2 (Carla Bley)
  • Canto del pilon (1) trad Venezuela
  • Dream keeper part 3 (Carla Bley)
  • Canti del pilon (2) trad Venezuela
  • Hymn of the anarchist women's movement trad Espagne - Guerre civile
  • Dream keeper part 4 (Carla Bley)

"Certains sont des musiciens de métier, d’autres des chevaliers à la triste figure, bouleversés par un combat perdu d’avance, un idéal de beauté et de paix, un rêve sans cesse interrompu par le lourd réveille-matin de l’histoire. S’il est aisé de classer Charlie Haden dans la première catégorie, nous préférons voir en lui un de ces Don Quichotte qui n’encombrera jamais notre mémoire avec des refrains vainqueurs et arrogants." Bertrand Ravalard - portrait de Charlie Haden sur Citizen Jazz

Dream keeper, bonne écoute en passant

172 - petite pause...

171 - ce matin là...

... j'abusai de mon influence.

7.4.07

170 - VA Potlatch 14

1 Peter HAMMILL Alice (letting go)

When you told me that you loved meI had no reason to doubt itso I went about my life in such a selfish wayand never really thought about it.Oh do I have to let go?Oh I had my chance and I've blown it,cos I loved you so much all these yearsand somewhere in myself, between my pride and fearjust couldn't find a way to show it.I know it doesn't give you joy to give me such painbut you're in love with him now, my old friend -I know all about that, there's no need to explainbut why do I have to say goodbyewhen I love you still, and can only feel that I'm dying.Still every word I say just seem to come out wrongand none of them deny the face that you are gone and that I'm left here, crying.What's the good of songs anywaythey're just exercises in solitude.I should have been ready for today -I always prayed you wouldn't go,but I always knew you would.I suppose you say to him now"I know that some day you'll leave me"just like you did to me, and I deny it,but you wouldn't believe me.Ooh do I have to let go of youooh I don't think that I can do it -you're always going to be the guardian of my soul,and I'll always have a part of you to call my own,how stupid that I never proved it.Oh I know I'll never let gooh because I don't want to be just your friend.We spent seven years together in our own way,I can't believe the story ends like this today...Wherever you are do you really think so, Alice

2 Robert WYATT Love
3 NICO Julius Caesar
4 Arve HENRIKSEN Leaf and Rock
5 Gustavo SANTAOLALLA Morning pray (BO Babel)
6 Fred FRITH Rivers & Tides part VI
7 Keren ANN Liberty
8 Nils Petter MOLVAER Sidsel ENDRESEN Only these things count
9 John GREAVES Robert WYATT Kew.Rhone

(Who?) We who knew no woe We who were her hero (When?) When we were on her knee When we knew her When were were one (Where?) Kew.Rhône.We won renown (How?) We were her worker We won honor enow When we knew her When we were one Where? Kew.Rhône.Not a set animal Not a set animal, laminates Laminates a tone of A set animal Animal, laminates A set animal Animal, laminates Laminates a tone of sleep A tone of sleep Peel's foe Not a set animal Laminates a tone of sleep

10 Rickie Lee JONES Tried to be a man
11 Patricia BARBER Dansons la gigue

J'aimais surtout ses jolis yeux,
Plus clairs que l'étoile des cieux,
J'aimais ses yeux malicieux.
Dansons la gigue !
Elle avait des façons vraiment
De désoler un pauvre amant,
Que c'en était vraiment charmant !
Dansons la gigue !
Mais je trouve encore meilleur
Le baiser de sa bouche en fleur
Depuis qu'elle est morte à mon coeur.
Dansons la gigue !
Je me souviens, je me souviens
Des heures et des entretiens,
Et c'est le meilleur de mes biens.
Dansons la gigue !

12 The NATIONAL Green gloves
13 Marie BOINE Reagákeahtes (Song for the unborn)
14 Charlotte GAINSBOURG Beauty mark
15 BJÖRK Bachelorette

Je les ai reçu lentement. C'est ma nature. (Je suis un lent).
Je ne peux pas tous les accueillir en même temps. Mais j'y veille.
Ils viennent de si loin, effectuent un trajet difficile, se perdent, sont repris, trahis, rejetés, malmenés. Miraculés.
Certains sont plus fluides, plus souples, et arrivent un peu moins lentement. Mais ils ont tous besoin d'eux, d'eux tous. Ils n'ont de sens que tous réunis. Parfois, ils me parviennent presque intacts, parfois encore ils sont tellement défigurés, abîmés, qu'il est alors difficile de les reconnaître, de les dire. Ils sont muets, vides. Perte de substance. Comment dire l'inconnu ?
A leur arrivée, je n'ai pas toujours le temps de les écouter (je suis un lent), de les recevoir comme ils le méritent, de les comprendre, de les faire miens. Certains se sont remis seuls. D'autres pas. J'ai besoin de temps (je suis un lent), - temps au cours duquel d'autres arrivent, toujours lentement, isolés ou en groupes-, pour les restaurer, leur redonner leur éclat d'origine, leur sens véritable, leur vérité. Enlever la paille. Que le diamant éclate. Lumière.
Le passage du temps les a tous altérés. Certains arrivent à se retrouver, se regrouper, d'autres errent seuls, sans liens, isolés de leur raison, coupé de leur monde intérieur, de leur vie. Ils sont devenus si éloignés de leur vérité qu'ils en viennent à douter d'eux, se méfient, se refusent, s'enferment encore plus dans une douleur muette et indicible. Y a t'il pire douleur que celle qui ne peut se dire ?
La compréhension n'était même plus un souvenir que l'on peut faire émerger, mais un oubli, un trou. Permanent. Certains ne savent plus qui ils sont. Comment exprimer ses douleurs, quand il n'est plus possible de dire. Quand l'idée même de dire n'est plus.
Je suis un lent. Et je reçois très lentement. Mais je restaure. Toujours. Avec soin, patience. Pour les aider à revenir aux origines.
Je répare les mots. Pour qu'ils me disent. Et j'attends…(tes)mots…lentement.

VA Potlatch 14 partie 1
VA Potlatch 14 partie 2

bonne écoute en passant

6.4.07

169 - les demeurées



La Varienne, l'idiote du village. Elle a une fille, comme une idiote peut en avoir une, Luce.
Luce est, donne l'impression de se contenter d'être, là, comme ça.
Sans plus.
Il ya de l'amour entre l'idiote et sa fille.
Un pur amour de granit, solide, animal. Sans mots. Silencieux.

La confrontation entre Luce, la Varienne et l'institutrice (mademoiselle Solange) ne nous laisse pas indemne. Comment passer de la nature, de l'animal, à la culture ?
Les mots sont rares. Ils n'en sont que plus forts.
Un roman sur un monde qui vacille. Un roman initiatique, pour les personnages, pour le lecteur.

5.4.07

168 - AssIEr, le retour


C'est en construction, c'est un chantier.
Rien de figé.
Le mouvement.
La fluidité.

C'est désormais ici, et toute l'année