17.6.08

498 - Eyvind KANG The Yelm Sessions (en attendant 5cent - truc trois)


Shahzad Ismaily: Drums
Eyvind Kang: Violin, Viola, Cello, Basses, Guitars, Sitars, Drums, Keyboard, Trumpet, Recorders, Bird Ambience, Compositions
Steve Moore: Trombone
Hans Teuber: Bass Clarinet, Clarinet, Flute
Doug Wieselman: Bass Clarinet
Thilges 3: Programming
Dave Abramson: Percussion
Mell Dettmer: Rain Ambience, Echoplex, Korg MS 20
Barbara Fasching: English Horn
Wolfgang Heiler: Bassoon
Taina Karr: English Horn, Oboe, Oboe D'Amore
Jessika Kenney: Voice
Don McGreevy: Drums
Scott Schaafsma: Double Bass
Nikolaus Vogelhofer: French Horn
Gretchen Yanover: Cello

Degenerate Art Orchestra
Kala Ramnath: Violin Soloist
Joshua Kohl: Conductor
Madeleine Sosin: Quijara De Burro

Orchestra Del Teatro Communale Di Bologna
Matt Chamberlain: Hand Drums, Gongs
Marco Dalpane: Keyboards
Aldo Sisillo: Conductor
Walter Zanetti: Guitar

1. The Clown's Song
2. Enter the Garden
3. The Yelm Sessions
4. Fire in Wind
5. Locus Iste
6. Sulpicia Variation
7. Hawks Prairie
8. Hiemarmene
9. Mistress Mine
10. Asa Tru
11. Epoché for Strings

Totalement inclassable, explorant des univers comme rarement un musicien issu du classique ne l’ose, Eyvind Kang est un artiste du Monde.
Il tisse à la fois une œuvre sonore qui emprunte aussi bien au passé qu’à des contrées lointaines, parfois oubliées ou encore inconnues.
Alboume impossible à décortiquer, tant il subsiste une très forte impression d’unité, y compris là où les mélanges sont les plus forts et les « sources » les plus diverses.

Baignant dans des images envoutantes et charnelles, puissantes et apaisées, contemplatives et vivantes, la musique d'Eyvind Kang reste un puissant accélérateur d'émotions.

Il y a là un pan entier de la musique d’aujourd’hui qui se reflète dans les étoiles. Les passantEs cheminent parfois avec grâce, les yeux levés vers le Ciel...

*** lien supprimé ***

14.6.08

497 - Beñat Achiary Ramon Lopez Philippe de Ezcurra "Avril" (en attendant 5cent - truc deux)



La filière Lopez & Achiary est déjà présente par ici, (Song of the Spanish Civil War, attention, nouveau lien, voir commentaire 6) pour des chants révolutionnaires de la guerre civile d'Espagne, revus et réinterprétés selon l'angle de vision de Ramon Lopez, c'est à dire à la manière du free-jazz, ce qui semble évident, vu le propos de cette lutte inégale entre les Républicains lâchés par presque tous et les fascistes surarmés qui ont non seulement profité de la lâcheté banale de l'Angleterre et de la France, mais également des luttes internes (lire Orwell).
A croire que les personnes ou groupes de gauche ne peuvent pas apprendre de l'Histoire et surtout de la division.
Mais c'est un autre propos.

Les chants basques (& en anglais aussi !) proposés dans "Avril" ne sont pas du tout un témoignage local d'une culture limitée à une petite zone géographique.
C'est d'abord et avant tout une création musicale et vocale magnifique, tant les musiciens sont au sommet de leur art, musical & vocal.
Il n'est pas question de prouesse, mais de poésie, de musique, de lyrisme et d'universel, par les thèmes abordés et par la beauté fragile qui ressort de cet alboume.
Car ce que montre ces chants en basque, en anglais et les improvisations musicales, c'est bien l'universalité de nos vies et de nos émotions. Partir du local pour embrasser le Monde, et de fort belle manière, voilà le propos de "Avril", ce début de vie dans le cycle des saisons.

Chant traditionnel, poésie, jazz, improvisation, tous les éléments de la vie sont donc réunis pour nourrir à la fois nos voyages intérieurs (tous les chemins des passantEs) et nos envies des Autres.

Ne passez pas à côté de ce trio qui est l'une des plus belles aventures vocales & musicales de nos contrées (encore un peu) libres.

Beñat Achiary, chanteur et percussionniste.
Ramon Lopez, batteur, percussionniste et compositeur.
Philippe de Ezcurra, accordéoniste et compositeur.

*** lien supprimé ***

12.6.08

496 - André MINVIELLE "L'ABCD'erre de la volcachimie" (en attendant 5cent - truc un)




Et là, laissons parler les "spécialistes". Non pas que je ne suis pas capable d'en dire des mots, même que ça serait assez marrant, quitte à louper des étapes, pat et épates, mais voilà, j'ai comme une envie de me ... reposer sur d'autres.
Notez, c'est assez occasionnel, même si parfois je fais des emprunts pas toujours sourcés.
Seulement voilà, après ce feu d'artifice vocal, y'a de quoi, parfois, pour rester humble et dire "temps de repos".
Bref, donc sans (m)oignons.

Renaud Czarnes
Jazzman, n° 106, octobre 2004
Choc de Jazzman

Ah ! André Minvielle, « vocal chimiste » et « batteur maigre » révélé au sein de la Compagnie Lubat. Chanteur exceptionnel, ses enregistrements sont trop rares pour ne pas être chers. Minvielle, l'ancien apprenti-horloger, met une nouvelle fois les « pendules à l'œuvre » (comme dit Lubat) et livre un disque-manifeste accompagné d'un livret (une œuvre en soi) pour nous expliquer « l’abcd’erre de la vocalchimie ». Tout, tout est bon pour faire du son, et tout, tout est bon pour faire du sens, dessus comme dessous. Rarement un artiste a donné à ce point libre cours à ses idées. « Je suis pour le côté hybride qui mêle ancien et nouveau, pecno-beat et techno », nous indiquait le chanteur il y a quelque temps. Il n'a pas changé. Micro-reportages, fragments de vies, cloches de vaches, collages, samples, calembours (« Nul n'est censé ignorer la Loire »). Morceaux de bravoure (Balagora, J Fonce, Le Bo Vélo de Babel), chansons à danser (Tambouroundiou, L'Esquinade), ce n’est pas un enregistrement austère qu’on peut entendre, mais des fantaisies à écouter, à regarder (le livret) et pour rire : on se délecte avec les paroles des Chaudrons, écrites par Minvielle en hommage à ses camarades de classe qui chantaient épouvantablement faux ! Évidemment, on pourrait estimer qu'on est assez loin du jazz. Minvielle se situe davantage dans l'expérimentation (sans oublier l'improvisation). Agitateur d'idées, il fouille, farfouille, trifouille mais revient sans cesse à la cadence. D’ailleurs, il le dit lui-même : « La métrique, la métrique, je veux l'avoir et je l'aurai ! »


Frédéric Goaty
Jazz Magazine, n° 552, octobre 2004

C'est parti ! Minvielle fait vibrer sa crécelle de grillon-griot. Les mots crépitent. Volées de bois vert, et pourtant ça prend feu ! Unique ce loustic ! Alphabétique (l'abcd'erre, quel concept !) et désalphabétique, voyelles et consonnes valsent à tous les temps, c'est excitant. Humoristique sa cabalistique linguistique. Mystérieuse mais pas incompréhensible : frénétique, méthodique, vocalchimique et phonographique, journalistique, politique, ethnographique (« Le medium, c'est le message », et inversement), signifiante, mais pas insignifiante (jeux de mots pas laids qui claquent sur le palais). Minvielle, l'enfant des mots, persévère sans perdre ses vers en cours de roots. Le français sur tous les tons (mettons bien l'accent là-dessus), rythmé-rappé-tchatché-dévoré comme un cri de Munch inversé (sli tno élov el uaelbat sec snoc àl !), c'est lui. Minvielle tisse sa toile, connecté sans fil à tous les chants et les dires et les mots et les maux et les joies du grand village — la « villagisation globale » ! Minvielle est là, Minvielle est grand, c'est notre maître-fou de la rime riche, slammeur en VF, rappiste taille XL. Ne manquez pas ça (disque d'abcd'émoi, évidemment).


André Minvielle, voix, chant, table, sampler, bouteille, percussion, guimbarde, cloches, trompette de l'Est, accordéon, bambou des Landes, harmonizer, batterie, piano, porte-voix, sac plastoc, diapason, balais • Sylvain Guérineau, saxophone • Didier Petit, violoncelle et voix • Francis Marmande, Svante « Stiky » Jacobsson, contrebasse • Marc Perrone, Lionel Suarez, accordéon • Stéphane Bissières, Julien Sermet, guitare acoustique • Jean-Paul Raffit, guitare électrique • Bernard Lubat, basse synthé • Fabrice Viera, Yohan Scheidt, tambours • Arno Tartary, tres

La liste des titres est déjà tout une aventure de parlotte, que je ne sais même pas comment m'en dépatouiller.
Allez, je tente ;)

1. A. avertissement
2. B. balagora
3. C. c'est manifheste
4. D. 3d
5. E. les chaudrons
6. F. naviguer
7. G. point g
8. H. bèth cèu de pau
9. I. ii
10. J. j fonce
11. K. o.k.o
12. L. lagenaria
13. M. manuel
14. N. c'est non
15. O. photomatonomatopée
16. P. ppp
17. Q/r. barataclau
18. S. sigle
19. T. tambourondiou
20. U. unissons
21. V. l'esquinade
22. W. wah wah
23. Xyz. le bovélo de babel


*** lien supprimé ***

495 - Petit instant ZEN 2 - Free Will and Testament

494 - Petit instant ZEN 1 - Alifib

493 - Yungchen Lhamo "Ama"


La femme à la voix d'Or et de Douceur méditative n'est pas seulement un "porte-parole" d'une cause, celle du Thibet, mais aussi et principalement une porteuse d'espérance : celle que chacun d'entre nous emprunte le chemin de la Paix avec soi. Alboume emprunt de Beauté, de Spiritualité de de Joie parfois triste, il y a 10 trésors qui sont des instants de Vie.

Pour les anglophiles, voici quelques mots (qui viennent d'ici) de Yungchen Lhamo sur les 10 titres de cet alboume spécialement recommandé.

Ranzen means freedom. Tibetans have a history, but still our country is occupied. Fathers lost their lives, and single mothers were left with babies on their laps to raise in an occupied land. It is sad. They came and took our country. But that is not the end of the story. Life is changeable, and positive things will come if we work hard. To the Tibetans, I wish to say, rather than focus on the sad state of things, hurry up and study hard so you will have something to offer the world. If you want freedom, go and get it. Wherever you are now, your life is here. There will be a day when we get our country back. For this you should be cheerful, hang prayer flags, dance and make offerings.

Gebu Shere - This is a song for a lover who is missing. If you have real love, then there is respect. A lot of Tibetans are separated from their true loves and families and can not be together. This song describes this point of view: "Falling in love with you, now I miss you, and everywhere I see your face. Should I be happy about this love or sad? My love, you are behind a mountain now, and I don't have the choice of taking you with me. But that doesn't mean I do not think about you. Go out into the world now. I will keep this love in my heart as a precious thing and will never forget about you."

Om Mani Padme Hung
- The central mantra of Tibetan Buddhism, literally meaning "jewel in the heart of the lotus." It invokes the compassion of Chenrezig. I have sung a version of this prayer on every album I have recorded. On this record, I try to connect the sounds of the mantra to the sounds of the festival and every day life. If you like it, please don't make it fashionable. Many of us are so busy it seems there is not enough time to pray, but it remains essential to keep our spiritual practice part of our daily lives. While a full translation would take days, to put it simply, each syllable is a prayer. This is the heart of the Buddha.

Tara (with Joy Askew) - This song is tonally inspired by the old Indian songs I heard years ago that I would like to sing but can't. Thematically, it is about Tara, the female Tibetan deity exemplifying feminine dignity, unselfishness, strength and compassion. When I was very young, I thought I wanted to be a man so that I could help more people. But my grandmother and my mother said you don't have to be a man to help people. They used to say, "You pray to Tara." Now I understand what they meant by that.

9/11 - We all were living in a dream. Often, we do that. Nobody thought something like this would happen to New York City. That day, no matter how powerful you were, the sight of people falling from those buildings made everyone go numb. I remember that feeling of helplessness. I think we all felt that. Then, of course, we all cried, no matter what country you were from. I moved to New York City with my son at the end of 2000, and America seemed like a monument or a flag to look up at. Now I travel the world, and when I see a city that looks like New York, it reminds me of that day. This song begins and ends with chants reminiscent of a puja for the people who died, with prayers to ease their passage to another world…In order for this tragedy not to happen again, what are we prepared to do? We can only hope the experience has made all of us more human.

Namka Lhama Siktam (Look Down on Us) - We don't acknowledge the beauty of what is right in front of us. We always say, "I will finish this. I will do something." We Tibetans often say, "Free Tibet." Many die waiting. Often we forget that people who do good things for others are bigger than the sky. This song is addressed to the highest spiritual beings. So now I am this age. I have only skin and bone. Please come down and help us so that we can see more clearly. Humans are powerful, more so than machines, but we don't realize this. Come down and help us. Now is the time to come down.

Nyebe Nilam (Eyelash Girl) - In Tibet, if you want to court someone you write a letter or sing a song. This song describes that shy time when a man tries to communicate his feelings to a young woman without seeming strange. In the song, a man sings to a woman, "Hey, beautiful eyelash girl, please look this way and say hello, as I am too shy to speak to you." My sister Tenzin has very beautiful eyes. This song reminds me about her life before she left Tibet.

Someday - This song is for the Dalai Lama, and all of the lamas and people who left Tibet already many years ago. Losho means 'come home.' Please come back to your homeland. Take refuge in the triple gem—the Buddha, the Dharma, and the Sangha—faithfully pray and make offerings. If we are strong and faithful enough in what we believe, it will come true.

Fade Away (with Annie Lennox) - Arriving in New York was an overwhelming experience for me. Everyone has an idea to go somewhere or do something. And it can be difficult when you don't know the language or culture. During this time, there were many people who helped me and my family. And these people who sent their kind hearts, I will never forget their kindness. So I will offer with my voice a song to say thank you. This is also meant for a new country that has welcomed me, where people from all over the world make a home.

Lhasa - I wrote this song with my father. Like a prayer wheel perched atop a mountain, the Potala in Lhasa is a monument to world peace. The Tibetan people are a lucky people and this is Chenrezig's palace. I feel blessed that I was born in Lhasa, a jewel in the heart of Tibet, and this has shaped who I am.

Clip de "Hapinness is..." de l'alboume "Coming Home" proposé par ici.





Lien là où vous savez

11.6.08

492 - Serge Gainsbourg - Great Jewish Music


1 Les Amours Perdues Elysian Fields

Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher
Les amours perdues
Ne sont pas loin pourtant
Car les amants délaissés
Ne peuvent oublier
Tous les serments de cœur
Tous les serments d'amour
Tous les serre-moi serre-moi dans tes bras
Mon amour
On s'aimera toujours
Toujours toujours
Toujours toujours
Toujours tou...
Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher
Mes amours perdues
Hantent toujours mes nuits
Et dans des bras inconnus
Je veux trouver l'oubli
Toi tu m'aimeras
Je ne te croirai pas
Tout reviendra comme au jour
De mes premières amours
Tous les serments de cœur
Tous les serments d'amour
Tous les serre-moi serre-moi dans tes bras
Mon amour
On s'aimera toujours
Toujours toujours
Toujours toujours
Toujours tou...
Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher


2 Ford Mustang Mike Patton

On s'fait des langues
En Ford Mustang
Et bang !
On embrasse
Les platanes
"Mus" à gauche
"Tang" à droite
Et à gauche, à droite

Un essuie-glace
Un paquet d'Cool
Un badge
Avec inscrit d'ssus
Keep Cool
Une barre de
Chocolat
Un Coca-Cola

Une bouteille
De fluide Make-up
Un flash
Un Browning
Et un pick up
Un recueil
D'Edgard Poe
Un briquet Zippo

Un numéro
De Superman
Un écrou de chez
Paco
Rabanne
Une photo
d'Marilyn
Un tube d'aspirine


3 Bonnie and Clyde Wayne Horvitz & Robin Holcomb

Vous avez lu l'histoire
De Jesse James
Comment il vécu
Comment il est mort
Ça vous a plus hein
Vous en d'mandez encore
Et bien
Ecoutez l'histoire
De Bonnie and Clyde

Alors voilà
Clyde a une petite amie
Elle est belle et son prénom
C'est Bonnie
A eux deux ils forment
Le gang Barrow
Leurs noms
Bonnie Parker et Clyde Barrow

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

Moi lorsque j'ai connu Clyde
Autrefois
C'était un gars loyal
Honnête et droit
Il faut croire
Que c'est la société
Qui m'a définitivement abîmé

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

Qu'est-c' qu'on a pas écrit
Sur elle et moi
On prétend que nous tuons
De sang-froid
C'est pas drôl'
Mais on est bien obligé
De fair' tair'
Celui qui se met à gueuler

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

Chaqu'fois qu'un polic'man
Se fait buter
Qu'un garage ou qu'un' banque
Se fait braquer
Pour la polic'
Ça ne fait d'myster
C'est signé Clyde Barrow
Bonnie Parker

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

Maint'nant chaqu'fois
Qu'on essaie d'se ranger
De s'installer tranquill's
Dans un meublé
Dans les trois jours
Voilà le tac tac tac
Des mitaillett's
Qui revienn't à l'attaqu'

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

Un de ces quatr'
Nous tomberons ensemble
Moi j'm'n fous
C'est pour Bonnie que je tremble
Quelle importanc'
Qu'ils me fassent la peau
Moi Bonnie
Je tremble pour Clyde Barrow

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde

D'tout'facon
Ils n'pouvaient plus s'en sortir
La seule solution
C'était mourir
Mais plus d'un les a suivis
En enfer
Quand sont morts
Barrow et Bonnie Parker

Bonnie and Clyde
Bonnie and Clyde


4 La Bas c'est Naturel Cyro Baptista

Là-bas c’est naturel
Là-bas
Au Ke-
nya
Pour tous les naturels
C’est O.K.
Chacune
Est en deux pièces moins une
Chacun dans ce noir paradis
En monokini

Si nous allons un jour
Là-bas
Au Ke-
nya
Je te dirai alors
C’est O.K.
Aucune
Pudeur aucun souci
Tu te cacheras si tu veux
Derrière tes cheveux

Mais si nous n’allons pas
Là-bas
Au Ke-
nya
Je te dirai quand même
C’est O.K.
Rien qu’une
Petite pièce moins l’autre
Et pour l’amour en moins de deux
En deux pièces moins deux

5 69 Année Érotique Kramer

Gainsbourg et son Gainsborough
Ont pris le ferry-boat
De leur lit par le hublot
Ils regardent la côte
Ils s'aiment et la traversée
Durera toute une année
Ils vaincront les maléfices
Jusqu'en soixante-dix

Soixant'neuf année érotique
Soixant'neuf année érotique

Gainsbourg et son Gainsborough
Vont rejoindre Paris
Ils ont laissé derrière eux
La Tamise et Chelsea
Ils s'aiment et la traversée
Durera toute une année
Et que les dieux les bénissent
Jusqu'en soixante-dix

Soixant'neuf année érotique
Soixant'neuf année érotique

Ils s'aiment et la traversée
Durera toute une année
Il pardonn'ra ses caprices
Jusqu'en soixante-dix

Soixant'neuf année érotique
Soixant'neuf année érotique

6 Pauvre Lola Ikue Mori

Faut savoir s'étendre
Sans se répandre
Pauvre Lola
Faut savoir s'étendre
Sans se répandre
C'est délicat

Ne pas la surprendre
Pas l'entreprendre
Pauvre Lola
Ne pas la surprendre
Pas l'entreprendre
De but en bas

Il est des mots tendres
Qu'elle aime entendre
Tendre Lola
Oui quelques mots tendres
Devraient atten-
Drir Lolita

Ce que ça va rendre
Ça va dépendre
Pauvre Lola
Ce que ça va rendre
Ça va dépendre
Un peu de toi

On peut te prendre
Tu dois t'en rendre
Compte Lola
On peut pas te prendre
Jusqu'aux calendes
Grecques Lola


7 Ballad of Melody Nelson Fred Frith

Ca c'est l'histoire
De Melody Nelson
Qu'à part moi-même personne
N'a jamais pris dans ses bras
Ca vous étonne
Mais c'est comme ça

Elle avait de l'amour
Pauvre Melody Nelson
Ouais, elle en avait des tonnes
Mais ses jours étaient comptés
Quatorze automnes
Et quinze étés

Un petit animal
Que cette Melody Nelson
Une adorable garçonne
Et si délicieuse enfant
Que je n'ai con-
Nue qu'un instant.

Oh! Ma Melody
Ma Melody Nelson
Aimable petite conne
Tu étais la condition
Sine qua non
De ma raison


8 Les Sucettes Jon

Annie aime les sucettes,
Les sucettes à l'anis.
Les sucettes à l'anis
D'Annie
Donnent à ses baisers
Un goût ani-
Sé. Lorsque le sucre d'orge
Parfumé à l'anis
Coule dans la gorge d'Annie,
Elle est au paradis.

Pour quelques pennies, Annie
A ses sucettes à l'anis.
Elles ont la couleur de ses grands yeux,
La couleur des jours heureux.

Annie aime les sucettes,
Les sucettes à l'anis.
Les sucettes à l'anis
D'Annie
Donnent à ses baisers
Un goût ani-
Sé. Lorsqu'elle n'a sur la langue
Que le petit bâton,
Elle prend ses jambes à son corps
Et retourne au drugstore.

Pour quelques pennies, Annie
A ses sucettes à l'anis.
Elles ont la couleur de ses grands yeux,
La couleur des jours heureux.

Lorsque le sucre d'orge
Parfumé à l'anis
Coule dans la gorge d'Annie,
Elle est au paradis


9 L' Homme À Tête de Chou Ruins

Je suis l'homme à la tête de chou
Moitié légume moitié mec
Pour les beaux yeux de Marilou
Je suis allé porter au clou
Ma Remington et puis mon break
J'étais à fond de cale à bout
De nerfs, j'avais plus un kopeck
Du jour où je me mis avec
Elle je perdis à peu près tout,
Mon job à la feuille de chou
A scandales qui me donnait le bifteck
J'étais fini foutu échec
Et mat au yeux de Marilou
Qui me traitait comme un blanc-bec
Et me rendait moitié coucou.
Ah non tu peux pas savoir mec
Il lui fallait des discothèques
Et bouffer au Kangourou
Club alors je signais des chèques
Sans provision j'étais fou fou
A la fin j'y fis le caillou
Comme un melon une pastèque
Mais comment-Je ne vais pas du tout
Déballer comme ça aussi sec
Quoi ? Moi ? L'aimer encore ? Des clous.
Qui et où suis-je ? Chou ici ou
Dans la blanche écume varech
Sur la plage de Malibu


10 Ce Mortel Ennui Anthony Coleman

Ce mortel ennui
Qui me vient
Quand je suis avec toi
Ce mortel ennui
Qui me tient
Et me suis pas à pas
Le jour où j'aurai assez d'estomac
Et de toi
Pour te laisser choir
Ce jour-là, oh oui ce jour là, je crois
Oui je crois
Que
Je
Pourrai voir
Ce mortel ennui
Se tailler
À l'anglaise loin de moi

Bien sûr il n'est rien besoin de dire
À l'horizontale
Mais on ne trouve plus rien à se dire
À la verticale
Alors pour tuer le temps
Entre l'amour et l'amour
J'prends l'journal et mon stylo
Et je remplis
Et les a et les o

Il faudra bien que j'me décide un jour
Mon amour
À me faire la malle
Mais j'ai peur qu'tu n'ailles dans la salle de bains
Tendre la main
Vers
Le
Gardénal
Comme je n'veux pas d'ennui
Avec ma
Conscience et ton père
Je m'laisse faire !


11 Un Poison Violent, C'Est Ça l'Amour Eszter Balint

- Qu'est-ce autre chose que la vie des sens, qu'un mouvement alternatif qui va de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit, de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit...
- J'm'en fous !
- Ta gueule, laisse-moi finir ! L'âme flottant toujours incertaine entre l'ardeur qui se renouvelle et l'ardeur qui se renouvelle et l'ardeur qui se ralentit, l'ardeur qui se renouvelle et l'ardeur qui se ralentit...
- Ah ! j'm'en fous !
- Mais dans ce mouvement perpétuel, de l'appétit au dégoût, de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit, on ne laisse pas de se divertir par l'image d'une liberté errante. Tu sais de qui c'est ? non ? Bossuet.
- Bravo ! Tu veux une oraison funèbre ?
- Ah non ! Parce que moi je suis assez cynique pour en faire ma ligne de conduite.
- Oh ! T'es dégueulasse ! dégueulasse mon vieux !
- Ouais, ouais ! un peu amnésique sur les bords, hein. Voilà où ça mène.
Un poison violent, c'est ça l'amour
Un truc à n'pas dépasser la dose
C'est comme en bagnole
Au compteur 180
À la borne 190
Effusion de sang
- Voilà j'te donne un conseil. Tu tiens à ta peau : laisse tomber !
- Tu cours après une ombre, tu vois. Et c'est même pas la mienne. Encore elle serait sur les colonnes Morris, je pourrais l'attendre à l'entrée des artistes. Mais elle est insaisissable. Où veux-tu que j'la trouve ?
- Ah mon p'tit Armstrong Jones y fallait pas faire d'la photographie.
- Oh toi t'es écoeurant. On n'peut pas discuter avec toi. Tu prends tout à la blague.
- Ah erreur ! erreur justement ! Un de ces quatre tu verras : tu m'rendras raison. Écoute :
Quand tu en auras marre
J'ai une petite pour toi
Complètement demeurée
Mais tellement esthétique
- Oh te fatigue pas va ! Allez salut !


12 Initials B.B. David Shea

Une nuit que j'étais
A me morfondre
Dans quelque pub anglais
Du cœur de Londres
Parcourant l'Amour Mon-
Stre de Pauwels
Me vint une vision
Dans l'eau de Seltz

Tandis que des médailles
D'impérator
Font briller à sa taille
Le bronze et l'or
Le platine lui grave
D'un cercle froid
La marque des esclaves
A chaque doigt

Jusques en haut des cuisses
Elle est bottée
Et c'est comme un calice
A sa beauté
Elle ne porte rien
D'autre qu'un peu
D'essence de Guerlain
Dans les cheveux

A chaque mouvement
On entendait
Les clochettes d'argent
De ses poignets
Agitant ses grelots
Elle avança
Et prononça ce mot :
Alméria


13 Sous le Soleil Exactement Eyvind Kang

Un point précis sous le tropique
Du Capricorne ou du Cancer
Depuis j'ai oublié lequel
Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n'importe où
Sous le soleil, sous le soleil
Exactement juste en dessous.

Dans quel pays, dans quel district
C'était tout au bord de la mer
Depuis j'ai oublié laquelle
Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n'importe où
Sous le soleil, sous le soleil
Exactement juste en dessous.

Etait-ce le Nouveau-Mexique
Vers le Cap Horn, vers le Cap Vert
Etait-ce sur un archipel
Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n'importe où
Sous le soleil, sous le soleil
Exactement juste en dessous.

C'est sûrement un rêve érotique
Que je me fais les yeux ouverts
Et pourtant si c'était réel ?
Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n'importe où
Sous le soleil, sous le soleil
Exactement juste en dessous


14 Couleur Café Steve Beresford

J'aime ta couleur café
Tes cheveux café
Ta gorge café
J'aime quand pourmoi tu danses
Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets
Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

C'est quand même fou l'effet
L'effet que ça fait
De te voir rouler
Ainsi des yeux et des hanches
Si tu fais comme le café
Rien qu'à m'énerver
Rien qu'à m'exciter
Ce soir la nuit sera blanche

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

L'amour sans philosopher
C'est comme le café
Très vite passé
Mais que veux-tu que j'y fasse
On en a marre de café
Et c'est terminé
Pour tout oublier
On attend que ça se tasse

Couleur café
Que j'aime ta couleur café


15 Le Chanson de Slogan Blonde Redhead

- Tu es faible tu es fourbe tu es fou
Tu es froid tu es faux tu t'en fous
- Évelyne je t'en pris Évelyne dis pas ça
Évelyne tu m'as aimé crois-moi

- Tu es vil tu es veule tu es vain
Tu es vieux tu es vide tu n'es rien
- Évelyne tu es injuste Évelyne tu as tort
Évelyne tu vois tu m'aimes encore


16 Contact John Zorn

Otez-moi ma combinaison spatiale
Retirez-moi cette poussière sidérale
Contact
Contact


17 Je T'Aime...Moi Non Plus Cibo Matto

Je t'aime
oh, oui je t'aime!
moi non plus
oh, mon amour...
comme la vague irrésolu
je vais je vais et je viens
entre tes reins
et je
me retiens-je t'aime je t'aime
oh, oui je t'aime !
moi non plus
oh mon amour...
tu es la vague, moi l'île nue
tu va et tu viens
entre mes reins
tu vas et tu viens
entre mes reins
et je
te rejoins- je t'aime je t'aime
moi non plus
oh, mon amour...
comme la vague irrésolu
je vais je vais et je viens
entre tes reins
et je
me retiens
tu va et tu viens
entre mes reins
tu vas et tu viens
entre mes reins
et je
te rejoins- je t'aime je t'aime
oh, oui je t'aime !
moi non plus
oh mon amour...
l'amour physique est sans issue
je vais et je viens
entre tes reins
je vais et je viens
et je me retiens
non ! main-
tenant
Viens !


18 Intoxicated Man Medeski, Martin & Wood

Je bois
A trop forte dose
Je vois
Des éléphants roses
Des araignées sur le plastron
D'mon smoking
Des chauves-souris au plafond
Du living-
Room

Eh toi
Dis-moi quelque chose
Tu es là
Comme un marbre rose
Aussi glacé que le plastron
D'mon smoking
Aussi pâle que le plafond
Du living-
Room

L'amour
Ne m'dit plus grand chose
Toujours
Ces araignées sur le plastron
D'mon smoking
Ces chauves-souris au plafond
Du living-
Room

Eh toi
Dis-moi quelque chose
Tu es là
Comme un marbre rose
Aussi glacé que le plastron
D'mon smoking
Aussi pâle que le plafond
Du living-
Room


19 Comic Strip Shelley Hirsch

Viens petite fille dans mon comic strip
Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
des ZIP !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

J'distribue les swings et les uppercuts
Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça
fait CHTUCK !
Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens petite fill' dans mon comic strip
Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
des ZIP !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens avec moi par dessus les buildings
Ça fait WHIN ! quand on s'envole et puis KLING !
Après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens petite fill' dans mon comic strip
Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
des ZIP !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

N'aies pas peur bébé agrippe-toi CHRACK !
Je suis là CRASH ! pour te protéger TCHLACK !

Ferme les yeux CRACK ! embrasse-moi SMACK !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !


20 Requiem Pour un Con Franz Treichler

Ecoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con

Je l'ai composé spécialement pour toi
A ta mémoire de scélérat
C'est un joli thème
Tu ne trouves pas
Semblable à toi même
Pauvre con

Voici les orgues
Qui remettent ça
Faut qu't'apprennes par cœur cet air là
Que tu n'aies pas même
Une hésitation
Sur le requiem pour un con

Quoi tu me regardes
Tu n'apprécies pas
Mais qu'est-ce qu'y a là dedans
Qui t'plaît pas
Pour moi c'est idem
Que ça t'plaise ou non
J'te l'rejoue quand même
Pauvre con

Ecoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con

Je l'ai composé spécialement pour toi
A ta mémoire de scélérat
Sur ta figure blême
Aux murs des prisons
J'inscrirai moi-même : "Pauvre con"


21 Black Trombone Marc Ribot

Black trombone
Monotone
Le trombone
C'est joli
Tourbillonne
Gramophone
Et bâillonne
Mon ennui

Black trombone
Monotone
Autochtone
De la nuit
Dieu pardonne
La mignonne
Qui fredonne
Dans mon lit

Black trombone
Monotone
Elle se donne
à demi
Nue, frissonne
Déraisonne
M'empoisonne
M'envahit

Black trombone
Monotone
C'est l'automne
De ma vie
Plus personne
Ne m'étonne
J'abandonne
C'est fini


John Medeski Organ, Arranger, Vocals
Ikue Mori Arranger, Design, Performer, Drum Machine
Ed Pastorini Casio
Mike Patton Arranger, Vocals, Multi Instruments
Kurt Ralske Engineer
Mark Roule Engineer
Kazunori Sugiyama Associate Producer
Franz Treichler Arranger, Performer, Multi Instruments, Vocals
Allan Tucker Mastering
Doug Wieselman Clarinet
John Zorn Arranger, Liner Notes, Executive Producer, Main Performer, Vocals
Medeski, Martin & Wood Performer
Billy Martin Arranger, Drums
Sean Lennon Guitar (Acoustic), Vocals, Bass
Cibo Matto Arranger, Performer
Elysian Fields Performer
Michelle Amar Sound Effects, Vocals
Timo Ellis Drums, Vocals
Guy Picciotto Engineer
Blonde Redhead Arranger, Performer
Jamie Candiloro Mixing
Amedeo Pace Guitar
Kazu Makino Vocals
Tucker Martine Vocals
Tatsuya Yoshida Drums, Vocals
Michaël Attias Sax (Baritone)
Miho Hatori Guitar (Electric), Vocals
Chris Wood Bass, Arranger
Eyvind Kang Arranger, Performer, Multi Instruments
Michael Johnson Engineer
Eszter Balint Performer
Joe Johnson Engineer
Reggie Watts Vocals
Sasaki Hisashi Bass
Haena Kim Vocals
Robert Rodriguez Drums
Kramer Arranger, Vocals, Performer, Multi Instruments
Ruins Arranger
Serge Gainsbourg Composer
Oren Bloedow Bass, Drums, Guitar
Anthony Coleman Piano, Arranger, Vocals, Performer
David Shea Arranger, Multi Instruments, Performer
Cyro Baptista Percussion, Arranger, Performer
Steve Beresford Arranger, Vocals, Multi Instruments, Performer
Jennifer Charles Vocals
Fred Frith Arranger, Performer, Multi Instruments, Vocals
J.D. Foster Organ, Producer, Bass
Shelley Hirsch Arranger, Performer, Vocals
Yuka Honda Keyboards
Wayne Horvitz Arranger, Multi Instruments, Performer
Jon Performer
Fred Kevorkian ? (à mon avis, c'est une plaisanterie)
Robin Holcomb Arranger, Vocals, Performer
Marc Ribot Guitar, Performer, Vocals (Background), Arranger

Vu ainsi, il y a en effet du (beau) monde !

Les reprises sont à l'image de ce Zorn d'enfer et des Cieux : il est à la fois dans l'hommage ET dans la création. D'où parfois des "reprises" pour le moins "originales".
Vous voilà avertiEs.
Rien à voir avec nos si bêlant "chanteurs" qui parfois s'essaient à la reprise qui n'est chez eux qu'un exercice de style d'une vacuité sans fond, comme tous les vacants. Entre le paraitre Et l'hommage chaleureux, respectueux et créatif, j'opte pour ce fou de Zorn & ses acolytes.
Suffit de voir qui reprend quoi, et voilà !

491 - MASADA The Unknown Masada


  • 1/Erik Friedlander: Kinyan
  • 2/Rashanim: Olamim
  • 3/Dave Douglas: Vehuei
  • 4/Yoshida Tatsuya: Shofetim
  • 5/Naftule's Dream: Partzuf
  • 6/Jamie Saft: Zarach
  • 7/Zahava Seewald: Shagai
  • 8/Koby Israelite: Herem
  • 9/Julian Kytasty: Kadmut
  • 10/Fantomas: Zemaraim
  • 11/Wadada Leo Smith: Demai
  • 12/Eyvind Kang: Belimah
Un jour, il y aura peut-être un historien (mais je suppose que ce sera plutôt un collectif, voire toute une Université où des étudiants sous la responsabilité de Maîtres de Recherche auront la lourde tâche d'effectuer leurs premières enquêtes musicales) qui saura retrouver la chronologie dans toute cette aventure musicale totalement singulière.

Surtout que ce n'est pas terminé, pour notre plus grand bonheur....

(lien là où vous savez)

490 - Secret Chiefs 3 Xaphan, Book of Angels volume 9


Il semblait inévitable que le gang de Trey Spruance se frotte à la musique zornienne.
D'ailleurs, Trey Spruance est peut-être actuellement plus zornien que Zorn (il s'est même occupé de la programmation de The Stone !), c'est dire comment ça foisonne, bouillonne et invente la musique actuelle, celle de demain.

Cette relecture de Masada Book Two est tellement au-delà de ce qu'un auditeur lambda (ce que je suis) peut imaginer qu'il est terriblement jouissif d'entendre encore de telles musiques.

Musiciens :

Trey Spruance: Baritone And Electric Guitars, Organ, Percussion, Synth, Autoharp, Piano, Basssur piste 2, 3
Timb Harris: Violin, Trumpet
Jason Schimmel: Guitar
Anonymous 13: Voice, Viola
Rich Doucette: Sarangi
Jai Young Kim: B3 Organ
Shahzad Ismaily: Bass
Ches Smith: Drums, Congas

Invités :

Adam Stacey: Clavinet
Monica Schley: Harp
Tim Smolens: Cello, Upright Bass

Titres :

01. Sheburiel 5:44
02. Akramachamarei
03. Shoel 6:18
04. Barakiel
05. Bezriel 4:37
06. Kemuel 4:23
07. Labbiel
08. Asron 3:32
09. Balberith 6:34
10. Omael
11. Hamaya

(lien là où vous savez)

489 - Secret Chiefs 3 Book M


"Knights of Damcar"
"Hagia Sophia"
"Vajra"
"Ship of Fools (Stone of Exile)"
"Horsemen of the Invisible"
"Combat for the Angel"
"Zulfiqar III"
"Siege Perilous"
"Dolorous Stroke"
"Blaze of the Grail"
"Lapsit Exillis"
"Lapis Baitulous"
"Safina"

Fatima - santur
Timb Harris - violin, viola
Danny Heifetz - drums, dumbek, riq, zils, zil stick
Eyvind Kang - violin
Bär McKinnon - saxophone
Shamou - darbuka, riq
Jason Schimmel - cumbus mandolin, acoustic guitar
Tim Smolens - bass, contrabass, cello
Trey Spruance - guitars (acoustic, electric, microtonal, 12-string), cumbus baglama, electric sitar, saz, tar, dumbek, zither, keyboards, electric piano, organs, bass, percussion, trumpet, programming, electro, sampler
William Winant - concert toms, frame drum, cymbals, bass drum, zil stick, ankle bells

Musique métissée qui puise ses racines dans l'histoire des peuples et les histoires des sons et des gens, voici un exemple presque parfait de mélange de sonorité issues des voyages proches et lointains.
Les instruments "orientaux" mêlés à l'électronique produisent un effet d'intemporalité et d'enracinement pour nos pas parfois hésitants.
C'est encore un de ces voyages dont on ne mesure pas avec précision les distances parcourues, tant l'assemblage des musiques et des sons produit un pur instant d'immersion dans ces musiques d'origine non-européenne et non anglo-saxonne, sauf pour l'énergie du rock qui illumine de l'intérieur les compositions, rapides comme lentes, électro comme acoustiques.
De l'Inde à la péninsule Arabe, de la Turquie à la Grèce, nous sommes emportés dans des rythmes à la fois éternels et terriblement actuels ou rendus tels par la précision des musiciens dans l'approche universelle de ces musiques, n'hésitant pas à forcer parfois le trait pour mieux bousculer des traditions qui évoluent.

(lien là où vous savez)

9.6.08

488 - Eyvind KANG Athlantis



Comment décrire ce qui se passe dès la première écoute ? Comment être en capacité de trouver des mots, alors qu’un Silence immense envahit d’emblée l’humble auditeur.

Impossible de dire, de parler, et même d’être en capacité de « recul » pour trouver une distance qui se voudrait banalement « critique ».

Il faut du temps pour laisser tous ces chants magiques et religieux pénétrer nos sens pour en saisir toute la beauté unique et intemporelle.

Comme première "approche" de l'oeuvre d'Eyvind KANG, c'est à la fois vouloir escalader de suite le plus grand sommet du monde et vouloir aussi planer loin là haut au-dessus et presque devenir la montagne.

Les nappes sonores des voix sont littéralement des nappes "hantées", car pleines de sens et de prières, "lourdes" (mais certainement pas pesantes) d'un sens du Sacré et de l'Invocation dont on ne mesure pas encore la terrible beauté.
C'est d'un voyage dont il est question ici, terrestre, initiatique, spirituel, chamanique et sensuel.
Les immensités parcourues ne sont pas effrayantes (car pleines de vide), elles résonnent des nappes des voix puissantes et terriblement humaines qui tissent un écrin infini qui ouvre tous les univers.

Merci encore à Delphine Dora de m’avoir fait partager cette beauté là. C’est un cadeau rare et précieux.

(lien là où vous savez)

487 - Promise and the Monster "Transparent Knives"

Une voix diaphane et tellement fragile qu'il semble a priori que ce n'est pas réel, que nous nous trouvons là devant un mystère comme nous en éprouvons parfois le matin (ou dans la nuit), juste au réveil après un rêve très fort et hélas irréel, de ces rêves qui nous font regretter la "vraie vie".
C'est un peu cela, cet alboume singulier qui est irradié par la voix de Billie Lindhall comme rarement une voix illumine l'humble auditeur.
Les couteaux transparents du titres sont ceux qui traversent nos carapaces pour nous toucher, là, au plus intime de nos vies.

(lien là où vous savez)

6.6.08

486 - Robert Wyatt Cuckooland


Comment ?
Comment avec si peu de notes, d'instruments, de musiciens, d'artistes,... comment est-il possible de créer un univers aussi vaste (oui, et même infini, comme l'Univers) qui agit comme une drogue sur nos corps ?

Un jour prochain, je détaillerais soigneusement toutes les émotions.
J'en dresserais un catalogue exhaustif.
Entier.
Les émotions et les nuances, car les émotions sont comme des couleurs.
Infinies.
Mais je ferais en sorte de recueillir toutes les nuances de couleurs, mêmes celles qui sont invisibles à nos yeux limités.

Je suis persuadé que Robert Wyatt connaît et partage des émotions inconnues.
D'où l'attraction qu'il exerce.
D'où la terrifiante beauté de ses alboumes.
Et particulièrement de Cuckooland.
Surtout, surtout, ne pas négliger Cuckooland.

Sans revenir sur l'Astre "Rock Bottom", indépassable, il y a Cuckooland.
Une merveille, comme presque tout ce que nous donne Robert Wyatt. Pourquoi "presque" ?

Un peu comme une simple et ordinaire ballade un soir, en bout de quai, sous un ciel un peu tourmenté, avec le dernier rayon de soleil qui oblige à fermer presque entièrement les yeux, mais qu'on s'obstine à maintenir ouverts, pour ne pas perdre une miette d'un spectacle unique, car jamais les sommeils de soleils ne se ressemblent, surtout si un sentiment étrange nous hante, celui d'assister au dernier coucher.

(lien là où vous savez)

485 - Woody Guthrie


5.6.08

484 - Sylvie Courvoisier Lonelyville


Sylvie Courvoisier piano
Mark Feldman violon
Vincent Courtois violoncelle
Ikue Mori électronique
Gerald Cleaver batterie

Un aperçu de ce 5tet par là.

Les liens pour "Abaton" sont en cours de réactualisation... et c'est réactualisé ! (veuillez ne pas déranger, travaux).

Quelques mots par ici.


Plus que jamais dans l'accomplissement d'une curiosité inextinguible, d'une joie d'enfin parvenir à mêler des textures et des sons, selon une archéologie totalement intuitive et improvisée. Dans la joie, j'insiste. Vous savez à quel point ces musiques sont essentielles. Terriblement puissantes. Des musiques pour faire tomber les murs.

Alboume totalement disponible ici.

(lien là où vous savez)

483 - Have A Good Night, # 3


Le volume 3 de la compilation "have a good night" vient de paraitre, comme les 2 précédents, c'est à dire en libre téléchargement sur le site blog up musique.
Ce sont des comptines, des berceuses, des chansons pour enfants.
En plus, au-delà de cette superbe réussite (quand vous verrez la liste des artistes qui se prêtent au jeu, vous serrez assez étonné), il y a des pochettes en téléchargement.
Faites par des enfants.
Alors... qu'attendez-vous, pour écouter, même si vous n'avez plus besoin depuis longtemps de chansons pour vous endormir....

4.6.08

482 - Christian Wallumrød "The Zoo is Far"



Eloge de la lenteur, voilà comment tenter de résumer cet alboume et voilà qui sonne bien aux oreilles des passantEs.

Réunissant un sextet hors du commun, par les instruments et les musiciens qui en jouent, CW nous emmène dans un voyage feutré, singulier car unique (qui sonne comme CW ? Per-sonne) en empruntant plus à la musique contemporaine et surtout à la musique baroque qu’au mânes de Coltrane en passant par le religieux (sans la liturgie).
La lenteur, donc, et un certaine dépouillement. Du minimalisme. Pourquoi s’embarquer dans de longues suites alors que de courtes pièces apportent plus, dans leur construction & surtout dans cette unité sonore unique ?

Se détourner de l’abondance de notes, pour élaborer une œuvre d’une richesse sans égale.
Loin de l’improvisation (qui est l’essence même du jazz pour le passant, mais je n’en fais pas une maladie !), CW propose 24 pièces musicales soigneusement construites qui véhiculent une dignité et une élégance rare.

(lien là où vous savez)

31.5.08

481 - Claudia veut se taper....

480 - Sainkho NAMTCHYLAK : StepMother City 2002



1. Introduction
2. Dance of Eagle
3. Like Transparent Shadow
4. Order to Survive
5. Let the Sunshine
6. Ritual Virtuality
7. Tuva Blues
8. Old Melodie
9. Lonely Soul
10. Boomerang

Ce sera (c'est) une manière assez élégante que de finir ce mai pluvieux.
3 fois Sainkho pour ce 31 mai.
Quelque part entre futur & tribal, entre éternel et fugitif.

(lien là où vous savez, par exemple en commentaire)

479 - Sainkho NAMTCHYLAK : Naked Spirit 1998



1. Naked Spirit
2. Badjirgal's Wish
3. Inuit Wedding
4. Midnight Blue
5. From Me To You
6. Valley Of Shadows
7. Amethyst II
8. Moon Trance
9. Long Way Home
10. Siber-Shaman
11. To The Master Hunashtar-ool

Un portrait par ici, chez Mondomix.
A part ça, que dire de cette voix qui noie le passant ?

(lien quelque part où vous savez...)

478 - Sainkho NAMTCHYLAK : Who Stole The Sky 2003 (rappel)


Présent ici (330), mais le lien n'est plus valide.
D'où ce rappel.
Ici & Maintenant.

1. Music mail to tuva
2. Who stole the sky?
3. Runnin' tapes
4. Predchuvstvije
5. Digital mutation
6. Electric city
7. Kaar deerge
8. Ohm suhaa
9. Amidiral
10. Temple of Majtreja

Claudio Giussani Mastering
Lansine Kouyate Kora
Stefano Bollani Piano
Vittorio Cosma Piano, Keyboards, Horn Arrangements, String Arrangements
Sainkho Namtchylak Keyboards, Voices, Re-Arranged
Lorenzo "Moka" Tommasini Programming, Sound Effects, Mixing, Editing
Tony Bowers Bass, Arranger, Voices, Bendir, Editing, Ghaita, Uillean Pipes, Programming, Flute


(lien toujours là où vous savez : dans le commentaire)

477 - Gérard MANSET : 68 / 71



Les débuts, car il y a toujours un début.
En cette année 1968.
Voilà.
Ce sera l'unique allusion à ces années perdues.
Déchues.
Oubliées & truquées par les mémoires oublieuses atteintes par les virus modernes.
Seulement voilà.
Les débuts de Gérard Manset recèlent des territoires immenses.
Où l'on se perd.
Mais où il n'est pas possible d'oublier.

01 Je suis Dieu
02 Mon Amour
03 La Toîle du Maître
04 On ne Tue Pas son Prochain
05 La Femme fusée
06 Animal, on est Mal
07 L'Une et l'Autre
08 Pas de Pain
09 Il rentre à 8 heures du soir
10 Tu t'en vas
11 Le Père
12 Un Jour
13 L'Arc en ciel
14 La Dernière Symphonie
15 Golgotha
16 L'Amour éternel
17 Caesar (français)
18 Caesar (latin)

(lien là où vous savez)

29.5.08

476 - Gérard MANSET "La Mort d'Orion"


Réalisé en 1970, cet alboume peut encore sublimer des générations entières.
Immortel.

Où l'horizon prend fin,
Où l'œil de l'homme jamais n'apaisera sa fin,
Au seuil enfin de l'univers,
Sur cet autre revers,
Trouant le ciel de nuit
D'encre et d'ennui
Profond,
Se font et se défont les astres.

Par delà les grands univers
Où les colonies de la terre
Prolifèrent
Et dans la grande nébuleuse noire
Dont, voici dix mille ans, fut l'histoire.

Depuis qu'ils cheminaient par dix et cent de milles
Pour délaisser la terre et ses anciennes villes,
Depuis qu'ils voulaient voir
Ce peuple fou, ailé, la nébuleuse noire,
Depuis donc et déjà tant de siècles passés
Qu'ils avaient délaissé
La terre,
Ce peuple solitaire
S'éprit de ses vestiges
Et voulu en revoir la tige.

Or, pendant que coulaient
Tous ces millions d'années
Sur la planète mère,
Les survivants damnés
Redoraient le parvis
De leur vie,
Cependant que croulait interminablement
Un bruit de poussière et de vent
Et que s'affaissait le béton
Que coulait le peuple d'Orion.

On a vu bien d'autres étoiles depuis,
Allumées comme au fond d'un puits.
Sur Orion que la mort attend,
Un prêtre fait asseoir les hommes à genoux
Et le peuple incompris
Prie.

Orion ne reverra plus jamais le pays
Et la lune, sa sœur, aura bien loin d'ici
Des ailes.
Les cieux comme un taudis,
Privés de leur dentelles
Baissent les yeux

Au milieu des cerisiers blancs,
Sur son cheval,
Le prêtre a des ciseaux d'argent.
Il a les mains couvertes de papier doré
Et le devant de son visage est décollé.

Les grands arbres se dressent, les yeux mouillés
Et leurs cheveux comme des tresses
Qui cachent le soleil,
Les fleurs sont comme des oreilles, décollées.

Nous,
Même si nos membranes fragiles
Nous rendent un peu moins agiles
Ensemble,
S'il faut venger nos morts,
S'il faut souffrir encore,
Nous incinèrerons leurs corps
Si on veut de nous encore, encore,
Si on veut de nous encore, encore.

Et l'autel est dressé
Sur ses deux mains, sur ses bras blessés,
Regardant vers le nord,
Les mains tendues comme une plante carnivore.

Et du plus loin que l'on entende les rires
Déjà morts au sortir de leur bouche de cire,
Il faut les laisser faire.
Ce ne sont que des mammifères
Dans ce monde de prose
Où rien ne tient quand on le pose.

Nous,
Même si nos yeux sont trop clairs,
Nous retournerons sur la terre
Ensemble.
Nous franchirons les mers
De notre planisphère,
Reprendrons nos mines de fer
Si on nous laisse faire,
Si on nous laisse faire.

Nous,
Même si nos membranes fragiles
Nous rendent un peu moins agiles
Ensemble,
S'il faut venger nos morts,
S'il faut souffrir encore,
Nous incinèrerons leurs corps
Si on veut de nous encore,
Si on veut de nous encore.

Orion,
Sentant sa fin venir,
Dressa ses habitants contre leurs souvenirs,
Contre leurs souvenirs.

Depuis longtemps,
Depuis longtemps
Riche de tout,
Ce peuple parasite
Auquel nous rendions visite
Souvent fit notre faillite.

D'où il les avait mis sur le sol d'Orion,
Il pointa ses canons la tête la première
Vers l'horizon puis vers la terre.

Par delà les plus hauts monts,
Au milieu des goémons,
Vit Salomon,
Pareil aux preux chevaliers teutoniques,
Comme les lépreux sataniques,
Et dont la descendance princière et millénaire,
Pour toujours, un jour quitta la terre.

C'est au creux d'une lagune
Dont il cheminait les dunes
Qu'un soir de lune,
Descendant du ciel en spirales,
Tombèrent les anges des étoiles.

Tenant à peine debout,
Ensevelis par la boue,
Le sable mou,
Leur semblant comme autant de serpents,
Ils détruisirent tout en un instant.

Depuis longtemps,
Depuis longtemps
Riche de tout
Comme un coquillage
Dont la coquille est sans âge,
Salomon ignorait d'autres rivages.

Par delà les plus hauts monts,
Au milieu des goémons,
Vivait Salomon,
Pareil aux preux chevaliers teutoniques
Comme les lépreux sataniques,
Et dont le descendance princière et millénaire
Pour couvrir son corps creusa la terre.

Les fossoyeuses marines
Trouveront dans sa poitrine
Tant de vermines
Qui malgré les prêtres d'Orion,
Se nourrissant de lui, revivront.

Depuis longtemps,
Depuis longtemps
Jaloux de tout,
Debout dans leurs caravelles,
Ce peuple aux formes nouvelles
Fit tomber nos citadelles
D'un coup d'aile.

Orion ne reverra plus jamais le pays
Et la lune, sa sœur, aura, bien loin d'ici,
Des ailes.
Orion n'aura jamais s'il faut, pleuré, grandi,
Quoiqu'aura bien vécu du moins à ce qu'on dit
Sans elle.
Les cieux comme un taudis
Privés de leurs dentelles
Baissent les yeux.

Nous,
Par le droit que nous donne notre âge
Réduisons nos fils à l'esclavage,
Ensemble.
Si demain chacun d'eux nous ressemble,
Il faudra faire en sorte
Qu'aucun d'eux ne ressorte
Du monde dont nous fermons les portes.

Que la légende d'Orion
Soit morte.


(lien là où vous savez)

28.5.08

475 - Ellery Eskelin Andrea Parkins Jim Black : 12 (+1) Imaginary Views




Why the word "imaginary" you ask? Because these pieces barely exist, at least on paper. They exist more so in our minds and imaginations at the time we perform them. But of course as documented on this recording they exist in a very real way. As with all improvisation there is an element of indeterminacy that when negotiated in the spur of the moment ultimately results in definitive musical statements. And these pieces rely on improvisation more so than any we've played thus far. Each one is an idea, a concept containing some specific element that characterizes an otherwise open improvisation.

These twelve short pieces were conceived of and written as a suite and were developed in performance during our 2001 spring tour of Europe. Since the ideas and concepts were predetermined I think the use of the word "pieces" does apply. We're operating about as close to the border of pure improvisation as possible while still performing what could rightly be thought of as compositions. But just to throw everyone off balance a little bit I'll continue to refer to them as imaginary.
In retrospect I can see that there is a certain trajectory that can be traced over the course of our our previous recordings that led up to this point. Our first recording, "Jazz Trash", probably had more to do with texture than groove while "One Great Day..." showed me that having musicians that could switch between itchy and scratchy texture improv to rock band in the blink of an eye was a great asset. On "Kulak 29 & 30" we kind of embraced our our "inner" rock band with a bit more gusto and on "Five Other Pieces (+2)" we introduced some cover tunes into the book. Then on "The Secret Museum" I began writing music that was a bit more open, partially inspired by a couple of tunes written by guitarist Eugene Chadbourne that we recorded on that project. After hearing our renditions of his music Eugene paid us a very nice compliment saying, "I like the way the three of you have such different personalities in your playing, but it holds together. You are the Beatles of avant jazz!" Looking back, I might have thought that this instrumentation was too limited to take us this far. In fact, one New York radio DJ (who seemed almost surprised that he even liked our first record) was sure that there would be nowhere to go after "Jazz Trash". But even to my own surprise there is still more to do. In many ways this music is a recapitulation of all we've done so far, but probably the most fundamental difference is the change in overall organization and presentation of the music. This suite of pieces can be seen as twelve imaginary miniatures, magnifying smaller more detailed improvisational ideas as they appear and disappear, shifting and mutating in and out of the musical foreground. The musical information on the page may be minimal yet the music that results is very different than had there been no "pieces" involved. From the beginning I always had the idea that this was a band of improvisers for whom I happen to write music in order to structure the sound and make sure that certain things occur in the music that I wanted to hear. This requires that we improvise more as composers than soloists.

Needless to say, putting these same pieces in front of any other musicians would result in something very different.
So how does a dry, academic and overly analytical explanation of music such as this one suffice when one tries to reconcile this listening experience to the real world? Well, that's up to each and every listener. I don't espouse affixing specific meanings and connotations to music. The music is simply a catalyst for you to explore feelings and emotions that perhaps you've not thought about or felt before, wherever you are, whatever you do. Sometimes I worry that jazz and improvisational music seems destined to exist within a small and insular world.

I deeply appreciate every person who comes to this music but sometimes the situation frustrates me. I like to think that this music can communicate to anyone who wants to open up to it. No prerequisites, no secret knowledge for "getting it". Just an openness and a desire to experience something different. All the music that I like best in the world has a certain communicative power to it, from the introspective electricity of the Bill Evans trio to the intensity of a late John Coltrane recording. It could be the skronk of a kick-ass punk band, the emotional directness of a simple pop tune or the grandiosity a symphony, it's not really about style. So in the end this music may not be for everybody but it certainly is for anybody.
Oh, and as for Thelonious Monk's rarely played composition "Oska T", which closes the program; given it's "minimal" quality on paper it simply seemed about as natural to us to play as anything we've ever done. And so we did and yet it finishes the recording with a slightly different "view"...

Ellery Eskelin November 2001 New York City Ellery Eskelin with Andrea Parkins and Jim Black 12 (+1) Imaginary Views

Ellery Eskelin - tenor saxophone Andrea Parkins - accordion, piano, sampler Jim Black - drums and percussion

1 opener 4:22 2 four chords 3:27 3 low(ly) 4:49 4 plastiche 4:06 5 grafik 6:11 6 hûm 2:02 7 modular 7:38 8 naked eye 7:05 9 combulatory 5:24 10 kicks 3:17 11 middle C 3:42 12 magnets 3:16 13 oska t 5:29 Total Time 60:48

***** Liens supprimés *****

474 - Paavoharju - Laulu Laakson Kukista


Alors là, pour recopier les noms des musiciens et les titres, .... même pas en rêve.

C'est exactement la musique entendue par Alice, dès qu'elle est passée de l'Autre Côté du Miroir. Je le sais, j'y passais, justement !
Comment peut-il en être autrement.
Il y a comme des "airs" ou des "sons" qui nous font penser à quelque chose de connu, mais très vite, on bascule dans cet ailleurs sonore absolument différent.

Ces nordiques nous montrent que pendant leur hiver, ils créent des univers d'une beauté inconnue.

Alboume à faire tourner inlassablement.

(lien là où vous savez)

473 - Assier, n° 23 (en travaux)


Assier, Lot, Midi-Pyrénées....

27.5.08

472 - Stefano Bollani Piano Solo


Entre ballades et tempo(S) rapides, un aperçu du travail d'un véritable & authentique musicien qui ose proposer de la musique "grand public" sans faire de concession.
Musique très écrite et improvisée, comme ça, au détour de pièces majestueuses sans être "lourdes", SB poli son art, sans le rendre lisse, juste pour tenter d'en faire un miroir pour tous.
Les références (classique, jazz, pop, ...) perdent leur origine pour devenir de nouvelles pièces universelles pleines de silences et d'émotions.

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25.5.08

471 - John ZORN, Lou REED & Laurie ANDERSON : The Stone, Issue 3


Dans la même série que Death Ambient, voici l'opus 3, celui de Zorn + Reed + Anderson pour populariser "The Stone", salle réservée aux expérimentations musicales et aux performances.
Et là, vous allez être subjugués.
Lou Reed renoue avec une folie musicale pas sage. Et Zorn mène un truc assez fou. Ce trio spécial reste loin devant...

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470 - The National The Virginia ep


Alboume du dimanche.... en rapide, c'est un cd bonus livré avec le documentaire réalisé par Vincent Moon, pendant la création de "The Boxer".

Des trucs inédits, en public, des faces "B" (là, j'ai un doute, car il n'y a plus qu'une face sur les alboumes, alors...)

1) YOU’VE DONE IT AGAIN, VIRGINIA

2) SANTA CLARA

3) BLANK SLATE

4) TALL SAINT

5) WITHOUT PERMISSION

6) FOREVER AFTER DAYS

7) REST OF YEARS

8) SLOW SHOW

9) LUCKY YOU

10) MANSION ON THE HILL (live cover)
written by Bruce Springsteen

11) FAKE EMPIRE (live)

12) ABOUT TODAY (live)


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24.5.08

469 - nik bärtsch's ronin



Ils sont 5 et sonnent comme 100.
Ils fabriquent des modules très élaborés, autant de pièces de mécano dont on ne mesure l'ensemble terminé que longtemps après avoir tout écouté. Et là, dans le silence retrouvé, c’est gigantesque.
Comme si cette musique là devait longuement mûrir pour mieux nous imprégner même quand elle a fait place au silence depuis longtemps.

C’est peut-être ainsi qu’il faut approcher les longues pièces en construction soigneusement préparées, montées, imbriquées, comme des assemblages multiséculaires (de ceux qui ont construit notre espèce humaine et l’on accompagné même dans les étapes difficiles de notre développement) réalisés à la main, celle qui tient le sabre ou la toise ou tout autre instrument de mesure, même les plus abstraits ou ceux réservés à des catégories particulières (comme l’astrolabe ou le sextant).

La musique de ces « mercenaires » nous renvoie à notre passé, à notre vision du futur et à l’extrême bonheur de découvrir de nouvelles voies.

(lien là où vous savez)

22.5.08

468 - Arcanum Moderne, par le trio d'Ellery Eskelin


Je pense que je devrais particulièrement créer une rubrique "Trio".
Très particulièrement "Trio". Même quand ces "trios" sont parfois plus de ...3. Comme pour le "Ten" d'Ellery Eskelin, où le trio croise d'autres musiciens / artistes.
Cela ne change rien, c'est à la base un trio.
Rien que le message précédent (oui, juste là, le n° 467) est centré sur un trio.

Pourquoi des "trios" ? Ben justement, c'est toujours magique, un trio.
Essentiel.

Les mots se forgent avec une poignée de lettres.
Pareil pour les musiques.
Avec une poignée de notes & des "trios".

Celui d'Ellery Eskelin est un trio majeur.
Formidablement créatif.
Comment l'impro se construit.
S'improvise.
Comment construire l'impro.
Quelques éléments de réponse dans cet alboume où non seulement il y a ce son terriblement beau du sax d'Ellery Eskelin, mais (ET) aussi toute la lumineuse présence d'Andrea Parkins et de Jim Black.
Il est question ici de musique de rêve, quand le marcheur avance sans savoir qu'il avance.
Oublier le pas, n'être que le chemin.

***** Liens supprimés *****

21.5.08

467 - Das KAPITAL / Banlieues Bleues 2 avril 2008


« On dit que le rock est mort, que le jazz l'est aussi, on a enterré le socialisme, la liberté a été sécurisée, 68 est en retraite, on nous ordonne de divertir, on nous impose d'avoir peur et de se méfier d'autrui… Enfin, ce n'est pas vraiment notre genre ! »

Concert diffusé le dimanche 13 avril à minuit dans l'émission "Le jazz, probablement..."

Hasse Poulsen: guitare, Daniel Erdmann: saxophones, Edward Perraud: batterie

(lien là où vous savez)