13.12.08

643 - Hubert DuponT solo "Ultraboles"


Déjà évoqué ici.
Ce qui montre le passage du temps, que cet alboume résiste au temps.
Et résiste même très bien.
C'est un solo de contrebasse.
Juste Hubert DuponT et sa contrebasse.


(lien où vous savez)

10.12.08

642 - "Continuerons-nous à dormir" Anne-Marie Garat

« En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans broncher ; les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle des nazis, bons bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clown des atrocités, impayable dans son frac tout neuf.

Qui prétend encore que c’est arrivé du frais matin ?

Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l’apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.

Des gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur entérine, bonasse. Et le ministre de l’Education, qu’en dit-il ? Que dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ? Qui tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ? Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice… Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro).

Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion.

Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole.

Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo !

Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’« ultra gauche » – spectre opportun des bonnes vieilles terreurs –, jusqu’ici, pure pétition communicationnelle… Sa police veille, arme à la hanche, elle arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de siège ? A quand l’armée en ville ?

Il y a le malade mental incriminé à vie par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés – à 12 ans, bientôt ; le sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, lourdement, pour entrave à la voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer – à quand un ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le bon ami de Corse, l’escroc notoire, amuseurs sinistres, protégés par décret du prince… Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement. Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages – quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel –, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes égarés, intempéries, embouteillages du soir… Carla et Tapie en vedettes.

Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur… Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom. Ah ! le gros mot ! N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M. Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée.

“Tout est possible”, avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire.

Sous son agitation pathologique, un instant comique – au secours, Chaplin ! –, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère.

Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »

Anne-Marie Garat, écrivain

8.12.08

641 - Cie Jolie Môme vs CFDT : ici, nous sommes pour Jolie Môme

Si j'avais su j'y serais allé.

Soutenez la Cie Jolie Môme.

640 - Dépénalisation de la diffamation : attention, danger !

Communiqué du Syndicat National des Journalistes (SNJ)

« Dépénaliser » la diffamation reviendrait à ramener le droit de la presse à un simple conflit entre particuliers. Cela écarterait totalement la question des libertés publiques et le rôle d’une presse indépendante dans un Etat démocratique.

Voilà, pour le Syndicat National des Journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession, les conséquences dramatiques pour la liberté de l’information qu’entraînerait l’adoption en tout ou partie du rapport Guinchard auquel se réfère le Président de la République.

Cet universitaire allègue que le Conseil de l’Europe « épinglerait régulièrement » la France au sujet d’un droit de la presse soumis à un texte de nature pénale (loi 1881). C’est parfaitement inexact. En revanche, cette jurisprudence épingle pour de bon la France à deux sujets : la protection du secret des sources et le recel de secret par le journaliste.

D’après le rapport Guinchard, le droit de la presse serait trop compliqué, il faudrait le simplifier. Ce type de motif est trop souvent avancé pour faire disparaître une loi et/ou un dispositif qui gêne, pour nous faire tomber dans le panneau.

Pourquoi faire passer le contentieux de la diffamation, par exemple, au juge civil ? La réponse est simple : parce que le juge civil condamnera là où le juge pénal aurait relaxé. C’est le mécanisme propre au droit qui est en cause. Le juge civil constate l’existence d’un préjudice et le répare (financièrement). Le juge pénal applique la loi pénale, qui est d’interprétation stricte et est extrêmement balisée pour respecter les libertés publiques. En droit pénal, tout ce qui n’est pas interdit pas la loi est autorisé. En droit civil, tout ce qui cause préjudice est condamnable, sans avoir besoin de texte ayant précisément envisagé le cas.

Si la procédure civile est difficile à mettre en oeuvre (notamment en matière de preuve), cette difficulté n’est pas vraie pour tout le monde. La procédure civile est le meilleur qui s’offre à vous si vous êtes puissant (financièrement ou politiquement - capacité d’investigation).

Bref, le texte de la commission Guinchard est du « sur mesure » pour condamner à coup sûr la presse dès lors que les puissants du moment le voudront. C’est une régression qui nous ramène au Second Empire.

Le recours à la loi pénale, dans l’esprit des pères de la République, était justement destiné à éviter ces dérapages et à trouver un équilibre entre les intérêts privés à défendre et la liberté de la presse, mère de toutes les libertés, à sauvegarder.

Pour avoir une idée plus claire des arguments des « plus ardents défenseurs de la dépénalisation » du droit de la presse ces dernières années, il suffit de se replonger dans les textes des magistrats entre… 1852 et 1880. Les arguments sont les mêmes. A l’époque, ces auteurs avaient cependant le courage d’annoncer la couleur. Ils étaient antirépublicains.
 

Communiqué SNJ, le 3 décembre 2008

1.12.08

639 - Cat Power "Dark end of the street"


1. "Auld Triangle (The Pogues)
2. "Dark End of the Street (James Carr)
3. "Who Knows Where the Time Goes (Sandy Denny/Fairport Convention)
4. "Fortunate Son (Creedence Clearwater Revival)
5. "I've Been Loving You Too Long (To Stop Now) (Otis Redding)
6. "It Ain't Fair (Aretha Franklin)

Quelques chansons... parfois, chanter est doux.

(lien dans le propos)

638 - Mederic Collignon & Jus de Bocse "live Cologne 9 octobre 2008"


Mederic Collignon & Jus De Bocse - Jazz Sur Le Vif
envoyé par canterburyscene

Juste pour se faire une "toute petite" idée de ce Jus de Bocse survitaminé & sensuel (voyez la fin de la vidéo, c'est du charnel).
Je ne sais même pas ce que FAIT Jus de Bosce.
Comment DIRE cette expression là, dense, forte, intense, toujours en re-création, sur le fil et jamais complaisante.
C'est un véritable Objet Musical Non Identifié.
Après ça, hein, comment accepter toute la daube servie quotidiennement sur les ondes par la propagande ?

Jus de Bocse, c'est :
Médéric Collignon (cornet de poche, bugle, synthétiseur, voix),
Franck Woste (Fender Rhodes),
Frédéric Chiffoleau (contrebasse),
Philippe Gleizes (batterie)


En 6 titres immenses, le concert de Cologne remet les choses à leur place.
C'est dit.
Faut arrêter la molle attitude (non, ceci n'est pas une critique négative de Soft Machine, seulement un constat, celui d'un manque de radicalité, partout).


(liens dans le propos)

637 - Marie Boine "live Hambourg 1er mai 2002"



Mari Boine Persen - vocals, djembe
Svein Schultz - bass
Richard Thomas - keyboards, alt-saxofhone, flute
Gunnar Augland - perc
Roger Ludvigsen - guitars

CD1
01 Gulan Du (Hearing You)
02 Sielu Dalkas (Soul Medicine)
03 Goaskinviellja (Eagle Brother)
04 Guovssahasaid Ajagattis (By the Source of Aurora Borealis - Northern Light)
05 Sarahka Viina (Sarakha's Vine)
06 Reagakeahtes (Song For the Unborn)
07 Modjás Kátrin (Katrin Who Smiles) subtitled: Beautifull Katrin

CD2
01 unknown song, probably different version of Eco (Echo)
02 Silba Varjala (Let Silver Protect)
03 Duottar Rãssi (Tundra Flower)
04 It Diede (You Never Know)
05 Boadan Nuppi Bealde (I Come From the Other Side)
06 Il Sat Duolmma Mu (Free at Last) subtitled: You Don't Step On Me No More
07 Mielahisvuohta (Lunacy Lunacy)
08 Eagle Man / Changing Woman

Artiste unique, qui depuis quelques années trace une voie loin des apparences et des appartenances, Marie Boine ne rentre dans aucune "boîte" ni "mode".
Elle provoque dans nos chairs des émotions très contrastées, fortes, puissantes, qui nous touchent car elles sont vraies.
Ecouter Marie, c'est accepter ce bouleversement inévitable fait de pulsion, de voix, de couleurs, de paysages, de mélanges sonores qui empruntent à la tradition la plus ancestrale et aux musiques d'aujourd'hui, sans tomber dans la vulgarité du "world" usiné à la chaîne par des "fabricants".

Et il y a cette voix.
La voix de Marie Boine.

(lien là où vous savez)

30.11.08

636 - Boi Akih "Uwa I"


Monica AKIHARY (Indonésie, Amsterdam) : chant
Niels BROUWER (Amsterdam) : guitare
Sandip BHATTACHARYA (Inde, Amsterdam) : tabla,
Ernst REIJSEGER (Amsterdam) : violoncelle


Boi Akih ? Ça ne vous dit peut-être rien. Pourtant, ce groupe venu des Pays-Bas est un pur régal. La sortie de son troisième album Uwa i est l’occasion idéale de le découvrir. La merveilleuse et subtile voix de la chanteuse d’origine indonésienne Monica Akihary, associée aux compositions du guitariste virtuose Niels Brouwer caractérise le son si particulier de Boi Akih.

Lire la suite, sur Citizen Jazz.

(lien là où vous savez)

29.11.08

635 - Le GLE (Grand Lilliput Ensemble) à Assier, samedi 2 aout 2008




Souvenez-vous.

De ce concert mémorable, en voici un extrait (ci-dessous).
Juste comme ça.
Pour voir....
Et entendre ce qui se joue, là.
Sauf que vous n'avez pas l'aspect visuel.
Normal, c'est du soundpainting.
Langage que l'on doit à Walter Thompson.

Et avec l'amicale et joyeuse complicité d'Etienne Rolin.

Concert mémorable.
Nous n'avons pas fini de voir jouer le GLE.
Qu'on se le dise.

Attention, ceci n'est pas un message de promo.
Ce n'est pas le genre de la maison.


Tableau 11

26.11.08

633 - La guerre des brunes

632 - Stephan Oliva & François Raulin "sept variations sur lennie tristano"


Tautology
Avant April
April
Combined Lines Paintings
Gaspation
Requiem
Turkish Mambo-Lennie’s Pennies
East Ogan
317 East 32nd
Victory

stephan oliva (piano)
françois raulin (piano)
marc ducret (guitares)
laurent dehors (clarinettes)
christophe monniot (saxophones)
bruno chevillon (contrebasse)
paul rogers (contrebasse)


With Sept Variations sur Lennie Tristano pianists Stephan Oliva and François Raulin have fashioned the unlikeliest of tributes to one of the most enigmatic figures in jazz. Tristano’s compositions resemble Charlie Parker’s lines in that they do not function as thematic cells to be developed via improvisation (as in the case of Monk’s compositions) but might rather be thought of as spectacular codifications of Tristano’s style of improvisation. This impression is reinforced by other characteristics: their use of the abstracted chord-sequences of familiar standards (rather than original changes), and Tristano’s avoidance of melodic repetition: over an AABA chord structure he will nonetheless write a throughcomposed melody (ABCD). Tristano’s style – whether encoded in his compositions or exemplified by his improvisation – is notable for its allergy to ornamentation: triplet figures and chromatic sideslips which for other players would be mere gesture or transitional filler are incorporated by Tristano into his lines with an exaggerated deliberation.

more...

(lien là où vous savez)

25.11.08

631 - Hunger


630 - Das Kapîtal "Lenin on tour, a road show"






Concept et action artistique : Rudolf Herz
Film : Manic Cinema /Nicolas Humbert et Martin Otter
Musique : Das Kapital
Daniel Erdmann saxophones | Hasse Poulsen guitares | Edward Perraud percussions et électroniques.
Allemagne / Suisse / France / Danemark
SOIRÉE PARRAINÉE PAR LA VILLE DE STRASBOURG
COREALISATION JAZZDOR / LE-MAILLON, THÉÂTRE DE STRASBOURG

MySpace Das Kapital
Site Das Kapital

Mille mercis au célèbre anonyme de Dime, pour ces sons qui illuminent.

(lien là où vous savez)

629 - Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 novembre

Dimanche, 23 Novembre 2008

Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.

Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.

Personne n’aura pu rater l’épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.

Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours.

Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.

Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L’insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.

L’opération policière la plus impressionnante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.

Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.

Que devient la présomption d’innocence ? Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient évidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.