
Sylvie Courvoisier (piano)
Ikue Mori (electronics)
Tyshawn Sorey (drums)
Joelle Leandre (bass)
Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché... Alors, on saura que l’argent ne se mange pas. GERONIMO




















«...That her music is as aesthetically beautiful as it is strange and mysterious is only further testament to her prowess as a composer. That this trio plays her music as if it has been creating it from the air is nothing short of remarkable. Abaton is Courvoisier's crowning achievement thus far, and this group points her firmly forward in a direction where everything is still possible, demonstrating that there is something new under the sun in classical music and improvisation. Perhaps Abaton is the great moment of 2003 for new classical music.»
Thom Jurek, All Music Guide
«Courvoisier's playing is jaw-dropping at times, and there's an extended passage that features her working both inside and on the keyboard of the piano interacting with Rainey and the others in subtle combinations, and working up to a terrifying free jazz piano freakout that could make a person faint!»
Michael Anton Parker, 2005
«This highly original and new music has it all: razor-sharp edges, sounds of a thousand dancing needles, thundering power arising from deeply yawning chasms, mystic fluorescence throughout, calmness combined with a mysterious kind of moving»
Henning Bolte, 5/2007
Je n'ai pas la liste des titres. Si vous trouvez des ressemblances avec d'autres titres connus, vous pouvez en faire part, en passant.
(liens là où vous savez)


De l’émerveillement.
De la surprise.
Depuis quand, déjà, avez-vous été secoué par une aventure culturelle, sensorielle, esthétique et populaire ?
Si vous traînez vos bottes par ici, vous pouvez noter que parfois, je me laisse aller.
C’est humain.
Je ne suis pas une vigie seule dans sa tour (un peu quand même), je n’ai pas la prétention de désigner et donc d’éliminer (sauf que j’adorerais éliminer parfois ce qui justement relève de la distraction, de cette manière de nous faire détourner nos sens de l’essentiel pour mieux nous envahir avec ce qui nous asservi, nous transforme en animal docile et terriblement prévisible). Je n’ai que parfois des intuitions, des frissons épidermiques et des visions d’astres épinglés au firmament, les nuits d’insomnies.
Prétentieux, tout cela, hein ? Oui, terriblement prétentieux, et je ne suis pas enclin à en rabattre.
Car là, il est question d’un astre. Celui de « Death Ambient ».
« Drunken Forest » est le 3° alboume de ces défricheurs sonores. Oui, il reste encore tellement de territoires encore inexplorés, que lorsque des étoiles sonores viennent ainsi transpercer nos chairs, nous ne pouvons que leur reconnaître au moins une qualité élémentaire, tellurique et vitale, celle d’être des vigies potentiellement dangereuses pour « l’ordre des choses » : cet ordre que les marchands de distraction tentent de maintenir coûte que coûte, au service d’intérêts avilissants. La dernière tentative de cadenasser internet n’en est que plus flagrante.
Foncez acheter cet alboume et les autres. Dites à vos proches que vous partez. Invitez les à partager ce voyage.
Fermez tout. Pour mieux vous laisser envahir par ces nappes, ces sons, ces boucles, ces mélanges, ces paysages, …