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8.8.09

952 - Joachim Kühn Majid Bekkas Ramon Lopez "Out of the Desert"



Joachim Kühn - piano, alto saxophone (track 3)
Majid Bekkas - vocals, guembri, kalimba (track 3), molo (track 6)
Ramon Lopez - drums, tabla (track 3)

Guest musicians from Morocco, Benin and the Sahara Desert:

Abdelfettah Houssaini - djembe (1, 2, 4)
Abdessadek Bounhar: karkabou, chorus (1, 2, 4)
Rachid El Faditi: karkabou, chorus (1, 2, 4)
Kouassi Bessan Joseph: talking drums, percussion, vocals (3, 6)
Mouloud Amrini El-Mesaoui: drums, percussion (5)
Mouloud Lamirni El-Mesaoui: drums, percussion (5)
Hittouri El Uqzzani: drums, percussion (5)
Hmad Ait Ibrahim: drums, percussion (5)
Aamirni Er Houcin: drums, percussion (5)

25.3.09

820 - Ramon Lopez Quintet "Songs of the Spanish Civil War live Mercat de les Flors - 20 mars 2009"

Benat Achiary (voix)
Daunik Lazro (sax)
Agusti Fernandez (piano)
Paul Rogers (bass)
Ramon Lopez (drums)


C'est le très récent concert de cet alboume là !
Oui, celui-ci !



Un oeuvre libre.

18.6.08

499 - Gérard Lesne - Bruno Angelini - Jean-Philippe Viret - Ramon Lopez "Colors" (en attendant 5cent - truc quatre)



Grâce aux questionnements de Raphaël Imbert ou de Bruno Angelini qui visitent aussi bien Mingus que Messian ou Bartok, nous avons compris que mémoire et improvisation appartenaient autant à l’héritage classique que jazz et c’est cette conviction qui nous habite.

La Rencontre de ces quatre musiciens

Gérard Lesne, Bruno Angelini, Jean Philippe Viret, Ramon Lopez, quatre musiciens quadragénaires, lassés des carcans, célèbrent l’éclectisme pour faire valser les étiquettes. Du mépris au respect, de la défiance à l’attirance, de l’ignorance au partage, c’est presque un siècle qu’il aura fallu pour accepter de marier le talent des uns et des autres. Ici, ce n’est pas de jazz et de java qu’il est question, mais plutôt de mémoire et d’improvisation. Mémoire, cette mémoire commune qui nous rappelle qu’adolescents, on écoutait les mêmes musiques, à savoir tout et n’importe quoi. L’improvisation, cette liberté d’être et de jouer ce que l’on est aujourd’hui. Gérard Lesne aime Monteverdi, il aime également Pink Floyd, Massive Attack et Miles Davis ; Bruno Angelini aime Miles Davis, il aime également Olivier Messiaen, Caetano Veloso et Steve Reich ; Ramon Lopez aime Steve Reich, il aime également Camarón, Ali Akbar Khan et John Coltrane ; Jean Philippe Viret aime John Coltrane, il aime également Tom Jobim, Debussy et... Monteverdi.

Jean Philippe Viret. Genèse du projet

À l’origine étaient les thèmes, inspirés évocateurs, puis s’imposèrent les couleurs, primaires, secondaires, chaudes ou froides, puis, comme une évidence, les tableaux ont prix leur place dans cette alchimie improbable, les mots mis ensemble, haikus d’aujourd’hui, sous forme de petits cadavres exquis sont devenus les compagnons inséparables des mélodies de Bruno et Jean-Philippe, merci à toi Ramon pour ta poésie rythmique. Gérard Lesne

zig-zag territoires
Après un "Disque du moment" bleu puis un noir.... quoi de plus naturel que de poursuivre avec ce disque de toutes les couleurs édité par le label Zig-Zag Territoires. Dix couleurs dominantes issues de dix tableaux source d'inspiration des textes écrits par le contre altiste Gérard Lesne. Si le mélange des couleurs primaires peut donner naissance à une infinité de couleurs, le mélange de ces musiciens intéressés tant par la musique baroque que le jazz ou le rock et la musique électronique... bref la musique dans son sens large... ouvre ici la porte à une rêverie infinie.
En fait non seulement la musique et la peinture réunissent ces musiciens mais aussi la poésie : Gérard Lesne a composé des haïkus d'aujourd'hui en forme de cadavres exquis, dont les mots décrivent très justement tant le dessin que l'atmosphère de chaque oeuvre concernée, essentiellement des tableaux de la première moitié du 20ème siècle, on pourra juste regretter que ces textes soient chantés en anglais, langue dont la sonorité est peut-être mieux adaptée à sa voix aérienne, mais l'on peut trouver la traduction française dans le livret qui accompagne le disque. Si bien sûr la voix aigüe et légère de Gérard Lesne est une des caractéristiques essentielles de cet album, les musiciens qui l'accompagnent ont une place tout aussi importante ainsi les mélodies ont toutes été créées par le pianiste Bruno Angelini, hormis la dernière créée par le contrebassiste Jean-Philippe Viret. Le pianiste d'ailleurs assume une place très importante dans cette évocation colorée où l'improvisation reste reine laissant au piano, comme à tous les autres instruments, toute liberté pour s'exprimer amplement dans tous les tons et couleurs lors de cette rencontre musicale d'empreinte surréaliste. Comme le résultat d'un cadavre exquis cet enregistrement est novateur.
Piano Bleu



White : Lyonel Feininger - L'Homme blanc

Brown - Max Ernst - Sans titre 1920 (Difficile à trouver...)

Orange : Giorgio de Chirico - Le chant d'amour

Purple : Fernand Khnopff - En écoutant Schuman

Red : Piet Mondrian - Broadway boogie woogie"

Blue : René Magritte - L'empire des lumières

Cream : Fernand Khnopff - Sapho

Le site www.zigzag.territoires.com vous permet d'écouter des extraits du catalogue, d'acheter les disques, de télécharger les albums et de trouver en exclusivité certains concerts des artistes Zig-Zag Territoires.
Venez-y rencontrer l'esprit Zig-Zag Territoires au travers de nos pages web, vous abonner à notre bulletin et être informé de nos nouveautés, de nos partenariats avec les festivals de Sablé-sur-Sarthe, Printemps des Arts de Monaco, Sinfonia en Périgord...

MM Anderson et Attali annoncent la gratuité de la musique, c’est d’oublier qu’il y a autre chose que le web, la radio et les ipod et qu’un temps personnel, intime sera toujours désiré et essentiel pour rester des êtres sensibles, ouverts aux autres.

*** lien supprimé ***

14.6.08

497 - Beñat Achiary Ramon Lopez Philippe de Ezcurra "Avril" (en attendant 5cent - truc deux)



La filière Lopez & Achiary est déjà présente par ici, (Song of the Spanish Civil War, attention, nouveau lien, voir commentaire 6) pour des chants révolutionnaires de la guerre civile d'Espagne, revus et réinterprétés selon l'angle de vision de Ramon Lopez, c'est à dire à la manière du free-jazz, ce qui semble évident, vu le propos de cette lutte inégale entre les Républicains lâchés par presque tous et les fascistes surarmés qui ont non seulement profité de la lâcheté banale de l'Angleterre et de la France, mais également des luttes internes (lire Orwell).
A croire que les personnes ou groupes de gauche ne peuvent pas apprendre de l'Histoire et surtout de la division.
Mais c'est un autre propos.

Les chants basques (& en anglais aussi !) proposés dans "Avril" ne sont pas du tout un témoignage local d'une culture limitée à une petite zone géographique.
C'est d'abord et avant tout une création musicale et vocale magnifique, tant les musiciens sont au sommet de leur art, musical & vocal.
Il n'est pas question de prouesse, mais de poésie, de musique, de lyrisme et d'universel, par les thèmes abordés et par la beauté fragile qui ressort de cet alboume.
Car ce que montre ces chants en basque, en anglais et les improvisations musicales, c'est bien l'universalité de nos vies et de nos émotions. Partir du local pour embrasser le Monde, et de fort belle manière, voilà le propos de "Avril", ce début de vie dans le cycle des saisons.

Chant traditionnel, poésie, jazz, improvisation, tous les éléments de la vie sont donc réunis pour nourrir à la fois nos voyages intérieurs (tous les chemins des passantEs) et nos envies des Autres.

Ne passez pas à côté de ce trio qui est l'une des plus belles aventures vocales & musicales de nos contrées (encore un peu) libres.

Beñat Achiary, chanteur et percussionniste.
Ramon Lopez, batteur, percussionniste et compositeur.
Philippe de Ezcurra, accordéoniste et compositeur.

*** lien supprimé ***

19.6.07

209 - Songs of The Spanish Civil War




Alboume déja évoqué ici en août dernier... (mais juste évoqué, sans la musique)








Place maintenant à la musique.

« Quand j'ai commencé la batterie, une des choses qui me sortait de ma pratique était d'aller manifester pour la démocratie. Le bourdonnement des matraques me hante encore. J'ai ces sons dans ma tête » (Ramon Lopez - JazzoSphère n° 10).

Les chants désespérés sont souvent les plus beaux... C'est Charlie Haden qui, le premier dans le jazz, a mis le doigt avec son Liberation Music Orchestra -- plusieurs années après les "colères" de Charles Mingus ou de Max Roach -- sur un répertoire emprunté à des chants de lutte, de libération ou de résistance de peuples opprimés du monde entier (Salvador, Portugal, Chili, Nicaragua, Venezuela, Afrique du Sud...) et tout particulièrement à différents épisodes de la révolution espagnole de 1936 à 1939.
La guerre d'Espagne symbolise en effet à elle seule les conflits du 20e siècle : préfigurant la seconde guerre mondiale dans la mise en scène des tactiques et des stratégies de ses principaux protagonistes -- en particulier fascistes et staliniens -- elle est aussi exemplaire des actions de "communisme réel" et de collectivisme prônées et menées par les anarchistes de la C.N.T. - F.A.I. (freinées par le parti communiste, plus attentif à la ligne militaire de Staline qu'à la révolution sociale) dans les régions qu'ils contrôlaient : collectivisation spontanée des terres en Aragon, des usines en Catalogne, et aussi dans les écoles, les transports, les milices, etc.
La lutte anti-fasciste en Espagne fut aussi une lutte pour la culture se caractérisant par l'ouverture à tous des bibliothèques et des musées et par le développement -- spontané et le plus souvent collectif -- de tout un courant d'art populaire qui se manifestera d'abord (tout comme en mai 68 en France quelques décennies plus tard) dans une floraison d'affiches aux grandes qualités graphiques. On assista également à une véritable renaissance de la poésie et la musique populaire pendant la révolution -- de nombreux musiciens, poètes et comédiens joignant en masse la C.N.T. -- tout particulièrement dans la réappropriation par les combattants de chansons traditionnelles que l'on dota de nouvelles paroles, mais aussi de chansons venant d'autres révolutions avec des paroles nouvelles.
Aujourd'hui encore, ces chansons restent inscrites de manière indélébile dans la mémoire, l'inconscient et le c¦ur du peuple espagnol, certaines étant devenues des standards à leur façon, comme La sardana de les monges ou La santa espina, vieux chant catalan repris par les combattants républicains, comme El himno de riego, chanté lors de l'insurrection républicaine de 1820 et devenu l'hymne officiel de la république espagnole ou Els segadors, l'un des plus anciens des airs populaires révolutionnaires, devenu l'hymne de la république catalane. Certains de ces airs étaient à l'origine de vieilles chansons d'amour, comme Ay Carmela, chantée par les partisans espagnols en lutte contre les armées napoléoniennes en 1808 et qui, par détournements successifs de ses paroles, s'est aussi appelée selon les circonstances Ay Manuela, Rumba la rumba, El ejercito del Ebro ou El paso del Ebro (on en retrouve même d'autres adaptations ultérieures en Amérique du Sud), comme Los cuatro muleros, devenue successivement Los cuatro generales et Coplas de la defensa de Madrid, comme la chanson traditionnelle Los contrabandistas de Ronda, devenue El tren blindado.
Et le batteur Ramón López, né en 1961 à Alicante (Espagne) et installé à Paris (France) depuis 1985, avait à coeur de réinvestir à sa manière et à la lumière de son histoire propre ces témoignages de son patrimoine intime. Percussionniste à l'assise rythmique impeccable et aux fortes qualités mélodiques, doté d'un sens très raffiné des couleurs et de la dynamique, il s'est produit avec Denis Colin, Jean-Marc Padovani, l'Orchestre national de jazz de Didier Levallet (ONJ 1997-2000), l'ensemble Lousadzak de Claude Tchamitchian, mais aussi avec Ivo Perelman, Charles Gayle, Hans Koch ou Ernst Reijseger. Après un superbe album de batterie seule en 1998 qui fit swinguer la jazzosphère ("Eleven Drums Songs", Leo Lab CD 044), il décide de monter son propre quartette, à partir du répertoire de ces "chants de la guerre d'Espagne" ouvert aux improvisations les plus débridées, en compagnie de quatre fortes personnalités de la scène internationale des musiques improvisées. Compositeur et improvisateur, aussi à l'aise dans le jazz conventionnel que dans l'improvisation radicale, le contrebassiste Paul Rogers promène sa sonorité ronde et sa virtuosité dans les univers de Paul Dunmall, Sophia Domancich, Evan Parker ou Paul Rutherford. Spécialiste du trombone basse aux sonorités grasses et puissantes, Thierry Madiot se produit abondamment en solo, avec la danseuse Li-Ping Ting, en compagnie d'Alfred Spirli, Sophie Agnel ou Hélène Breschand. Engagé depuis les années 80 dans les méandres tourbillonnants de l'improvisation libre, Daunik Lazro est un saxophoniste au lyrisme généreux et au phrasé porteur d'une infinie tendresse, partenaire privilégié et fidèle de Joe McPhee, Raymond Boni, Annick Nozati, Claude Tchamitchian ou Carlos Zingaro. Invité exceptionnel, le volcanique chanteur basque ("du nord") Beñat Achiary intervient ici avec fougue sur ce répertoire déterminant, entre fureur et étreinte. Ensemble, imprégnés de ces danses traditionnelles (la buleria, la sardane...) et de ces chansons (où apparaissent, en filigrane, des évocations de Federico García Lorca -- "une de mes lumières sur terre" confie Ramón López -- de Buenaventura Durruti, de La Passionaria, des Brigades internationales, des miliciens et combattants anonymes, guerilleros de "no pasarán"...) qui forment l'épine dorsale de leurs improvisations, ils réinventent -- à la lumière de l'axiome libertaire "l'initiative individuelle mise au service de la collectivité" -- une musique bouleversante, mordante et constamment sur le fil, à l'expressivité sombre et cependant pleine de vie, en ravivant magistralement l'Histoire et la mémoire.
Gérard ROUY






Drummer/percussionist Ramon Lopez follows up his 1999 "Leo Records’ release with a quartet outing based upon the Songs of the Spanish Civil War. And if some of you have already formulated notions that this is some sort of historical retrospective, forget it! Here, the drummer has assembled a crew of top-flight European jazz musicians for a set that embodies off-kilter, free-jazz style renderings of traditional compositions rearranged by Lopez. Vocalist Benat Achiary lends his wares to three of these largely abstract pieces, as bassist Paul Rogers, saxophonist Daunik Lazro and bass trombonist Thierry Madiot round out this relatively unique offering. Basically, there are some parallels to bassist Charlie Haden´s famed "Liberation Music Orchestra’; however, the musicians delve much further into the avant-garde here, as they present us with a disparate canvas of disjointed themes and steamy interplay atop Lopez´ wavering, polyrhythmic endeavors. Overall, there is an abundance of fine soloing atop cat and mouse type exchanges and Achiary´s curiously interesting torch song approach to the music, as the vocalist casts a notable twist to this set consisting of boisterous dialogue, stinging opuses and climactic movements. Without a doubt, Songs of the Spanish Civil War is an attractive and cleverly produced actualization of Lopez´ musical visions.
GLENN ASTARITA. ALLABOUT JAZZ.COM

My friend Morton heard "Els Segadors" the opening track from this CD and declared that it sounded as if Beñat Achiary's vocal were operating in a different universe to the rest of the band. I would not normally argue with Morton, particulary since he recently lent me his recording of Yoko Ono and Ornette Coleman playing together and did not think the same situation applied. The fact is on this rare occasion Morton and I do not hear the music in the same way (though personally I do not have a problem with the concept of a parallel universe). Before I listened to this CD I went back to the first Charlie Haden Liberation Music Orchestra recording which, superficially at least, covers the same ground. I found that "El Quinto Regimiento" is on both sessions, and another 'song' which Signor Lopez has adopted, "La Santa Espina", is also to be discovered on the end of Mr. Haden's later "The Ballad of The Fallen" album for ECM. I am glad that these cross-overs have been made with the two 196's/80's war-horses, because by drawing attention to the 'common ground', it is easier to hear how very different the Ramon Lopez Civil War Quartet is from the old American Liberation Orchestra. Whereas the latter always had something of a repertory band about it, albeit one that could flame these beautiful melodies with a strong political commitment and a 'free jazz' ascetic, the new Leo collection of Spanish Civil War tunes feels much more 'integral'. The Quartet take many more liberties with the source material, sometimes bending things completely out of shape. It is as if the original music, refashioned from fragments of a heroic past, is abstracted out of historical existence. If that sounds like a criticism it is not meant to be. How we deal with the past reflects how we deal with today. The effect here is to give a real weight to the lengthy imprvised passages.The Quartet play, but are never merely playful, yet on something like "Los Cuatro Generales", with the added dimension of Beñat Achiary's vocals, the music almost soaks up the crazy irony of the situation. The carnival becomes the funeral becomes the carnival.
My reading of the Spanish Civil War is that, perhaps like all bloody conflict, events often degenerate into tragic farce. The fighting and killing, at times became the product of a gross social absurdity rather than a defence of "Land & Freedom". If this is how I read it, it is also how I heart it. In my view, this recording is a genuine soundtrack, it deals with the subject but it does so using the sound of musicians improvising. The title "Songs Of The Spanish Civil War" might give the impression that this is a vocal based session, it isn't. Benat Achiary is only on three of the cuts. For my money the real joy of this session is how all four players act as a true collective. Thierry Madiot's bass trombone is exceptional, operatic in its willingness to describe it self as well as the subject. When Daunik Lazro blows baritone sax alongside the slide horn it feels like the bottom of the well is being lifted to the surface. Ramon Lopez is wonderful clattering drummer (I'd love to see what his kit looks like), on "El Paso Del Ebro" he generates a head of steam under Daunik Lazro's alto wich is Sunny Murray proportions. Regular Avant readers will already know where I place Paul Rogers. On the same track he takes a bass solo that is as articulate as profound language. Throughout this session Mr. Rogers draws the whole Quartet together whilst producing his own porfolio on the state of the bass. Since his move to France some years ago his profile in Europe has increased markedly. Paul Rogers presence in the Ramon Lopez Quartet is important. I hope we get to witness this line-up during on Spring/Summer's gig circuit. Time is too short. If we are going to listen, there has to be for a reason. Ramon Lopez's music is an intense statement of improvisation on an theme. "Songs Of The Spanish Civil War" does justice to its subject, not simply by being a broadsheet for anti-fascism; true artistic endeavour gets beyond the boundaries. Hey! Morton try this one again!
STEVE DAY. AVANT
Hace un par de años, el batería Alicantino afincado en Paris en París sorprendía a propios y estraños con un disco grabado a solo, "Eleven Drums Songs". Por entonces militaba en la Orquesta Nacional de Jazz de Francia. Ese disco tenía mucho de reivindicación personal y de toque de atención. Ahora, acabada la relación con ese destacado orgánico del jazz francés, nos presenta este proyecto que tiene todo de confirmación y proyecto de futuro. Para su grupo, Ramón cuenta con destacados libreimprovisadores de la escena europea. Paul Rogers, ahora en la ONJF, miembro entre otros de Mujicians, al contrabajo; Daunik Lazro, ayleriano militante, a los saxos alto y baritono y Thierry Madiot, uno de los "nombres nuevos" de esta escena, un especialista del solo al trombon bajo. Cuenta además en tres temas con un todoterreno, el cantor y organizador Beñat Achiary. Para su presentación ha elegido una temática especial. Una selección de los temas de la Guerra Civil Española. Sobre este repertorio ya hay trabajos anteriores. Charlie Haden en "Liberation Music Orchestra" o en "The Ballad of the Fallen" ya ofrecía destacadas relecturas. La diferencia con estos y otros precedentes radica en la visión que se les da. Frente a relecturas basadas en arreglos, Ramón propone estos temas como referencias para lanzarse a la libre improvisación. Las melodías, más o menos completas, más o menos alteradas, van apareciendo en los diversos temas, pero su reconocimiento no es el fin sino que son puntos de partida, momentos de encuentro en un discurso que se plantea abierto y de total libertad. Los cantos que animaban a combatir en pos de utopías propician vuelos libres cuyo techo está en la ceatividad del momento. La grabación, aunque de estudio, refleja fielmente la intensidad que el grupo consigue en el directo. Frente a los agoreros que durante años han propiciado la propagación del convencimiento de que para que un músico nacional destacara debía de hacerlo en un terreno propio en el que no tuviera competencia - clara referencia a la fusión jazz/flamenco -, discos como este de Ramón o los de Agustí Fernández vienen a demostrar que nuestros músicos pueden codearse con la primera división de la escena internacional sin mayores complejos, sólo hace falta estar al nivel.
JESÚS MORENO. MARGEN Nº 22 invierno/primavera 2001


(lien dans le commentaire)

14.8.06

10 - Salut Ramon

Photo (c) Joel LUMIEN
samedi 16 juillet 2005
"Assier dans tous ses états"

C'est un coup de coeur, donc non-maîtrisable.

9 - Ce n'est donc que de la musique (suite)

Voici un avis d'expert sur le disque proposé ci-dessous (rappel : cet alboume s'appelle "Songs of the Spanish Civil War")

La période de la guerre civile en Espagne (1936-1939) a déjà été évoquée par le monde du jazz au sens large, en particulier par Charlie Haden avec son Liberation Music Orchestra (thématique alors étendue à l'Amérique latine par le musicien), qui a arrangé des chants révolutionnaires, ou par le collectif Los Incontrolados dans un portrait de l'anarchiste Buenaventura Durruti.

Ramon Lopez, batteur et percussionniste, né à Alicante, devenu en quelques années un interlocuteur recherché (avec Denis Colin, François Cotinaud, l'ONJ, Lousadzak de Claude Tchamitchian...) est remonté aux sources de ce répertoire, à savoir des airs traditionnels rendant compte de précédentes révoltes au XIXè siècle, bases mélodiques auxquelles on été ajoutés ou substitués des textes circonstanciés.

Evitant l'emphase qui surlignerait l'aspect martial propre au «genre», préférant la citation rapide à une fidélité systématique, Ramon Lopez fait oeuvre d'arrangeur en valorisant des détails mélodiques et donne à ses compagnons de musique (Daunik Lazro aux saxophones, Thierry Madiot au trombone basse, Paul Rogers à la contrebasse et, ponctuellement, la voix de Beñat Achiary) un espace de liberté formelle que son sujet appelle. Tous musiciens improvisateurs qui donnent d'El Quinto regimiento, La Santa Espina ou Los Cuatro generales des versions lyriques, vibrantes, habitées, sans visée exotique ou virée vers le goût du jour.

SYLVAIN SICLIER. LE MONDE 20/1/2001 (France)

8 - Ce n'est donc que de la musique ? J'en doute...










LEO RECORDS CD LR 299 dist. ORKHÊSTRA 2000

Daunik Lazro : alto and baritone saxophone
Thierry Madiot : bass trombone
Paul Rogers : five strings double bass
Beñat Achiary : vocal on 1, 5 and 9
Ramon Lopez : drums

Et comme je ne suis pas critique de musique improvisée, ni spécialiste en histoire des chants révolutionnaires de la guerre civile d'Espagne (perdue par les Républicains) en raison d'une sale poussière dans les yeux des dirigeants français et anglais, alors que les nazis et les fascistes portaient d'excellentes lunettes anti-République, je vous invite à écouter ce disque.

Voilà.