4.1.09

709 - Cowboys Junkies "Live Vancouver, 22 juin 2008" (encore un concert du nouvel an !)



Les musiciens :

Margo Timmins Vocals
Michael Timmins guitar
Peter Timmins drums
Jeff Bird electric mandolin and harmonica
Alan Anton bass

Les titres :


01 Réglages et bla bla
02 I Don't Get It

03 I'm So Lonesome I Could Cry

04 Bla bla

05 Brand New World

06 Those Final Feet
07 Handouts In The Rain
08 Bla bla
09 Angels In The Wilderness

10 Working On A Building

11 Bla bla

12 To Love Is To Bury

13 Cutting Board Blues

14 Hunted

15 Follower 2

16 Good Friday

17 Still Lost

18 Bread And Wine

19 Présentation musiciens

20 Lost My Driving Wheel
21 applaudissements rappel

22 Powderfinger

23 Sweet Jane

Concert récupéré sur Internet Archive (hé oui, étonnant, non ? Et pour les puristes - c'est ainsi que j'ai récupéré les fichiers, ils sont aussi en .flac !) Je ne sais pas pourquoi c'est découpé en 2 "set", mais je ne sais pas tout. Sauf que Cowboys Junkies existe depuis plus de 20 ans, et que ce concert a toute sa place ici. Voilà.

Concert ++, le groupe n'a rien perdu de sa pertinence.
Le son est énorme (de très bonne qualité, excellent), et la musique reste aussi intense qu'aux tous premiers jours de ce groupe qui ne renie rien, ni ses origines, ni ses influences, ni sa propre identité.
Recommandé, donc.

3.1.09

708 - Anthony Braxton / Milford Graves / William Parker "Beyond Quantum"





Une rencontre absolument inouïe, celle de ces 3 monstres sacrés & vivants de l'improvisation, dans les studios de Bill Laswell et produit par John Zorn.
Et la rencontre tient toutes ses promesses, toutes.
Car ce qui se créé et s'invente tout au long des 5 rencontres repousse dans un au-delà d'ici et maintenant les limites du genre, que certains s'imaginent en phase de stabilisation, comme si tout avait déjà été inventé.
Or, ici, le processus de création reste la matière même, le sujet et l'objet de cet alboume inespéré.
L'équilibre entre les musiciens et ce qu'ils inventent n'existe que dans la rupture, car ils cheminent tout au bord du gouffre, le plus près possible, et jamais (allez, rarement) des musiciens ne cheminent aussi près, presque à y sombrer.
Juste avant de sombrer dans le gouffre.
Juste avant la rupture, voilà comment il est possible d'essayer de définir cet oeuvre immense.
Et pour ne pas rompre, il faut sans cesse imaginer, inventer, créer, résister à l'envie de tomber.
Alors, dans des sursauts permanents, intenses, justement pour ne pas sombrer dans le vide, ils le comblent, sans lui laisser d'interstices dans lesquels ils pourraient sombrer.
La musique libre de ce trio aspire le vide, le réduit à néant, car elle occupe tout l'espace de l'imaginaire, son ampleur est une étoile noire, elle avale tout.
La palette utilisée par les musiciens est (presque) infinie, usant de toutes les textures, sonorités, changements, voix, genre, verbe et mots, de ces mots infinis qui disent comment la musique est force gravitationnelle, qui attire, retient et respecte les distances et la place de chacun.

Alboume hautement recommandé, disponible chez Orkhêstra.

2.1.09

707 : Patricia Barber "A Distortion Of Love"

Patricia Barber, voice, piano
Adam Nussbaum, drums
Marc Johnson, bass
Wolfgang Muthspiel, guitar

Summertime
Subway Station No.5
You Stepped Out of a Dream
Parts Parallels
Or Not To Be
Yellow Car
Yet Another in a Series of Yellow Car
I Never Went Away
My Girl
By Myself

Singer/pianist Patricia Barber never fails to amaze with her original material and her very unique takes on old standards. She is that rarest of jazz musicians—highly thoughtful, at times even cerebral, but always swinging—the kind of jazz musician Gerry Mulligan used to call a "wailing wig."

A Distortion of Love from 1992 showcases Patricia Barber the consummate jazz pianist as well as the chanteuse with the husky voice which has become her trademark of late. There are some very interesting purely instrumental tracks on this album, especially the hard driving McCoy Tyner-ish "Subway Station No. 5," the impressionistic "Parts Parallels," and "Yet Another in a Long Series of Yellow Car" which has a Joe Zawinul/Weather Report feel to it.

Barber has a way with ballads that is haunting. Displaying a penchant for extremely slow tempi a la Dee Barton's arrangement of "Here's That Rainy Day" made famous by the Stan Kenton Orchestra, Barber makes George Gershwin's "Summertime" all her own as she squeezes every ounce of lethargy and ennui out of the song's text. "You Stepped Out of a Dream" receives a magnificent interpretation by Barber and her combo and is the highlight of the album. Wolfgang Muthspiel's guitar solo nicely complements Barber's highly nuanced vocal.

If you like jazz that provides food for thought as well as swings, Patricia Barber's A Distortion of Love is the album for you.

All About Jazz


1.1.09

706 - Tim Berne, Jim Black, Nels Cline "Live 14 septembre 2008" : le concert du nouvel an !

Quelques renseignements indispensables (sur qui est qui et qui joue quoi) :

Tim Berne alto sax
Nels Cline guitar
Jim Black drums

Après, pour les titres, c'est assez confus.
Mais il y a de la musique et des entretiens, vu que c'est un direct d'une radio du New-Jersey.
N'empêche (vous voyez comme j'use du n'empêche) que cette radio nous offre un truc assez dingue : ce trio !

Et en dehors des temps de bla bla, ça joue.

01 intro bla bla
02 musique
03 bla bla entretien interview
04 musique
05 encore bla bla entretien interview
06 musique
07 fin bla bla

J'espère que ma "tracklist" ne vous détourne pas de ce monumental concert.
Rassurez-vous, il y a beaucoup plus de musique que de bla bla.
Et question musique, ce trio possède des atouts indiscutables.
Pour une première (oui, c'est leur toute première fois), c'est très fort, d'emblée.

C'est donc, ici, le concert du nouvel an.
De l'an 9.

705 - Sylvie Courvoisier / Ellery Eskelin



Un aperçu de ce duo extraordinaire.
Simplement pour ne pas hésiter.

L'apogée.
Pour commencer l'an deux mille 9.
D'emblée, placer la barre.
Montrer l'exigence.
Situer le propos.
Et à bon auditeur....

704 - Sylvie Courvoisier, Ellery Eskelin "every so often"


Juste reçu, il y a peu.
Et déjà très grande addiction.
Enorme.
Ce sera le deuxième objet sonore de cet an deux mille 9.

Je ne sais pas s'il est possible de l'écouter en ligne, comme c'est le cas pour le premier objet sonore de l'an deux mille 9.

Mais peu importe, faites-moi confiance.

Oui, je sais, la confiance est une denrée en voie de disparition. C'est l'époque qui veut ça, entend-on dans sur les zinc et sur les terrasses. C'est le chacun pour soi de ces années frics devenues boulimiques. Tellement boulimiques qu'ils se bouffent entre eux. Le "ménage" a été fait, et ainsi, il y a moins de goinfres pour un gâteau toujours aussi gros. D'où la fausse idée que certains se font (nââân, pas le Font de Font & Val, oui, Val, le chansonnier boursouflé et Font, tiens, Font au fait, que fais-tu ?), celle d'assister à la mise à terre de quelques goinfres. Mais nous aurions tort de nous en réjouir, car pour quelques naufrageurs mis à terre, d'autres prospèrent, et vont devenir encore plus boulimiques.

Mais je m'égare. Ce n'est pas le propos.

Pour que ce message ressemble à un message de bleaugue musical (qui participe à la compétition de mettre en libre téléchargement des alboumes entiers en espérant peut-être naïvement que cela donnera en-vie aux passantEs d’acheter ce qu’ils aiment, et d’effacer de leur disque dur les autres) , un vrai, voici quelques éléments pertinents. PassantEs, veuillez s'il vous plaît être attentives / attentifs et lire ce qui suis jusqu'à son terme (merci, sincèrement merci) :


Ellery Eskelin - tenor saxophone / Sylvie Courvoisier - piano

1 Moderato Cantabile (8:05)
2 Architectural (6:23)
3 A Distant Place (9:23)
4 Every So Often (5:01)
5 Open Channel (5:14)
6 Accidentals (7:38)
7 Wave Off (7:50)
8 Blind Spot (7:21)
9 Processing (6:26)

Et ce message, sur le site d'Ellery Eskelin, que je prends tout particulièrement pour moi.

Please, dear fans...we ask that you do not share this recording on-line or by making copies for others. We appreciate it. Thanks.

Ok, ça marche, pas de liens. (OK, no links to share. I understood the message. Dear Ellery, continues "simply" to produce all these beautiful musics.)

Cet album (grandiose, tellurique, aérien et stupéfiant, tant ce duo nous offre un de ces trucs inouï) est uniquement disponible par internet.

Sur le site d'Ellery (je vais finir attaché de presse d'Ellery, si ça continue ainsi).

Je résume (c'est, il me semble, utile & nécessaire).

Vous devez commander cet alboume par internet.
Voilà.

Ah oui, le lien : c'est ici.

Ainsi, vous pourrez AUSSI commander d'autres alboumes.

Et hop, encore une mission accomplie par le passant.

703 - Sylvie Couvoisier, Ellery Eskelin, Vincent Courtois "as soon as possible"




Ce sera le premier objet sonore de l'an deux mille 9.
Urgent, se le procurer dès que la vente en ligne reprend.
Encore attendre.
Mais : l'écouter, longuement, souvent, "as soon as possible".
Du coup, là, l'attente sera moins longue.

Donc, je résume :
- pour écouter "as soon as possible", c'est par ici.
- pour acheter "as soon as possible", c'est par ici (mais pas avant la reprise de la vente en ligne, le 7 janvier, donc)

Merci Cam Jazz !

Bonne année, passantEs.
Elle commence très bien, là, non ?

31.12.08

702 - Matthew Shipp Trio "Prism"

Matthew Shipp: piano
William Parker: double bass
Whit Dickey: drums.

Although Prism was recorded live in 1993 and originally released on the relatively obscure Brinkman Records label, pianist Matthew Shipp's self-induced sabbatical from recording seems to be a thing of the past. Along with some recent endeavors for the AUM Fidelity label and other modern jazz-based outfits, Shipp has been fairly active these days while also emerging as one of the premier improvising pianists on the planet. Here, Shipp performs alongside the venerable and highly influential bassist/composer William Parker and drummer Whit Dickey.

Prism comprises two lengthy pieces, "Prism I" and "Prism II." Essentially the trio produces a great wall of sound, marked by the pianist's surging and notably percussive lower register attack as the band remains in perpetual motion throughout most of this affair. And while the musicians do find time to stretch their respective wares, Shipp's compositions are seemingly geared towards a composite group sound. However, on the thirty-minute "Prism I," there is less deviation from a state of immutable flux whereas, the band switches gears more often on "Prism II."

No doubt, these are some of the finest improvisers in the business yet Shipp's reverence for pounding out huge block chords in often-pulsating fashion, becomes a bit hypnotic or in some instances might make you wish he would explore other alternatives. Otherwise, Prism is a relatively strong and noteworthy addition to Matthew Shipp's increasingly significant legacy

All About Jazz

701 - Visiblement, la question des SDF emmerde Bachelot.


Quand Bachelot oublie qu'elle est filmée à la radio envoyé par rue89

Sans commentaires.

Elle est ministre, pourtant.
Eh oui, elle est ministre.
Hélas.

L'année commencera (ici) avec le mépris.
Celui d'une ministre.
Internet, pour cela, est un espace où ce qui ne doit pas être vu le devient.
Sans dérives (ici), ni duperies et encore moins avec truquages.
Non, l'expression de Bachelot, ministre, est réelle et authentique.

7 cent - Annette Peacock "an acrobat's hearts" (à nouveau)

Parce que écouter Annette Peacock reste un expérience au-delà de la musique.

Voilà tout pour le sept cent.

30.12.08

699 - Sinikka Langeland "Starflowers"

Sinikka Langeland: vocal, kantele
Arve Henriksen: trumpet
Trygve Seim: tenor and soprano saxophones
Anders Jormin: double-bass
Markku Ounaskari: percussion

Quelques mots d'All About Jazz.

Restez, ne partez pas.

Ce n'est pas parce que vous ne comprenez pas le norvégien qu'il faut se détourner de cet alboume de pure poésie sonore.

D'abord, il est possible maintenant d'avoir des traductions précises des mots, mêmes des mots de Norvège. Donc, toute attitude de fuite en raison de la barrière de la langue n'est pas tenable.

Ensuite, avant même de vouloir traduire, il y a le son. Des mots, des musiques.

Dites, vous avez vu les noms des musiciens ? Alors laissez vous tenter par le son de la voix de Sinikka.

698 - Yves Rovert " Inspirine, Live au Triton le 19 décembre 2008"

La photo est de Fabrice Journo.


Il y en a d'autres, toujours de Fabrice Journo, sur Citizen Jazz, de ce concert du 4tet "Inspirine".
Pour dire les choses simplement, l'alboume est un élément important pour l'artiste Yves Robert.
Déjà, avec l'Argent, il avait réalisé un objet sonore, musical et vocal unique et terriblement séduisant (encore disponible chez vos dealers d'alboumes). C'est un élément assez rare, donc précieux, pour le lien entre l'artiste et "son" public.
Yves Robert est un artiste joyeux ET rare.

Là, entouré d'une équipe dont on n'ose rêver, il propose une fois de plus une musique (une oeuvre) qui échappe à toutes catégorisations faciles.
Mais que cette musique nous passionne, tellement elle enchante.
Car quoi qu'on pense, c'est avec une énorme tendresse qu'Yves Robert compose et joue.

Alors, n'attendez plus, achetez "Inspirine".

29.12.08

697 - K-Space "Live JazzDor 18 novembre 2008"


tim hodgkinson - lap steel guitar, clarinet, bassclarinet
gendo chamzyryn - voice, percussion, flute and traditional instruments from tuwa (mongolei)
ken hyder - drums, percussions, voice, electronics

1. intro (1:00)
2. impro (47:51)
3. applo (1:24)
4. encore 1 (7:18)
4. applo(1:17)
6. encore 2 (7:54)
7. applo & fin (0:32)

Difficile de "décrire" k-space. Une expérience chamanique (chamanistique) ? Peut-être.
Mais même ainsi, c'est loin d'être fidèle.
Une transe ? Certes oui, mais encore ?
Le mieux, c'est encore de vous forger votre avis, sur l'enclume, métal porté à chaud (couleur orange) et d'y aller.
Attention, c'est tellement étrange que cela risque de provoquer des perturbations.
De celles que les passantEs adorent.

Il y a bien un alboume :
- Mais est-ce vraiment un alboume ?
- Non, répond le passant, c'est autre chose qu'un alboume

Mais cela fera un achat original, pour les derniers jours de l'année...

Par ici, quelques infos supplémentaires sur Traverses.
Encore un autre alboume (un vrai celui-ci) par ici.

Et non (nein, niet, no), ce n'est pas ce k-space là. Quoique...

Il y a bien quelque chose sur Wiki, mais c'est maigre...

Bien, le comité de rédaction, à l'unanimité, décide de clore le sujet et de vous inviter à maintenant écouter. C'est même le but de ce message. Avec celui de vous faire acheter les alboumes (l'un en est un, l'autre est autre chose) de k-space.

En route, passantEs. Hardi.

696 - Hélène Labarrière "Les Temps changent Live Saalfelden, 24 aout 2008"

Le concert de l'alboume "Les Temps changent".

Achetez l'alboume !!!

695 - Hélène Labarrière "Les Temps Changent"



Hélène Labarrière contrebasse François Corneloup saxophone baryton Hasse Poulsen guitare Christophe Marguet batterie Soizig Un jour plus tôt Regard suspendu September the bass Good boy Une cure d'inefficacité Histoire de collection Une femme sous influence La complainte de la butte Donde estan ustedes

À propos de ce disque, on a envie de laisser parler Hélène Labarrière : “Les temps changent”, et nous changent, parce qu’un groupe c’est aussi la somme de toutes ces rencontres, et que le temps déjà passé ensemble et séparément, contribue à nous faire construire, déconstruire et reconstruire la musique dans l’instant.

De "Soizig" qui ouvre cet album jusqu’à "Donde Estan Ustedes" qui le clôture, en passant par l’entêtant "Good boy" et "La Complainte de la Butte" à la sauvage ouverture, on a constamment la sensation d’un terrain mouvant aux multiples possibles. Les quatre musiciens semblent saisir au vol les options qui s’offrent à eux comme on attrape une balle au rebond avant de la renvoyer à son partenaire de jeu. Du jeu, c’est bien de cela dont il s’agit, mais de haut niveau. De la trempe de ceux qui n'oublient jamais leur objectif.

Pour ce second album (le précédent, "Machination", est paru il y a dix ans de cela), Hélène Labarrière, que l’on a eu l’occasion d’entendre de multiples fois, aux côtés de Sylvain Kassap notamment, auprès de qui elle fait merveille, s’est entouré de personnalités dont on ne peut penser que du bien, ne serait-ce qu’à la vue de leurs parcours qui entrent en résonance avec celui de la contrebassiste, mais également de leurs propositions artistiques. Le batteur Christophe Marguet, le saxophoniste baryton François Corneloup et le guitariste Hasse Poulsen apportent chacun une part d’eux-mêmes qui nourri le projet commun. On ressent ce bouillonnement qui ne cesse de maintenir l’attention de l’auditeur et surtout lui procure des sensations diverses, des émotions quelquefois fortes ou surprenantes.

Une œuvre ambitieuse et exigeante pour celui qui la découvre, mais d’une exigence définitivement à la hauteur de son contenu.

Pierre Villeret - Macao

[...] Difficile de chroniquer un album quand il vous embarque aussi loin que celui-là et que vous n’êtes pas encore revenu(e). Plus encore quand son titre vous rappelle l’avertissement d’oncle Bob : "And Keep your Eyes Wide / The Chance Won’t Come Again / And Don’t Speak Too Soon / For the Wheel’s Still in Spin." (The Times They Are A-Changin’)

Les yeux grands ouverts, en effet, et l’esprit : Hélène Labarrière vous emmène au-devant d’un monde aux couleurs et aux formes changeantes, aux ambiances sombres ou faussement simples, calmes ou déchirées/déchirantes.

La visite se fait dans un sens défini : les compositions s’enchaînent dans un ordre précis ; en plusieurs occasions, insensiblement, les dernières mesures d’un morceau appellent le suivant au point qu’on ne conçoit pas d’écouter une plage seule ("Un jour plus tôt" / "Regard suspendu" / "September the Bass" ; "Histoire de collection" / "Une femme sous influence"). D’ailleurs les titres eux-mêmes... [...]

Diane Gastellu - Citizen Jazz


Hélène Labarrière est pour moi une musicienne d’une totale intégrité : maîtrisant physiquement totalement sa contrebasse, elle démontre également une grande force d’abstraction — faisant preuve d’une vraie intelligence dans l’utilisation de ses merveilleuses aptitudes athlétiques. Et surtout (puisqu’il s’agit de musique après tout !) Hélène possède une véritable identité sonore. Sa façon de composer est à la fois érudite, aventureuse et plus que tout, aussi parfaitement organique que son jeu de contrebasse. C’est la Nature même qui semble s’exprimer à travers elle aussi naturellement que les fruits viennent s’épanouir aux branches des arbres après que le soleil et la pluie ont fait leur travail. J’ai eu l’occasion de l’entendre jouer dans de nombreux contextes différents, mais jamais je pense, avant ce magnifique CD, dans le rôle de directeur et catalyseur musical. Le soin avec lequel elle a choisi ici ses camarades démontre son souci du détail : ces musiciens savent jouer ensemble, à la façon d’une entité vivante et cohérente. De toute façon (les mots sont inévitablement maladroits) comme le dit le sens commun : cette musique parle d’elle-même. Portez toute l’attention qu’il mérite à ce fruit arrivé à maturité. Et nourrissez-en vos oreilles !

«Salam and Takadum» Robert Wyatt

Voir la galerie de Christophe Alary, sur flickr.

1 titre en écoute :

Good Boy

Disponible chez les Allumés du Jazz.
Alboume indispensable.