24.12.08

681 - Bijan Chemirani "EOS"


Où il est question de l'apprentissage de la pratique d'instruments (au-delà de l'en-vie, du don, des traditions et de la culture) comme celui des Arts Martiaux.

Ici, nulle revendication du "sex, drugs and R'n'R" si tendance chez nos pseudo-révolutionnaires de salons (où l'on prend le thé et les drogues, de concert, vu que dès le départ, la "révolte" R'N'R n'en a jamais été une, juste une posture sauf en de rares cas - je vous laisse juge des cas, rares, ceux qui ont tenu dans la durée).

Il est question d'apprentissage, peut-être ponctué de rires et de chants (certainement même), mais aussi de travail.
D'engagements.
D'astreintes.
D'une dose de travail immense, comme pour les ... Arts Martiaux.

Je déteste la case "musique du monde", elle intervient quand les esprits ne peuvent pas ouvrir leur boîte à chaussures, pour y ranger leur collection de papillons de nuit.
Ou celle des hannetons.
Ou de ce que vous voulez.

En fait, la case "musique du monde" intervient quand les petits "blancs" occidentaux" sont démunis.
Ni rock, no pip (pardon, ni pop), ni rien de classable géographiquement ou par genre (genre R'n'R, ou pop, ou jazz, ou chansons, ou rap, ou .... pffffffffffff), donc nous voilà embarqué dans les "musiques du monde".

Après, nous, petits définisseurs des genres classables, on ... classe.
Dans des bacs.
Étiquetés.
Mettre des étiquettes, ça rassure.
Surtout quand la musique vient d'ailleurs.
Et qu'elle ne vient pas des pays occidentaux.

Bijan est le plus jeune de la "tribu" Chemirani.
Et quand on lui parle de la case "musique du monde", ça le fait sourire.
Il n'a pas besoin de cette case, il est du monde.
Et être "du monde", ce n'est pas une case ou une étiquette.
C'est être du monde.

N'empêche, sa musique universelle est magique.
Ce n'est pas un surdoué, même s'il est issu d'une famille de musiciens.
Il a baigné dans cette musique, mais il en a fait aussi un objet d'apprentissage, comme un Art Martial.
Qui réclame humilité et travail, même pour les plus doués.
D'ailleurs, "doué", en Art Martial, cela n'existe pas.
Seul compte le travail.
L'humilité.
Le respect pour le Maître.

Et Bijan (comme ses frères et soeurs, comme ses parents, comme toutes celles et ceux de sa lignée) sont des acharnés, de travail, de musique, d'humanité.
C'est ainsi qu'il tracent dans le temps.

Je le sais.


(lien dans le propos)

680 - Sophie Hunger "Monday's ghost"








Sophie Hunger, étoile constante
Avec un éblouissant deuxième album, la chanteuse zurichoise se rend incontournable.

La scène du Montreux Jazz l'a confirmé avec clarté il y a quelques mois: Sophie Hunger est la plus belle étoile que le paysage helvétique ait vu passer depuis au moins une décennie. Sur les planches du Miles Davis, on attendait ce soir-là les géantes que sont Camille et Yael Naim, on allait se retrouver soufflé par une petite Zurichoise aux mouvements à peine esquissés, au verbe avare et hésitant, qui appréhendait le don de soi avec une retenue poignante. Le concert de la grande timide déclinait alors les lignes de son premier album, Sketches On Sea... (2006) qui l'avait catapultée à l'improviste dans les oreilles de quelques fouineurs têtus. On découvrait aussi, durant cette soirée des dames, une partie importante des nouvelles compositions qui allaient habiller Monday's Ghost. [...]
Le Temps

Le choix de Sophie
RODERIC MOUNIR

Culture SONGWRITING - La Zurichoise Sophie Hunger publie «Monday's Ghost», album très attendu qui confirme un talent helvétique en pleine ascension.
Le voilà donc, l'album tant attendu de Sophie Hunger, révélation musicale helvétique dont l'éclosion fulgurante s'est accompagnée d'un «buzz» inhabituel dans nos contrées. Après avoir tapé dans l'oreille d'un cercle d'initiés avec «Sketches on Sea», premier essai publié à compte d'auteure il y a deux ans, Sophie Hunger a enchaîné les concerts et enjambé le Röstigraben pour aller marquer d'une empreinte durable les planches du Montreux Jazz (en 2007 aux côtés de Fauve et Raphelson, et en 2008 en solo). Depuis, tout le monde guettait un futur enregistrement en forme de confirmation.
Entre-temps, la chanteuse, auteure et compositrice à la frange rebelle aura dû réfuter quelques clichés persistants («Non, je ne suis pas la Norah Jones suisse»...). N'empêche: quand le talent précoce se double d'un petit rien de grâce inexplicable, la fièvre monte. La jeune Zurichoise – 25 ans tout juste – sera-t-elle l'une de ces locomotives qui font défaut à une scène dont le dynamisme ne fait plus un pli? «Monday's Ghost» est d'ores et déjà promis au disque d'or – chose rare en ces temps de crise –, avec près de 15'000 copies écoulées en trois semaines.

L'émotion brute

L'objet du délit, mis en forme entre un studio bruxellois et celui du Flon à Lausanne, est un pur ravissement de folk anglophone aux accents tantôt soul ou jazzy, qui privilégie l'émotion brute servie par un brin de voix exceptionnel: juste et assuré, mais doué de cette fêlure qu'on retrouve chez Cat Power, Feist et autres héroïnes folk/soul auxquelles on comparera sans doute encore un certain temps Sophie Hunger. [...]




Première expérience en studio pour la jeune femme, Monday's Ghost a été enregistré avec ce mélange d'urgence et de parfait contrôle déjà à l'œuvre dans Sketches On Sea. Tout fut réalisé en deux semaines au studio ICP à Bruxelles, la production du disque revenant à Marcello Giuliani, complice d'Etienne Daho, de Jane Birkin et du trompettiste Erik Truffaz. Les musiciens qui accompagnent la chanteuse n'ont pas été recrutés mais constituent un vrai groupe. « Je ne pourrais pas me produire sur scène, ni enregistrer en studio, sans connaître les gens qui jouent avec moi, j'ai besoin de leur confiance pour y arriver. Les musiciens présents sur l'album sont ceux avec qui je suis en permanence : Christian Prader à la flûte, à la guitare et au piano ; Michael Flury au trombone. C'est Marcello Giuliani qui joue la basse. » Depuis un batteur, Julian Sartorioz, et un bassiste, Balz Bachmann, sont venu compléter la formation. Sophie joue quant à elle du piano, de la guitare et de l'harmonica sur l'album. Dans l'alliage d'harmonies folk et d'instrumentations rock que propose Monday's Ghost, s'invitent ainsi des tonalités inédites, celles rugueuses de l'allemand sur Niemand , celles ambrées des cuivres sur Shape ou Monday's Ghost, ajoutant ici une note jazz , là une touche d'expressionnisme central européen.

Les chansons de Monday's Ghost ne racontent pas d'histoires à proprement dit, mais procèdent par impressions. Chacune possède toutefois cet éclat particulier qui permet d'y retrouver un reflet de soi-même et de sa propre histoire

CapCampus

(lien dans le propos)

23.12.08

679 - Arve Henriksen "Cartography"


Arve Henriksen: trumpets, voice (1, 6), field recording (1)
Jan Bang: live sampling (1, 5, 10), samples (2, 3, 6, 8-12), beats (2, 3, 7), programming (2, 3, 5, 6, 10, 12), bass line (6), dictaphone (6, 8), arrangement (11, 12)
Audun Kleive: percussion (1, 11), drums (10), organ samples (7)
David Sylvian: voice (2, 11), samples (2), programming (2)
Helge Sunde: string arrangements (2), programming (2)
Eivind Aarset: guitars (3, 11)
Lars Danielsson: double-bass (3)
Erik Honore: synthesizer (3-5, 7, 10), samples (3), field recording (4, 7), choir samples (7)
Arnaud Mercier: treatments (4)
Trio Mediaeval: voice sample (6); Verene Andronikof: vocals (6); Vytas Sondeckis: vocal arrangement (6), vocal performance (6); Anna Maria Friman: voice (10)
Stale Storlokken: synthesizer (10), samples (10).

Poverty and Its Opposite
Before and Afterlife: Part One, Part Two
Migration
From Birth
Ouija
Recording Angel
Assembly
Loved One
The Unremarkable Child
Farmer's Ghost: Part One, Part Two
Thermal
Sorrow and Its Opposite

Increasingly well-known to ECM fans for his work with Christian Wallumrod, Trygve Seim and Jon Balke, Cartography is Arve Henriksen's debut as a leader for the label. A logical successor to his impressive Rune Grammofon discs—Sakuteiki (2001), Chiaroscuro (2004) and Strjon (2007)—it's also the Norwegian trumpeter's most ambitious release to date. [...]

All About Jazz

(lien dans le propos)

678 - Dino Saluzzi & Anja Lechner "Ojos Negros"


As of this writing, Ojos Negros, the new album of duets by bandoneon master Dino Saluzzi and classical cellist Anja Lechner, has been the subject of four glowing reviews at AAJ. Add to those Steve Lake's excellent liner notes and it would seem there is little else to say about this crepuscular and poetic record.[...]
All About Jazz.

(lien là où vous savez)

677 - Erik Truffaz "Rendez-vous : Paris-Bénarès-Mexico"


Pendant la crise, les gestes d’artiste continuent : Erik Truffaz donne Rendez-vous, un coffret de trois disques rassemblant musiques de rencontres et de voyages, textes et photos. Le trompettiste quadragénaire, considéré à ses débuts comme l’un des descendants directs de Miles Davis, sut, dès 1998, se frotter à la diversité, en empruntant les chemins du rap, du rock, et de l’electro. Il voue la plus parfaite admiration à Jon Hassell et lui emprunte parfois, dans son dernier enregistrement, un jeu minimaliste, les ponts jetés entre primitif et moderne, et le goût du son comme sculpture monumentale....Christian Larrède
Un disque en trois épisodes, ou trois nouvelles dans un recueil : le nouveau Truffaz n'est pas un mais plusieurs, qui se présente sous la forme d'une collection de trois albums courts (une grosse demi-heure chacun), reflets d'une ville et d'une rencontre, et proposés séparément ou en coffret sous le titre générique Rendez-vous....

Bernard Quiriny

CD1 (Paris)

01.- Mr Wyatt
02.- Come Together
03.- Addis Abeba
04.- Nature Boy
05.- Nina'S Dream
06.- La Mouche
07.- Goodbye Tomorrow
08.- Don'T Stop
09.- The Fly

Erik
Truffaz: trompette
Sly
Johnson: voix
Jon
Hassell: trompette

CD2 (Benares)

01.- Tarana
02.- Saraswati
03.- Yay !
04.- Anil (Live At Cully)
05.- Tribute (Live At Cully)

Malcolm
Braff: piano
Erik
Truffaz: trompette
Indrani
Mukherje: chant
Apurba
Mukherjee: tabla

CD3 (Mexico)

01.- Al Mediodia
02.- Good News From The Desert
03.- Avant L'aube

Erik
Truffaz: trompette
Murcof: electronics

(liens dans le commentaire)

22.12.08

676 - Erik Friedlander "Live 2 mars 2008 : Volac: Book Of Angels Volume 8"

C'est le concert de "Volac".
Solo de violoncelle.
Être seul, avec son instrument, et jouer.
Intense et dense, la musique composée par John Zorn trouve ici un interprète terriblement modeste et humain.
C'est un peu le pari de toute cette "saga" des "Book of Angels" : des projets humains.
Certains foisonnent, démultiplient, s'éparpillent (ce qui n'est pas négatif, il faut parfois être le virus).

Mais là, ce solo est immense.
La musique devient plus importante que la musique.
Cela peut paraître un tantinet "pompeux".
M'en fiche.
J'suis chez moi.
Et je peux dire ce que je pense de cette musique.
C'est ce que je fais, et pas que pour la musique.
Pour tout.

Pas moyen de faire autrement.
Il n'est pas possible de s'en tenir uniquement à la musique, même si elle est par nature essentielle.
Comment faire, sans elle ?
Mais aussi, comment faire ?
2008, l'aboutissement de l'esprit de Vichy, pas les pastilles, ni les tissus, mais la soumission à la doctrine du "chef".
L'exacte reproduction de l'amorce d'un vote, celui des "pleins pouvoirs" donnés au "chef" par une meute de soumis.
Tous tétanisés et hypnotisés par l'avalanche des mots sales et des mesures dignes de Vichy.
D'ici, tout semble déjà mort.

Heureusement, parfois, il y a des résistants.
Comme Stéphane Hessel.
Prenez le temps d'écouter.

D'où ce coup de projecteur sur la musique de John Zorn.

Radical Jewish Culture.

(lien dans le propos)

675 - Droits de l'Homme - 60 ans - Stéphane Hessel

674 - Alain Bashung "Lille 5 avril 2008"



D'autres photos par ici.

1- Comme un lego
2- Je t'ai manqué
3- Hier à Sousse
4- Volontaire
5- Samuel Hall
6- Vénus
7- L'irréel
8- La nuit je mens
9- Je tuerai la pianiste
10- What's in a bird
11- Légère éclaircie
12- Ma petite entreprise
13- A perte de vue
14- Happe
15- J'passe pour une caravane
16- Résidents de la République
17- Osez Joséphine
18- River deep, mountain high
19- Fantaisie militaire

Rappel 1:

20- Madame rêve
21- Sur un trapèze
22- To Bill [Calamity Jane] (avec Chloé Mons)
23- Vertige de l'amour
24 - Malaxe (oubli réparé, merci Dr !)

Rappel 2:

25- Angora
26- Nights in white satin




(liens dans le propos)

673 - Ydlune Levy

À quoi sert la détention «préventive»

«Attendrir la viande»
Dans le Canard Enchaîné de ce jour (17 décembre) : «Depuis un mois, à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s’allume dans la cellule d’Ydlune Lévy, présumée d’“ultragauche” saboteuse de caténaires SNCF. (…) Officiellement, c’est “pour la protéger d’elle-même”. En réalité, comme le concèdent des juges en privé, il s’agit d’abord d’“attendrir la viande” de cette “dangereuse terroriste” promue par MAM ennemi public no 1 avec son compagnon Julien C. (…) À la question de Libération (11 décembre) : “Comment s’expriment leurs velléités terroristes ?”, le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu : “De par leur attitude et leur mode de vie.”»
Renseignement pris auprès d’un vieil avocat, l’expression «attendrir la viande» est utilisée depuis toujours. Il s’agit d’en faire baver aux présumés coupables pour les pousser à coopérer.
Il y a des jours où l’on hait sa langue maternelle.

672 - Beth Gibbons & Rustin Man "Live Duisbourg 3 juillet 2003"




mysteries
romance
drake
resolve
spider monkey
tom the model
sand river
funny time of year
candy says
show

Beth Gibbons
Paul Webb
Adrian Utley
Simon Edwards
Jason Hazeley-Smith
Lee Harris
Clare Mactaggart


(liens dans le propos)

671 - Arild Andersen "Electra"


Birth of the Universe
Mourn
The Big Lie
Chorus I
Electra Song Intro
Electra Song
Electra Song Outro
Chorus II
7th Background
One Note
Whispers
Divine Command
Clytemnestr's Entrance
Loud Sound
Chorus III
Opening
Chorus IV
Big Bang.

Arve Henriksen : trumpet
Eivind Aarset : guitars
Paolo Vinaccia : drums, percussion
Patrice Héral : drums, percussion, voice
Nils Petter Molvaer : drum programming
Savina Yannatou : vocal
Chrysanthi Duuzi : vocal
Elly-Marina Casdas : chorus vocal
Fotini-Niki Grammenou : chorus vocal
Arild Andersen : double-bass, drum programming.

Im Rausch der Droge Musik
Von Frank Becker

Mit einem einzigen 18 Sekunden währenden Hauch (aus Arve Henriksens Trompete) wird die Erde geschaffen, und das Leben auf ihr beginnt mit Klage und Lüge. Der norwegische Bassist Arild Andersen hat ein ergreifendes Epos über das mythologische Elektra-Thema komponiert, ursprünglich für eine Aufführung des "Spring Theatre" Athen - danach mit hochkarätigem Ensemble und griechischem Chor in seiner Osloer Wohnung und Studios in Kopenhagen, Montpellier und Athen für das Album aufgezeichnet, das jetzt eindrucksvoll erneut den hohen Rang unterstreicht, den er mit seinem die Genres übergreifenden Jazz seit mehr als einem Vierteljahhundert manifestiert.

Es ist die Geschichte Elektras, Tochter des Agamemnon und der Klytaimestra, die ihren Bruder Orestes auf Geheiß des Apollon zum Mord an der Mutter und deren Geliebten Aigisthos anstiftet, nachdem diese beiden den Agamemnon getötet haben. Homer, Aischylos, Sokrates und Euripides haben sich des dramatischen Themas schon in der Antike angenommen. Voltaire und Vittorio Alfieri arbeiteten den mythischen Stoff in der Zeit der Vorklassik literarisch auf, Ernst Krenek, Jean-Paul Sarte, Gerhart Hauptmann und Hugo von Hofmannsthal u.a. in der Neuzeit. Schuld und Verstrickung, Tod, Rache, Strafe und Verzeihung geben seit jeher der Philosphie, der Darstellung im moralischen Theater aus unterschiedlichen Gesichtspunkten und der musikalischen Umformung Nahrung.

Arild Andersen hat mit seiner Komposition, deren 18 Szenen sich um ein komplexes zentrales Motiv gruppieren, ein faszinierendes Werk von höchstem ästhetischen Anspruch und Wert geschaffen, das seine Mit-Musiker und die griechischen Sängerinnen mit einem Libretto nach Sokrates kongenial umsetzen. Dem Hörer widerfährt ein intensives tief meditatives Erlebnis, das sich beim wiederholten Genuß zunehmend weiter und tiefer erschließt. Durch den sensiblen Einsatz der Stimmen und von Instrumenten auch außereuropäischer Kulturen wie Tablas, Udu und Djembé wird das Erleben zu einem beinahe überirdischen Genuß der in dieser Dosierung der Sorte weltmusikalischer Jazz nachhaltig berauschenden Droge Musik.

Henriksen, Héral, Vinaccia, Molvær, Aarset und Andersen gelingt mit Inspiration und der Hilfe der berückenden Stimmen des olympischen Chores einfach alles auf diesem Album. Der Orient Indiens veschmizt mit dem Okzident, Historisch-mythologisches verliert die Zeitgebundenheit. Ein Meisterwerk. Orest wird zur Strafe für seine Tat von den Erynnen in den Wahnsinn getrieben - Arild Andersen hingegen wird durch sein "Electra"- Epos eine Stufe höher auf dem Weg zum musikalischen Olymp aufsteigen.


Once spoken of along with Garbarek, Rypdal and Christensen as one of the “Big Four” of Scandinavian jazz, recent developments in the indigenous jazz of this fertile region have produced many new challengers to Andersen’s crown. … Electra amply fulfils the brief for a modern, fluid, and spacious sound-scape. Vocalists join the mix more as a choral texture than for any lyric purpose, leaving Henriksen’s plaintive trumpet as the de facto lead vocalist. … The longest and boldest piece on the disc, it exemplifies the seamless fusion of ancient and cutting edge materials. Andersen’s talents as a composer have rarely been so much in the spotlight… His precise, warmly resonant bass-lines sound as good as ever, and although Electra may be a long way from Afric Pepperbird, Andersen should be a vital cornerstone of any new Big Four for the 21st Century. Strongly recommended. Fred Grand, Jazzreview

Norwegian bassist Arild Andersen’s varied musical palate consists of modern jazz and genre busting formats amid his first-call session status for artists, namely on this celebrated, German record label. This effort was enacted for the performance “Electra,” by the “Spring Theater” in Athens, Greece. And besides Andersen’s full-bodied acoustic bass tone, this studio session is engineered with dabs of Greek pathos, electronics processing, drum programming, choral vocals and more.

Andersen’s probing arco-lines and organic single note articulations generate a rich, bottom-end luster to these works that often equate to cavernous regions of sound, where notions of a time-capsule come to mind. With electric guitarist Eivind Aarset’s panoramic crunch chords providing a swarming backdrop to groove-patterned rhythms and layered effects, the music is largely, indefinable. Elements of jazz weave throughout, partly due to trumpeter Arve Henriksen’s misty choruses, but world music with an antique-like edge is an attribute that presents itself in an uncanny manner.

The bassist’s musical mindset is designed with expansive storylines that gravitate into sheets of sound, firmed up by quaint melody lines and subliminal background treatments. Andersen’s music takes on spiritual characteristics, especially with the lead and somewhat, angelic lead vocals of Savina Yannatou and Chrysanthi Douzi. Ultimately, these arrangements convey a technologically orchestrated electro-acoustic viewpoint, spiced up with East Indian modalities, oscillating rhythmic flows and other niceties. To that end, Andersen’s inner sanctum is heartily portrayed via a sophisticated approach that yields unorthodox, but highly entertaining residuals. Glenn Astarita, Jazzreview

(voir commentaire)

670 - Vincent Gallo "Live Hiroshima - Club Quattro - 29 décembre 2001"

1. I Wrote This Song for the Girl Paris Hilton (4:32)
2. So Sad (2:28)
3. Laura (6:27)
4. My Beautiful White Dog (7:38)
5. Was (4:36)
6. Band Introduction (1:22)
7. Teresa (2:32)
8. Cadence and Cascade (Fripp/Sinfield) (4:30)
9. Apple Girl (2:59)
10. When (6:16)
11. A Taste of Honey (Scott/Marlow) (3:42)
12. Lonely Boy (3:24)
13. Yes I'm Lonely (8:54)
14. A Picture of Her (5:43)

Vincent Gallo - Vocals, Guitar, Bass, Mellotron
Josh Klinghoffer - Guitar, Bass, Piano, Vocals
Carla Azar - Drums, Guitar, Mellotron, Vocals


Tout a déjà été dit et écrit sur Vincent Gallo, artiste multicartes et protéiforme (mot avec hiatus !).
Dans ce "tout", il y a bien entendu du pipole.
C'est le lot commun des artistes et la manière parfois pour certains d'exister, car parler des autres (surtout des connus) reste la manière d'exister la plus banale et la plus partagée.

Impossible de faire silence, parfois.

N'empêche, écouter, c'est se taire.
D'où cet enregistrement en public, sublime.

(liens dans le commentaire)

21.12.08

669 - Carlos Bechegas André Goudbeek Peter Jacquemyn "Open Density"


Carlos Bechegas, flutes, voice
Andre Goodbeek, alto saxophone, bass clarinet, bandoneon
Peter Jacquemyn, double bass.
  1. Density I (07.41)
  2. Density II (07.22)
  3. Density III (08.48)
  4. Density IV (17.48)
  5. Density V (03.15)
Recorded live on 2 August 2002 at the Antwerp 29th Free Music Festival.

(liens dans le propos)

668 - Matthieu Donarier & Poline Renou "Kindergarten"


01.Ouverture
02.Hampaté Bâ
03. Neige
04. Petit Jardin 1
05. Petit Jardin 2
06. Parti en mer
07. Crocus
08. Cinematograf
09.Ubac
10. JigJig
11.Hopscotch
12. Vox Populi
13. Yoruba
14. Petit Jardin 3
15. Au refuge

"Vous n’imaginez pas tout ce qu’il est possible de faire avec une clarinette et une voix, sans forcément aller chercher dans des modes de jeu spéciaux ni recourir à des effets électronique. Donarier et Renou se présentent ici à découvert comme au premier jour dans la presque totalité des quinze bijoux de ce recueil d’une rare originalité." (Nicolas Brémaud) Jazz Magazine, disque d'émoi.

Un projet acoustique hors des sentiers battus.
Saxophoniste et clarinettiste polyvalent, Matthieu Donarier fait partie depuis une dizaine d’années de quelques-unes des formations exigeantes du jazz d’aujourd’hui (Caratini Jazz Ensemble, Le Sacre du Tympan, Daniel Humair Baby Boom, Le Gros Cube, Gabor Gado quartet, Stéphan Oliva quintet…) tout en développant ses propres projets, notamment son trio avec Manu Codjia et Joe Quitzke.

Après un premier CD très remarqué Optictopic (Yolk, 2004), Matthieu Donarier a pris le temps d’explorer de nouveaux univers avant d’entrer une nouvelle fois en studio. Son nouvel album intitulé Kindergarten (le jardin d’enfant) est le fruit d’une aventure artistique : deux ans de travail et de recherches avec Poline Renou. Membre du Huelgas Ensemble, elle est une musicienne ouverte, pratiquant aussi bien les musiques anciennes et contemporaines que celles d’aujourd’hui. Ils se sont découverts une vision artistique commune, et Matthieu a trouvé en elle une partenaire capable de l’accompagner sur des voies esthétiques inédites.

A travers les compositions de Matthieu Donarier (une est de Poline Renou), ces deux musiciens, aux parcours très différents, ont construit un univers particulier, fragile, polymorphe, qui ose le silence et la nudité, mêlant poésie écrite et instantanée, murmures harmoniques et fureurs rythmiques. Une musique inclassable qui emprunte aussi bien au jazz qu’à la musique de chambre, à la musique contemporaine ou à la musique africaine.

Mais Kindergarten n’est pas qu’un simple album, c’est aussi un petit objet (avec un livret-songbook indissociable), dont toutes les illustrations et les textes (à l’exception d’un texte de Nicolas Bouvier) sont signés par Matthieu Donarier.

Dans le prolongement de l’album, cette création se déclinera sur scène pour devenir une formule à géométrie variable, adaptée selon les lieux de diffusions, avec des invités : musiciens bien sûr, mais aussi conteurs, danseurs, vidéastes et circassiens.

Yolk

Si vous franchissez le pas, l'objet ne coûte que.... 8 €.

Et vous disposerez d'un très bel objet visuel et sonore, avec un livret superbe en dessins et textes.

(liens dans le propos)

667 - Robin Holcomb "John Brown's Body"


Encore un retour, en juin 2008.
Cette année 2008 serait-elle en mal de finir, qu'elle s'attarde ainsi sur elle-même ?
Est-ce une crainte diffuse de 2009 qui bloque ainsi.
Pour les indécrottables optimistes, rendez-vous dans la rubrique désastres ordinaires.
Qui effleure à peine le sujet.
Mais me fiche une trouille terrible.

(lien dans le commentaire)