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8.7.10

Marc Ducret Trio "Jazz à Vannes, 30 juillet 2009"


Marc Ducret (guitar)
Bruno Chevillon (double bass)
Marc Echampard (drums)


Les titres sont annoncés entre les ... titres, concert retransmis sur France-Musique, le 22 aout 2009.

30.12.08

698 - Yves Rovert " Inspirine, Live au Triton le 19 décembre 2008"

La photo est de Fabrice Journo.


Il y en a d'autres, toujours de Fabrice Journo, sur Citizen Jazz, de ce concert du 4tet "Inspirine".
Pour dire les choses simplement, l'alboume est un élément important pour l'artiste Yves Robert.
Déjà, avec l'Argent, il avait réalisé un objet sonore, musical et vocal unique et terriblement séduisant (encore disponible chez vos dealers d'alboumes). C'est un élément assez rare, donc précieux, pour le lien entre l'artiste et "son" public.
Yves Robert est un artiste joyeux ET rare.

Là, entouré d'une équipe dont on n'ose rêver, il propose une fois de plus une musique (une oeuvre) qui échappe à toutes catégorisations faciles.
Mais que cette musique nous passionne, tellement elle enchante.
Car quoi qu'on pense, c'est avec une énorme tendresse qu'Yves Robert compose et joue.

Alors, n'attendez plus, achetez "Inspirine".

29.12.08

693 - Stephan Oliva / Bruno Chevillon / Paul Motian "FantasmE - The Music of Paul Motian"


Stephan Oliva p
Bruno Chevillon b
Paul Motian ds

1: Interieur Jour
2: Five Miles To Wrentham
3: Dance
4: Sables
5: Fantasm
6: Blue Midnight
7: Fiasco
8: Impromede
9: Etude
10: "M"
11: Folk Song For Rosie
12: It Should Have Happened A Long Time Ago

Il n'y a rien de secret, ni de confidentiel, simplement plane (ou résonne) un mystère assez étrange autour de cette musique et des musiciens de ce trio.

Ce n'est pas une question de notoriété (tous sont reconnus et très largement estimés pour ce qu'ils sont, c'est à dire des musiciens un peu hors-pistes, hors sentiers battus, hors "prêt-à-jouer), ni d'hermétisme ou de je ne sais quel attitude fermée selon l'adage bien pensant et boboïsant qui voudrait que cette esthétique là reste inaccessible, comme si dès les premières notes on allait se heurter à l'incompréhensible alors que nous sommes là en présence d'une autre manière d'être, et comme nous sommes tous, cette musique là est accessible, car simplement belle... ce mystère fait partie de la musique, comme si l'acte même de jouer et donc d'improviser (parfois) génére du mystère.
La création, cet acte unique, ici, trouve sa plus belle expression, donc nous renvoie sans cesse à cette zone inconnue qui fait echo à la musique.
Et, parfois (comme ces si belles notes du début de "Sables" - mais c'est tout "Sables" qui nous touche), l'évidence s'impose, comme si l'auditeur attentif savait de toute éternité que cette beauté là était attendue.
Car dans cet alboume, il y a d'intenses beautés.
Multiples.

13.12.08

644 - Bruno Chevillon solo "hors-champ"


Bruno Chevillon (basse électrique, contrebasse, électronique), Antye Greie-Fuchs (voix sur "Germania" et "Dans sa tête abaissée")

Laissant de côté sa maîtrise de l'instrument (contrebasse), ici, c'est la matière sonore qui est mise en avant.
Questionnée.

Çà craque, feule, sourd, gronde, s'étreint et s'éprend.
C'est même très dense, puissant. L'instrument échappe au musicien, plonge dans des régions inconnues, ne laissant finalement au musicien que le non-choix de le suivre.
Il n'est plus l'heure de chercher à se repérer, mais à percevoir parfois la fureur des paysages sonores étranges et peut-être même terrifiants.
S'il faut une couleur, c'est le noir.

Là où Hubert Dupont est blanc, Bruno Chevillon est noir.
Mais attention, l'un n'atténue pas ni ne réduit l'autre.
Il n'y a pas de place pour le gris.

(lien là où vous savez)

26.3.08

416 - Humair Ducret Chevillon Eskelin : Liberté surveillée


C’est dans la chaleur torride du Centre Culturel Suisse à Paris, que Daniel Humair a enregistré trois jours durant son nouveau disque (nous étions au mois de juin). Avec lui son trio, avec lequel il avait déjà gravé quatre titres « Quatre fois trois » (notamment la géniale reprise des Oignons de Sidney Bechet) et Ellery Eskelin, saxophoniste majeur de la scène actuelle.

La très bonne idée, c’est d’avoir enregistré, non pas dans l’atmosphère un peu castratrice du studio, mais devant un public venu en nombre. La musique s’en ressent bien entendu, les morceaux sont étirés, les changements de cap fréquents. Jusqu’à un certain point : on n’est pas non plus dans l’atmosphère d’un club et la musique ne part pas à droite et à gauche. Liberté Surveillé, on nous avait prévenu.

Dans ce double album (là aussi c’est plutôt rare et c’est à souligner), il y a la fougue et l’inventivité de ce trio résolument tourné vers la modernité, cette volonté d’arpenter des terrains vierges. On pouvait compter là dessus avec Ducret par exemple, dont on redécouvre avec plaisir, le versant plus « jazz » de son jeu. Moins de saturations, plus d’architecture, et toujours cette fabuleuse assise rythmique. Modernité donc et ceci sur un répertoire des plus pertinents, quelques classiques que connaissent ceux qui suivent les différentes aventures de Daniel Humair (Kühn, Jeanneau, Portal), un thème plus avant-gardiste sous forme de questions-réponses (Marc Ducret). Deux ballades de toute beauté aussi, Salinas de Kühn, et Ira Song du batteur où Chevillon fait parler sous ses doigts le drame du peuple irlandais. C’est ce qu’on appelle la profondeur, elle est le signe des maestros.

Autre signe : toute la dimension orchestrale de la batterie du leader se retrouve pour notre plus grand plaisir. La frappe d’Humair est resplendissante de richesse et de diversité rythmique.

Quand à Eskelin, s’il assume parfaitement sa place d’invité, il ne trouve certainement pas toute la superbe qu’on lui connaît sur ses propres enregistrements. Disons simplement qu’il tire bien son épingle du jeu. Malgré cette petite remarque et si on ajoute à cela une prise de son impeccable, on obtient un disque qui fait l’évènement.

Charles de Saint-André (4 novembre 2001)