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2.1.09

707 : Patricia Barber "A Distortion Of Love"

Patricia Barber, voice, piano
Adam Nussbaum, drums
Marc Johnson, bass
Wolfgang Muthspiel, guitar

Summertime
Subway Station No.5
You Stepped Out of a Dream
Parts Parallels
Or Not To Be
Yellow Car
Yet Another in a Series of Yellow Car
I Never Went Away
My Girl
By Myself

Singer/pianist Patricia Barber never fails to amaze with her original material and her very unique takes on old standards. She is that rarest of jazz musicians—highly thoughtful, at times even cerebral, but always swinging—the kind of jazz musician Gerry Mulligan used to call a "wailing wig."

A Distortion of Love from 1992 showcases Patricia Barber the consummate jazz pianist as well as the chanteuse with the husky voice which has become her trademark of late. There are some very interesting purely instrumental tracks on this album, especially the hard driving McCoy Tyner-ish "Subway Station No. 5," the impressionistic "Parts Parallels," and "Yet Another in a Long Series of Yellow Car" which has a Joe Zawinul/Weather Report feel to it.

Barber has a way with ballads that is haunting. Displaying a penchant for extremely slow tempi a la Dee Barton's arrangement of "Here's That Rainy Day" made famous by the Stan Kenton Orchestra, Barber makes George Gershwin's "Summertime" all her own as she squeezes every ounce of lethargy and ennui out of the song's text. "You Stepped Out of a Dream" receives a magnificent interpretation by Barber and her combo and is the highlight of the album. Wolfgang Muthspiel's guitar solo nicely complements Barber's highly nuanced vocal.

If you like jazz that provides food for thought as well as swings, Patricia Barber's A Distortion of Love is the album for you.

All About Jazz


24.7.07

222 - Patricia en France




Patricia Barber - piano & vocals
Neal Alger - guitar
Michael Arnopol - bass
Eric Montzka - drums

Gotcha 6:14
Dansons La Gigue! 5:13
Crash 7:28
Laura 5:27
Pieces 6:47
Blue Prelude 5:54
Witchcraft 6:28
Norwegian Wood 7:10
Whiteworld 6:08
Call Me 6:37

"J’ai toujours été francophile, affirme Patricia Barber ; une chose que j’apprécie tout particulièrement avec les Français, c’est qu’ils n’en font pas trop. C’est un peu comme ma musique, et je pense que c’est la raison pour laquelle nous ressentons cette affection mutuelle". Pour cette raison et pour plein d’autres : ce qui est certain, c’est que la cote de popularité de la chanteuse et pianiste américaine dans l’Hexagone n’a pas cessé de grimper en flèche depuis (au moins)
Companion, un live capté en 1999 à Chicago qu’on inscrirait bien dans notre catalogue de la discothèque idéale pour sa seule reprise finale de Black magic woman, le hit de Carlos Santana. Textes finement écrits et bourrés d’humour, musiciens fidèles ("il est vital que le groupe reste intact", souligne-t-elle en citant Jarrett, Meldhau ou Metheny), voix d’alto envoûtante et jeu de piano sobre et délicat : les ingrédients ne changent pas dans ce nouvel album enregistré lors de trois concerts en mars et avril dernier à Metz, La Rochelle et Paris (à la Cigale) avec ses accompagnateurs habituels, Neal Alger (guitare), Michael Arnopol (basse) et Eric Montzka (batterie). Cinq originaux et cinq reprises forment un répertoire équilibré et idéalement monté, entre atmosphères urbaines bien à sa manière et groove en acier trempé (Arnopol et Montzka peuvent faire des merveilles en la matière : écoutez Crash), détour sensuel par la poésie de Verlaine (Dansons la gigue, avec ce merveilleux accent qui ne joue pas peu dans le charme de sa diction) et ballade mélancolique (Laura). L’excellent Neal Alger perturbe subtilement l’ambiance avec ses arpèges électriques et les effets très aquatiques de sa guitare, la chanteuse laisse volontiers la place à une pianiste à l’élégance discrète et ludique (le standard Witchcraft , pause rafraîchissante et impeccable qui soulève l’enthousiasme du public de Metz) ; les Beatles fournissent le prétexte à une improvisation étourdissante (Norvegian wood), la délicate samba Call me immortalisée dans les sixties par Chris Montez offre une conclusion idéale ("c’est le titre idéal pour un second rappel", confirme-t-elle très professionnellement). Talent, caractère, sensualité joueuse et sophistiquée : un Live qui ne laisse plus aucun doute sur le fait que Patricia Barber est l’une des chanteuses de jazz les plus douées, fines et charismatiques de sa génération.
Bernard Quiriny
chronicart

(liens dans le commentaire)

27.5.07

195 - Patricia BARBER, depuis Split et le tout début...

Patricia BARBER est très présente ici au détour de certains Potlatch. Ce n'est pas par hasard.

I could eat your words, de Verse
là, le magnifique Dansons la gigue, encore sur Verse
et voici Winter, de Modern Cool
et là, Constantinople, encore de Modern Cool
encore avant, The Hours, sur Mythologies
et voici Persephone, du toujours Mythologies
et le tout premier, Orpheus Sonnet, de Mythologies

Ils sont tous sur des Potlatch différents, alors si ça vous tente....

Et voici le premier alboume de Patricia BARBER, en 1989. Déja un alboume extraordinaire...



La reconnaissance tarde
Patricia Barber n'a absolument rien à envier à ces grandes chanteuses comme Diana Krall qui occupent le devant de la scène de ces dernières années. Elle a une voix éblouissante, un style personnel, un immense talent de pianiste. Pourtant, alors qu'elle a déjà 7 albums a son actif, elle demeure encore trop peu connue du grand public. Patricia a pourtant montré dès la sortie de son premier album de quel bois elle se chauffe. Du bon de première qualité qui ne s'éteint pas d'un souffle. Sur Split, sorti en 1989, elle nous chantait entre autres « Alone Together » d'une façon absolument magistrale, qui nous rappelle un peu le style de Kurt Elling. Dans « Distortion of Love », enregistré en 1992, Patricia nous livre une version de Summertime fort audacieuse et magnifique. « Café bleu », qui date de 1994, est tout aussi brillant que les précédents. Sur « Modern Cool », sorti quatre ans plus tard, Patricia se frotte à la plus célèbre chanson des Doors, « Light my Fire », et en offre une version inoubliable. C'est peut-être d'ailleurs cette interprétation-là qui piquera la curiosité de ceux qui ne la connaissent pas, et fera d'eux des fans à jamais...À moins que le déclic ne se fasse plutôt avec cette incroyable, cette brillantissime version de « The beat goes on » de Sonny & Cher qui figure sur le disque « Companion » datant de 1999 ! Absolument fabuleux ! « Nightclub », sorti en 2000, contient plusieurs chansons très connues auxquelles Patricia donne un second souffle de la plus brillante des manières. Il en va ainsi de cette délicieuse « Summer samba » et « d' Autumn leaves ». Finalement, « Verse » paru en 2002 est extraordinaire et nous offre une merveilleuse chanson en français, « Dansons la gigue », dont les paroles sont de Verlaine. Tous les disques de Patricia sont de pures merveilles, alors pourquoi tarde t-on tant à lui donner la place qu'elle mérite ?
Béatrice André

La nostalgie des formes d'expression modernes à visage humain
Les propos de Patricia Barber sont éclairants pour voir la trajectoire de nos sociétés depuis que le visage de ce qui fait notre ancrage identitaire a perdu tous ses contours, avalé qu'il est par la production technologique et parfaitement anonyme de nos vies. Ses nostalgies quand elle songe aux oeuvres de Cézanne ou à celles de Picasso nous conduisent par la réflexion à voir que ces modes d'expressions, tels qu'ils se manifestent particulièrement chez ces deux peintres, amalgament encore les contenus et les formes dans des structures d'où le contenu et par conséquent la part de l'humain n'a pas encore complètement disparue. Qu'il s'agisse du précubisme de Cézanne ou du cubisme de Picasso, derrière la forme se profile encore le fond. Chez Verlaine, le même amalgame se produit par l'introduction de la ligne mélodique des mots et des assonances parmi les structures des images. En ce début du 20e siècle, la production des artistes reflétait le fait que la production artisanale n'avait pas encore cédé complètement la place dans la production comme dans l'image identitaire de l'humain. En ce début de 21e siècle, il en va tout autrement et le règne des structures sans contenu et de l'art abstrait prend toute la place en attendant que celle des contenus et de l'humain retrouvent les figures qui permettraient leur expression. Les modes d'expression de cette chanteuse comme de celle de Diana Krall, en recourant parfois aux mélodies nostalgiques, confirment que ces attentes sont bien réelles et qu'elles correspondent à des besoins qui ne regardent pas seulement vers le passé mais aussi vers l'avenir.
Marc Audet

Aux antipodes des produits de synthèse virtuels et insipides fabriqués par le Spectacle pour "occuper le terrain" (mythologique mais surtout commercial !), Patricia Barber, la quarantaine anonyme et un brin névrotique, incarne à elle seule le renouveau inespéré d’une espèce terriblement anachronique et qu’on pensait à vrai dire en voie d’extinction terminale : la chanteuse de jazz. Après plus de vingt ans passés à écumer les clubs de sa ville natale, Chicago, approfondissant chaque soir un peu plus un univers personnel parfaitement original, composé d’étranges chansons crépusculaires et tendrement ironiques, ancrées dans un imaginaire résolument jazz mais ouvertes aux diverses formes de la culture pop ambiante, Barber, trois disques confidentiels dans sa musette (Split (1989), A distorsion of Love(1992), Cafe Blues (1994)), sort enfin de ses nuits bleues embuées pour surexposer sa poésie mélancolique au grand jour. En contrat désormais avec le mythique label Blue Note, et après le beau succès d’estime de l’emblématique Modern Cool (1998) où, entre sensualité trouble et cérébralité assumée, toute l’ambivalence esthétique de sa musique de feu trouvait à s’exprimer enfin totalement, Patricia Barber s’attaque aujourd’hui à ce qui pourrait paraître à première vue un exercice de style un peu vain : le répertoire des standards. Modulant de sa voix souple au timbre grave envoûtant ces mélodies intemporelles, déroulant avec un sens exquis de la dramaturgie leurs petits scénarios émotionnels, laissant entendre bien plus qu’il ne se dit, simplement par quelques inflexions, une façon incroyable de se placer sur le tempo, plombant de son lyrisme sombre et très introspectif, leur insouciante légèreté, Barber s’accapare avec beaucoup de douce autorité cet imaginaire collectif.
les inrocks 23 févr. 2001

"J'ai toujours été déterminée à garder l'étiquette jazz et m'assurer que chaque arrangement, quel que soit le thème, ait un certain niveau de sophistication mélodique, rythmique ou harmonique. Difficile de dire exactement ce qu'est le jazz de nos jours. Je suis prête à en discuter avec quiconque le souhaite", répondait récemment la pianiste Patricia Barber à Alain Le Roux du webzine Le Jazz. Et ça n’est certainement pas à l’écoute de Companion qu’on ira lui contester un statut qu’elle défend brillamment, tant ce live enregistré au Green Mill de Chicago, son club habituel, reste à la fois l’une de ses plus belles réussites et l’un des meilleurs disques entendus cette année.
Retraçons rapidement son itinéraire en revenant en 1989, lorsque cette fille d’une chanteuse de blues (et d’un père qui joignait son saxophone au big band de Glenn Miller lors de ses passages par Chicago) enregistre Split avant d’expérimenter la conception de la liberté musicale d’une major, Verve, laquelle lui impose, pour son second album (Distorsion of love), de changer de musiciens. C’est en signant pour le petit label Premonition Records, dirigé par Michael Friedman (en partenariat avec Blue Note), qu’elle retrouve ses compagnons habituels -Michael Arnopol à la basse et Mark Walker à la batterie, rejoints par le guitariste John McLean. Café blue, en 1994, mais surtout Modern cool, en 1998, lui offrent un véritable succès, que devrait entretenir ce nouvel album.
La voix est faussement nonchalante, délicieusement suave et sombre, avec une pointe permanente d’ironie voilée qui lui donne un charme irrésistible ; le jeu de piano est ferme, intense et précis, avec quelque chose d’imperceptiblement féminin. Au Steinway ou au B-3, accompagnée de musiciens irréprochables (Arnopol, McLean, Eric Montzka à la batterie et Ruben P. Alvarez aux percussions), elle crée des ambiances suspendues pleines de mystère, de tensions et de détentes, sans se départir de ce ton qui fascine et ensorcelle (d’autant plus que les textes de ses propres compositions sont d’une rare finesse : écoutez le génial Touch of trash), recourant à des couleurs instrumentales qui permettent autant le groove (jeux rythmiques et basse puissante) que l’incongruité (les solos parfois bizarres de McLean). Avec un Black magic woman noir à souhait s’achève une heure de rare envoûtement musical. La chanteuse de l’année, sans hésitation.
Bernard Quiriny Chronic'Art

le SITE de Patricia BARBER

(lien dans le commentaire)

16.10.06

53 - Homonymie


Patricia BARBER.

Mythologies.

Homonymie.

drôle d'endroit pour une homonymie.

Seulement l'image.
Imaginez le son