31.12.06

88 - 31 / 12 / 2006

Ils ont longuement composé la BO de certaines de mes journées et nuits, comblés des vides, apportés ce qu'il fallait de grâce et de beauté.

Puisse t'il en être de même pour vous.
Bonne année.



De SPAIN / "The Blue Moods of Spain" (Josh Haden, vocal, bass, guitar - Ken Boudakian, guitar, orgue - Merlo Podlewski, guitar - Evan Hartzell, batterie), vous avez la plus belle chanson d'amour de tous les temps "Spiritual".

Cet alboume date de 1995...



De BRAD MEHLDAU / The Art of Trio, vol 3 "Songs" (Brad Mehldau, piano - Jorge Rossy, batterie - Larry Grenadier, bass), voici une bande son fabuleuse (celle d'une séparation imaginaire) et très douce nommée justement : "Exit Music (for a film)". Cet alboume nous vient de 1998...


Et enfin, de TORD GUSTAVSEN Trio / "The Ground" (Tord Gustavsen, piano - Harald Johnsen, contrebasse, Jarle Vespestad, batterie), vous allez avoir le bonheur de découvrir une délicieuse langueur : "Curtains Aside".
Cet alboume arrive de début 2005....

Pas de bilans, ni de classements, donc...

BONNE ANNEE ET BONNE ECOUTE, en passant...

29.12.06

87 - Tom WAITS


Promenez-vous ici

86 - Elina JOHANSSON / Dear Euphoria



Attention, danger : une voix sublime, et une musique dépouillée / sereine.

85 - Chasse à l'enfant

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Au-dessus de l'île
On voit des oiseaux
Tout autour de l'île
Il y a de l'eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu'est-ce que c'est que ces hurlements ?
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes
Les rentiers les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Pour chasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis
Qui est-ce qui nage dans la nuit ?
Quels sont ces éclairs ces bruits ?
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent ?
Rejoindras-tu le continent ?

Au-dessus de l'île
On voit des oiseaux
Tout autour de l'île
Il y a de l'eau.

Jacques PREVERT, Extrait de Paroles, Éditions Gallimard.

Chasse à l’enfant
Paroles : Jacques PrévertMusique : Joseph Kosma
Interprètes :Marianne Oswald (enregistré le 20 octobre 1936, réf. CD EMP Musique 982272, P.1992)Les Frères Jacques (enregistré le 29 mars 1957, réf. CD RYM Musique 1916682, P.1996)

Jacques Prévert travaillait au premier film de Richard Pottier dans le calme de Belle-Île-en-Mer à la fin du mois d’août 1934. C’est là qu’il assiste à un fait divers qui le marque et le révolte profondément. Une trentaine d’enfants s’évadent de la maison de redressement locale afin d’échapper aux mauvais traitements, à une nourriture infecte et aux coups des gardiens. Ne pouvant quitter l’île, les pauvres gamins furent repris un à un par les gendarmes aidés en la circonstance par des estivants désœuvrés. Une fois ramenés au pénitencier, les malheureux gosses furent tabassés et mis au pain sec et à l’eau pour de nombreuses semaines. Ulcéré, Jacques Prévert écrivit d’une traite Chasse à l’enfant, un texte magnifique et fort, qu’il confia à Joseph Kosma pour le mettre en musique. Kosma composa une musique dramatique et angoissante parfaitement adaptée au sujet. Dès l’automne 1936, Marianne Oswald interpréta la chanson et l’enregistra le 20 octobre 1936. Le texte fut publié dans le recueil Paroles.

Trouvé ici


... et aujourd'hui ?

Je ne sais pas qui est l'auteur de cette photo, qu'il me pardonne de ne pas le citer

C'était le 2 septembre 2005, lors de l'expulsion d'un squatt, jour de la rentrée scolaire. La méthode doit être la bonne, expulser, briser, humilier... y compris des gosses.

84 - Une chronique du Yéti !

Les dégueulasses

Quelques photos

25.12.06

81 - Daniel LANOIS (depuis le temps...)

Je ne connais que 3 CD de Daniel LANOIS, tous achetés (donc aucun piraté ni téléchargé).

Les voici :













De "Belladonna" (l'alboume le plus récent), vous avez 3 extraits ici, sur la compilation/Potlatch n° 7, la bande son pour la route et le temps (si, si, essayez, ça marche très bien en voiture !) : Oaxaca - Agave - Telco, 3 extraits sublimes, comme tout l'alboume

Je vous laisse imaginer ce qui précède.

Et pour vous donner une idée, voici un extrait du premier alboume, "Acadie".
"Amazing Grace" est une perle, surtout quand on entend la voix magnifique de Aaron Neville. "Acadie" date de 1989, mais il est intemporel.

Amazing Grace, le lien

80 - Passez soutenir les sans abris en lutte sur le canal Saint Martin et éventuellement restez dormir une nuit

Pour les amiEs parisiEnNEs et les touristes de passage dans la capitale.
Mais il y a aussi des sans-abris ailleurs.

113…113 tentes installées sur la canal Saint Martin par l’association des « enfants de don quichotte »…
113 tentes pour, une fois encore dénoncer le scandale des sans abris et des mal logés dans la quatrième puissance économique mondiale… Le collectif “ni foyer ni hôtel : un logement !” apporte sa solidarité et son soutien aux sans logis et aux bien logés qui campent quai de Jemmapes et quai de Valmy à l’initiative “des enfants de Don Quichotte”.

Le collectif dénonce la répression qui s’est abattue depuis quelques semaines sur les sans abris qui campent dans différents lieux de la capitale. Ils sont chassés de la vue des bien lotis , et pourchassés par les force de police sur instruction du Préfet de police avec la bénédiction du gouvernement tandis que la Mairie de Paris se garde de condamner cette chasse aux SDF.
Le collectif “ni foyer, ni hôtel : un logement !” appel à rejoindre le campement et dénonce l’hypocrisie des institutions qui refusent de mettre en place une véritable politique de relogement des sans abris et des mal-logés, et des mesures de lutte contre la crise et les prix prohibitif du logement.

Le collectif demande aux pouvoirs publics de cesser immédiatement la répression et le harcèlement des sans abris, de mettre en oeuvre la loi de réquisition, de reloger plutôt que d’héberger provisoirement.

Nous demandons également à la Mairie de Paris et aux mairies de banlieue de soutenir le mouvement et de participer au relogement.

Le collectif est composé par le Comite des Sans Logis, DAL, GISTI, Act Up Paris, Collectif de Soutien des Exiles, Autremonde, AC !, APEIS, MRAP, Droits Devant !, CAL, No Vox, Iranasc, Salauds de pauvres, LDH 75, Bagagérue …

Il a été créé lors du campement du Quai de Valmy cet été qui a débouché sur un engagement de relogement de 28 sans logis qui participaient à cette lutte.
Collectif “ni foyer ni hôtel : un logement !”

Mis en ligne par : Tiny le 24 décembre 2006 @ 10.21.33

79 - Les enfants de Don Quichotte




le site des enfants de Don Quichotte

La démarche : organiser des campements avec des sans-abris, faire acte de présence, aider sans "charité", en faire un combat pour la dignité.

Regardez soigneusement les photos, les vidéos. Après cela... la dinde d'aujourd'hui risque de ne pas être très comestible.

Et voici un conseil de lecture, il n'est pas trop tard pour les cadeaux.

lire ici le billet que Pierre Assouline a consacré à ce pamphlet

bon noël

22.12.06

77 - Et de 7 : une bande son pour la route et le temps



Une suite sonore (ma 7° B.O.) de près de 2:30.
Des personnes complexes, émouvantes, mouvantes, émues.

B.O. @ venir...

et voilà, bonne écoute


autre lien, même V/A (de quoi tenir quelques heures...)

19.12.06

76 - 14'11 de bonheur (où il est question de retenue) "World of Blue"


"Spain", déja évoqué ici, sauf qu'il manquait un extrait : le voici et désormais, vous savez ce que signifie "World of Blue".

World of Blue ici

ou là...

Ces 14'11 seront définitives. Bienvenue à celles et ceux qui vont découvir....

Où il est question de ballades, de jazz, de blues, de repos, de chaleur, d'envoutement, de mélancolie, de rêve, d'intime, de langoureux, d'hypnose, de grandiose, de sensuel, de satiné, d'intime, de caresse...

Bonne écoute.

18.12.06

75 - Et n'oubliez pas

74 - Travail....

73 - Marcel KANCHE, l'hiver des mots

« Mademoiselle, Madame, Monsieur,
Evitant depuis toujours les agitations festives
Aujourd'hui comme de cette résistance
Contemplatif devant la métamorphose de l'humus à la vie
Un sourire paisible dans les rides
J'écrivis du haut de mes cinquante ans
Vertiges des Lenteurs»
MK


Le site de Marce KANCHE

2 exraits de...

...Vertige des lenteurs !

Foncez, pauvre fol, vous procurez cet alboume...

15.12.06

71 - Au début...


... le premier "mix" : Potlatch 1, une ébauche

@ suivre...

10.12.06

69 - Potlatch 6




N’attendez pas ici des instants de quiétudes autres que ceux qui sont en vous.

La bande-son de la vie (ou d’un instant de vie) - et celle-ci en est un exemple - n’apporte que des réminiscences ou des « déjà-vu » intemporels. Je ne me retourne pas toujours pour tenter d’apercevoir le dernier passager, au risque de me reconnaître ou... de vous voir. Et je serais alors joyeux de me lever, pour m’asseoir à vos côtés, même pour un court instant.Je ne resterais ainsi l'immobile, noyé dans les nappes sonores de mon cinéma muet à m’inventer des histoires de silences, de contrées trop calmes seulement parcourues d’êtres masqués, intemporels, baignant dans les dernières lueurs d'un soleil polaire.

Quelle est la couleur de l’obscurité ?

Je me lève, j’arrive et peut-être danserons nous…
une chaconne….

Bonne écoute, en passant ! (et n'oubliez pas d'acheter les alboumes !)

Compilation Potlatch n° 6

68 - Marie BOINE



Mari Boine est née en 1956 en Laponie, au nord de la péninsule scandinave et de la Norvège. Voilà pour la bio. C'est nettement suffisant.

Maintenant, laissez-vous emporter et achetez l'alboume.

Uldda Nieida / Big Medecine (2 extraits au format .ogg) !

67 - Après la "Lettre au directeur des Messageries Maritimes" voici...





...deux autres extraits de cet alboume méconnu d'un musicien lui aussi trop méconnu !

First evening et Sahara Blue

"La "Lettre...", elle, est dans le Potlatch 4 (ci-dessous).

Bonne écoute...

3.12.06

66 - Listeàmiziens et ziennes (Lauzerte)



Depuis le temps...

Il y a donc :
- 2 listeàmiziens dont 1 visible
- une listeàmizienne invisible

Mais nulle(s) trace(s) visibles d'un certain Ladislas Krobka...

65 - Potlatch 5



C’est un paysage froid que le son découpe lentement, d’un mouvement tranquille et régulier.
Peu de possibilités d’avancer sous une chaleur moite, dense, voire étouffante. Seule la musique nous accompagne, ici et maintenant, et pour longtemps.
Des voix, du piano, des mots.
Quelques traces, des souvenirs de mouvements, un corps sur le sable depuis longtemps absent.
Une boucle parfaite, un cercle, un anneau.

L’homme ordinaire... pour toujours.

Les brumes électriques et les filles de la place s’en détournent. Il est le paysage. Au loin un phare éteint, un cor de brume, un socle fragile et fendu, une étendue oubliée, des fissures dans la glace.
L’eau froide. L’écho d’un bastringue… la mémoire.
Vers le nord, là où tout s’arrête.
Une amorce de beauté, un espoir de chaleur.

Bonne écoute, en passant... par ici

64 - Potlatch 4 : nouveau lien...





Pour télécharger le Potlatch 4, c'est maintenant ici.

Voilà. Faites circuler. Et si vous aimez, alors allez écouter sur scène et courrez acheter les alboumes !


Bonne écoute...

2.12.06

63 - Retour Potlatch 3


N'oubliez d'acheter les alboumes si les extraits vous plaisent !

Bonne écoute !

26.11.06

62 - The Tiny : élégie ?


Contrebasse, violoncelle, scie musicale, piano
et la voie d'Ellekari Larsson
à la limite de la rupture, parfois légèrement éraillée ou pincée
bluesy et jazzy
douceur et émotion
un disque immédiat et profond, magnifique

25.11.06

61 - Ecrire

« Écrire : la seule façon d’émouvoir autrui sans être gêné par un visage. »

Jean Rostand

15.11.06

59 - Et de 4 !





Juste pour imaginer...

PS du 19 / 11 / 2006 :

Normalement, ça devrait marcher avec ce lien pour télécharger cette compilation

C'est par ici !!!

Je ne sais pas combien de temps ce lien restera actif, et surtout n'oubliez pas d'acheter les alboumes si la musique vous plaît.

Précision importante : je ne suis pas pour aller contre les choix des artistes, selon qu'ils laissent ou pas leurs alboumes sur internet.

25.10.06

58 - Potlacht version 3

Une compilation, composition.
Faite de bribes entendues et surprises, par hasard (qui n’existe pas).

Une attention très particulière pour le solo (celui de la joie de l’hiver, qu’il meure !), la lenteur, le temps suspendu, le retour et le regard sur soi, celui des autres et le sien mélangés.

La perte et l’oubli, la disparition, le labyrinthe des sens.

Du son, mis en forme.

De la contrainte et de la liberté, comme un raccourci de nos vies, subies et maîtrisées, seul chemin vers l’esthétique.

La dualité « liberté / contrainte » est à la source de la création, de la vie, des sentiments.

Nous avons besoin de ponctuation, de respiration. Vous trouverez tout cela, là, maintenant.

Voici ici de quoi vous donner des free-sons imaginés par Laurent ROCHELLE.

Bonne(s) écoute(s), recherche(s), surprise(s).

Enfin le lien...

... et même un autre !

57 - Compil/Potlatch/Mix 2 (définitif...)



Ceci n’est pas un CD, c’est une compilation, un choix volontaire et résolu d’opposer, de proposer, de faire des liens, de composer même, avec de la matière sonore existante et organisée.

En empruntant, je redonne. En mélangeant, j’agrandis. En choisissant, je découvre. En explorant, je me perds. En écoutant, j’avance. En donnant, je prends.

Cette compilation propose de la tendresse, sous toutes ses formes.
Nostalgie, souvenir, bavardages, instruments qu’on « oublie » de maîtriser, vagues entières qui nous submergent, pour mieux nous emporter.

Perdez-vous, laissez-vous flotter. Disparaissez.

Potlatch : à graver, à distribuer, à donner, à disséminer… sans limites.

La seule règle de cette compilation est fournie par Yves ROBERT et « sa » tendresse. Comment expliquer que des instruments, que du son, imposent ainsi ce sentiment éternel ? Mais c’est ma règle,

à vous de créer une autre vision.

Il y a beaucoup de possible(s), le vôtre sera le bon.

Si vous aimez un ou plusieurs extraits, vous pouvez aussi acheter le(s) CD.

lien ici

et là

23.10.06

56 - Risible




Chabot (de la Télé du Service Public) et Coppé (de l'Etat)

(savait-elle qu'elle serait ainsi filmée, n'en a t'elle cure, est-ce ainsi qu'elle perçoit son rôle...)

55 - electronico


Comme pour l'effet de la musique d'Arve HENRIKSEN (abordé ici), les remix (datant de 2002) de Madredeus agissent directement sur toute notre matière, physique, impalpable, oubliée, perdue.

Chaque instant qui passe est plus beau que le précédent.

22.10.06

54 - Bandes blanches, sonores

La musique est un accompagnement du déplacement.
Précède.

Plus de musique
Silence
Trou noir.

Pour sortir du décor, faisons silence. Brisons les bandes blanches. Restons des guetteurs.

Bande son imaginaire.

16.10.06

53 - Homonymie


Patricia BARBER.

Mythologies.

Homonymie.

drôle d'endroit pour une homonymie.

Seulement l'image.
Imaginez le son

8.10.06

52 - Pas une ride


Cet alboume a été désigné comme étant à l'origine du "jazz-rock".

C'est beaucoup plus que cela, car il est unique, et personne n'est arrivé à proposer une musique aussi nouvelle (venue d'ailleurs) depuis.

Les sessions complètes (4 CDs) tournent encore et pour longtemps.
Bientôt en partage sur ce site...

51 - 2 très belles soirées






La télévision sert aussi à revoir des perles déja vues au cinéma.
Je dois à ces 2 films 2 de mes plus belles soirées télévisées, après les 2 soirées au ciné.

1.10.06

50 - à tous nos enfants du vent

Photo (C) Vincent BOUE


Cet été, le montreur de girouettes est venu au village
Dans son sillage, toute une troupe d'enfants
Nous avions oublié ce qu'était le mouvement.
Nous avons oublié ce qu'était la vie.

Le vent et les enfants soufflent

à mon ami du vent
à mes amis de la vie

25.9.06

49 - Pour Martine V. : modif Potlatch 2


Voici la vraie liste. Bonne écoute.

24.9.06

48 - Encore Hasse Poulsen



Après "Das Kapital", voici "Sound of choice" dans "Rugby in Japan".
Mais les règles de ce rugby là sont ahurissantes.

En perpétuel renouveau, ne jamais répéter la même idée, toujours inventer, donner un sens au mot "passé" : ce qui vient juste d'arriver et qui ne se reproduira jamais, même si c'est le plus beau passé imaginé.

Rien que la pochette, hein, faut oser !

Peut-être en écoute, un jour....

47 - Das Kapital

On dit que le rock est mort
on dit que le jazz l'est aussi
on a enterré le socialisme
la liberté a été sécurisée
68 est en retraite
on nous ordonne de divertir
on nous impose d'avoir peur
et de se méfier d'autrui.
Enfin, ce n'est pas vraiment notre genre.


Das Kapital

Quelques photos
des extraits sonores

46 - vendredi 22 septembre 2006

Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.

Gandhi

(le passant humble & modeste est en forte attraction avec cette parole)

20.9.06

45 - Speeq

Speeq à Banlieues Bleues

Et un autre jour, je vous parlerais plus particulièrement de Hasse Poulsen, de Das Kapital aussi que je reçois seulement aujourd'hui. Et même s'il y a une accroche très puissante immédiatement, il faut trouver les mots.

Mais brièvement...

Sidsel Endresen nous venge de toutes ces matières molles fabriquées par les ondes assssommmmantes et répétitives dans la catégorie "chanteuses de jazz" !

Jouissif, ces "speeq" !

44 - Exergue



43 - Jeanne

Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Buvant le vin des musiciens
Entourés d'hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages
Et qui tenaient debout leurs fusées
On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu'on avait amené chez nous
Et dont on dit qu'il bouge encore
En elle-même, au fond du puit
Du temps qui s'est passé depuis
Alors autour des barques folles
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l'évêque des mots
On parle d'elle à demi-mot
On dit de Jeanne revenue
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu'elle abat
C'est celui qu'elle avait mis bas
Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Fumant l'herbe des magiciens
Jouant sur des violons anciens
Au creux de leur âme s'envole
La chanson de Jeanne la folle
On dit que Jeanne est revenue
Que c'est le démon toute nue
Et devant l'évêque des mots
On la condamne à demi-mot
A côté d'eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montent le creux de son lit
Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal
Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts
Il s'en trouvait peut-être bien
Qui l'attendaient, qui l'aiment encore
Au fond du puits volent les cendres
Où l'on voit son âme descendre
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap
Autour des barques qu'on a mises
Montera l'eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu.

Paroles et musique : Gérard Manset, 1972

17.9.06

42 - Vive le travail, qu'ils disent

« Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l'intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail — c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance.

Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières.

Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême. »

Friedrich NIETZSCHE : Aurore

16.9.06

41 - 15 juillet... des centaines !

Photo Valéry JAMIN

Celui qui a patiemment réalisé ces photos, imprimé et découpé, puis collé sur du carton, puis écrit au dos les circonstances des rencontres, puis installés ces silhouettes en ce 15 juillet 2006, qui a aussi photographié tous les enfants de l'école du village pour les installer en silhouette à l'entrée du château (quelle autre place peuvent occuper des enfants, sinon à l'entrée, à l'accueil, regardez comme ces enfants parfois peuvent être presque insoutenables de bonheur dans les rares moments où ils ne se sentent pas observés) , à qui il a demandé quelle personne ces enfants aimeraient rencontrer, que les réponses de ces enfants repoussent les frontières d'un monde difficile par la spontanéité des réponses et par les surprenantes personnes que ces enfants aimeraient rencontrer bien loin de ce que nous adultes pourrions imaginer car comment être de taille à avoir plus d'imagination qu'un enfant pour qui cela est aussi essentiel que la respiration, qui a aussi pendant cette journée proposé avec courtoisie et élégance aux passants de participer à cette installation… se nomme Valery JAMIN.

Des centaines de silhouettes. Un champ de silhouettes (é)mouvantes.

Il fallait faire cette mise au point. C'est fait.