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11.11.08

609 - Electric Masada Essential Cinema

John Zorn & Electic Masada, Cité de la Musique, Paris
Vendredi 25 juin 2008

Marc Ribot, guitar
Jamie Saft, keyboards
Kenny Wollesen, vibraphone
Trevor Dunn, bass
Joey Baron, drums
Cyro Baptista, percussions
Erik Friedlander, cello (track 4)
Ikue Mori, laptop
John Zorn, direction

1 Rose Hobart
2 Aleph
3 Oz: The Tin Woodman's Dream
4 Ritual in transfigured time
5 Karaim
6 Hath-Arob (coupé)
7 Titre inconnu
8 Lilin

Et le lendemain, c'était Bar Kokhba, pour un autre concert époustouflant à la Salle Pleyel.

(liens dans le commentaire)

11.6.08

491 - MASADA "The Unknown Masada"


  • 1/Erik Friedlander: Kinyan
  • 2/Rashanim: Olamim
  • 3/Dave Douglas: Vehuei
  • 4/Yoshida Tatsuya: Shofetim
  • 5/Naftule's Dream: Partzuf
  • 6/Jamie Saft: Zarach
  • 7/Zahava Seewald: Shagai
  • 8/Koby Israelite: Herem
  • 9/Julian Kytasty: Kadmut
  • 10/Fantomas: Zemaraim
  • 11/Wadada Leo Smith: Demai
  • 12/Eyvind Kang: Belimah
Un jour, il y aura peut-être un historien (mais je suppose que ce sera plutôt un collectif, voire toute une Université où des étudiants sous la responsabilité de Maîtres de Recherche auront la lourde tâche d'effectuer leurs premières enquêtes musicales) qui saura retrouver la chronologie dans toute cette aventure musicale totalement singulière.

Surtout que ce n'est pas terminé, pour notre plus grand bonheur....

11.5.08

464 - Masada Recital : Sylvie Courvoisier & Mark Feldman


Rappel des faits : quand en 1994 est publié par le label japonais DIW, Alef, le premier volume du Masada Quartet (John Zorn, Dave Douglas, Greg Cohen, Joey Baron), la critique souligne à juste titre l'intensité de cette musique à mi-chemin entre tradition klezmer et harmolodie colemanienne. Neuf autres volumes verront le jour puis se serra au tour des enregistrements live et autres produits dérivés (Masada String Trio, Masada électrique, Masada acoustique, Masada guitars, Masada electro-bruitiste...). La saga Masada fête sa dixième année d'existence (chipotons un peu ; la première trace recensée de Masada remonte à septembre 1993) et pléthore d'enregistrements sont d'ores et déjà annoncés. Le Masada Recital est sans nul doute le projet le plus ambitieux et le plus convaincant de la série.

En donnant carte blanche à Mark Feldman et Sylvie Courvoisier, John Zorn se doutait-il que ses compositions allaient être à ce point transformées, métamorphosées ? Mark Feldman est un violoniste virtuose, un improvisateur né et un mélodiste hors pair. Tantôt tendre et nostalgique (Mashav), tantôt aiguisant ses ergots pour mieux déchirer et reconstruire la partition (Malkut entre chocs brutaux et humour noir), nous découvrons ici un soliste particulièrement inspiré. Sylvie Courvoisier, plus sombre et nocturne que d'ordinaire, cisèle douze bijoux impressionnistes. Ici, elle préfère nourrir l'espace de notes espacées et néanmoins récursives, ossature faussement fragile sur laquelle peuvent s'exprimer les folles élucubrations de son partenaire. Non dénué d'humour (Abidan et ses faux airs d'Ennio Morricone, l'un des compositeurs préférés de Zorn, faut-il le rappeler ?), cette Masada déboussolera quelque peu les fans de Zorn. Mais il est vrai qu'ils commencent à avoir l'habitude.

Luc BOUQUET - Jazzbreak

(lien là où vous savez)

28.5.07

198 - le cercle au rayon infini



Pour en finir avec John Zorn, et si ce n'a déjà été fait, mettons les points sur les i : malgré la quantité faramineuse de disques qu'il a produit, enregistré et/ou distribué, pour la postérité, on ne retiendra de lui que trois choses : la création de son label Tzadik, l'expérience Naked City et, enfin, sans doute le plus beau de tous, Masada, au coeur même de son oeuvre. [...]
Car, je persiste et signe, s'il ne fallait en retenir qu'un, Masada s'imposerait sans contestations possibles car il n'existe aucun autre projet à mon humble avis qui soit parvenu, comme celui-ci, à synthétiser de manière aussi remarquable et nuancée l'aspect multiple de l'artiste. [...]. Dans l'exercice de l'écrit, avec Masada, John Zorn a su rester simple. C'est une qualité rare que le saxophoniste est heureusement parvenu à conserver ici malgré une carrière en tous points portée sur l'excès. En guise de relecture, souvenez-vous, il y eut déjà le très bon "Bar Kokhba" en 1996. "The Circle Maker", autre double album qui le suit de peu, affine le concept en consacrant chacun des deux disques à une formation bien précise ; sur le premier volume intitulé "Issachar", évolue le Masada String Trio constitué de Greg Cohen, Mark Feldman et Erik Friedlander.
On y retrouve fatalement les aspirations contemporaines du compositeur servi par une interprétation fantastique de retenue et d'intuitivité.
"Zevulum", le second volume, introduit le Bar Kokhba Sextet, doublant le nombre de participants du Masada String Trio en leur adjoignant les services de Cyro Baptista, Joey Baron et Marc Ribot. Comme vous pouvez le voir, peu à peu, l'Electric Masada prend forme mais attention, il n'est nul question ici de folie furieuse.
Aussi mesuré que le Masada String Trio, le Bar Kokhba Sextet apporte une touche plus exotique à l'ensemble, rappelant étonnamment par endroits les musiques de film de Lalo Schiffrin. Le bruit n'est pas une fin en soi non plus.

Grâce aux perspectives complémentaires qu'il propose, "The Circle Maker" s'avère être une oeuvre d'un raffinement prodigieux et, en ce qui me concerne, une des pièces maîtresses du catalogue Tzadik.
(samedi 8 juillet 2006)
Guts of Darkness




Trublion des musiques nouvelles et du jazz contemporain, Zorn est un artiste à part, dont chaque album explore un nouveau paysage entre ambient, jazz et grindcore, au risque d'effrayer à chaque fois ses fidèles ! Seul projet du saxophoniste à avoir perduré plus d'une décennie, avec une qualité constante, Masada est une relecture moderne de la musique juive traditionnelle par le maître et quelques-uns de ses fidèles, Marc Ribot et Greg Cohen. Une dizaine de disques, par des formations jazz, des quatuors à cordes ou des trios de guitare, ont développé et réinventé un répertoire qui se compte aujourd'hui en centaines de morceaux. Sur ce double album studio, Zorn explore deux facettes du projet, à la tête d'un trio de cordes puis avec cette même formation de base, augmentée d'une section rythmique et de percussions. L'auditeur passe donc d'une musique de chambre fiévreuse mais mélodique à une sorte d'exotica, pleine de rythmes latins. The Circle Maker est probablement le disque le plus dense de Masada et se révèlera quasi-inusable tant il recèle de subtilités et d'arrangements.
progressia
(liens dans le commentaire)