Affichage des articles dont le libellé est Nils Petter Molvaer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nils Petter Molvaer. Afficher tous les articles

25.4.09

863 - Nils Petter Molvaer "Hamada"

01.-Exhumation
02.-Sabkah
03.-Icy Altitude
04.-Friction
05.-Monocline
06.-Soft Moon Shine
07.-Monocline Revisited
08.-Cruel Altitude
09.-Lahar
10.-Anticline

Nils Petter Molvær: trumpet, voices, beat programming, sound carpet, programming, metal percussion;
Eivind Aarset: guitars, programming, bass, editing and arranging;
Audun Erlien: bass;
Audun Kleive: drums, editing;
Jan Bang: live sampling, field recording, programming, editing and mixing

Hamada sounds unlike anything Molvær has done before, though it would be impossible for him to have achieved it without traveling the path he has since the groundbreaking Khmer (ECM, 1997). Stunning growth and unexpected directional shifts make Hamada one of Molvær's most moving and challenging records to date.
AllAboutJazz

7.3.09

784 - Nils Petter Molvaer "Re-Vision"


L'album commence avec Torn, du film Hoppet, qui met en avant la voix de Nizamettin Aric. C'est un début dramatique, et un choix approprié pour nous emmener vers cette région profonde du répertoire Molvær.
The Beginning, un extrait d'EDY, est un morceau mélodique et rempli d'inspiration qui transporte de nouveaux éléments World pendant un voyage musical qui évolue avec insistance.
Alone in the Bathtub - également extrait d'EDY - est un morceau étendu et méditatif avec une impulsion régulière en dépit de ses ondulations.
Visitation, du film Hoppet, nous laisse entendre un NPM qui se diversifie d'une manière inhabituelle: il abandonne sa trompette en faveur du doudouk d'Arménie avec un effet étonnant, obsédant et évocateur.
Arctic Dub, tiré du film Frozen Heart, est sans doute le morceau le plus facile pour la plupart des fans de Molvær: Dub aurait pu se glisser inaperçu parmi les titres de Solid Ether ou np3, et il livre le genre de dub beat/ligne de basse qui soutenait de nombreux titres figurant sur ces deux albums.
Perimeters, coécrit avec Jan Bang, nous offre d'autres éléments de la World music présents dans l'œuvre de Molvær depuis Khmer, avec des beats et bourdonnements qui fournissent une surface lisse pour les gravures de l'inimitable trompette de NPM.
Trumpet Player in the Backyard, extrait d'EDY, propose un très beau solo à la trompette dans un morceau composé comme un récit; bien plus qu'une simple série de notes liées par de l'intensité émotionnelle pure ou de l'intelligence, ce morceau crée un sens de qualité spirituelle conduisant sans transition à The End, également tiré du film EDY.
The End marque un instant un pont entre np3 et ER, puisque le morceau est insufflé avec les saveurs dynamiques de ces deux albums.
La suite de l'album est consacrée à des extraits de Hoppet. The Visitor, Azad's Theme et Decisions sont des morceaux courts qui évoluent progressivement: des instants atmosphériques, des chuchotements et des clins d'œil cèdent la place devant la pleine mélancolie de la mélodie de Decisions, qui est d'une puissance étonnante étant donné sa brévité.
L'ultime morceau Leaps and Bounds marque le retour en cercle vers le titre qui ouvre cet album, avec le chant superbe de Nizamettin Aric pour nous guider à travers le morceau qui reste le plus chargé en émotion. La montée est tendue, mais la tension ne casse jamais; au contraire, elle est soutenue par des échanges entre percussions et trompette harmonique jusqu'au retour de Nizamettin Aric, annonçant ainsi un redoublement de la tension qui craque avant de tomber, tel un rêve, dans un enchaînement au loin.

Musique de films

12.6.07

208 - Khmer




Attention chef-d'oeuvre. Le trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer entre dès son premier disque dans la sphère très restreinte des géants du jazz moderne, dans la grande lignée tissée à peine quelques mois plus tôt par un autre trompettiste, français celui-là, Erik Truffaz. Impossible de ne pas les comparer ces deux-là, avec un son tout autant avant-gardiste, electro-jazz diront certains, trip-hop jazz pour d'autres... Bref, cela n'a aucune espèce d'importance.Fortement inspirée du Kind Of Blue de Miles Davis qui lui a un peu ouvert les portes de ce son si atypique pour l'époque, la performance de Molvaer se trouve dans la densité de son Khmer, qui s'écoute aussi bien doucement en musique de fond, ou très fort en fermant les yeux. Le mot qui me vient à l'esprit quand je parle de cet album, c'est envol, car il n'existe aucun autre disque capable de me faire ainsi partir en fumée en à peine quelques minutes, à l'exception peut-être du The Dawn de Truffaz (on y revient !).

Je ne m'amuserai pas dans cette chronique à vous citer les meilleurs titres de ce disque puisque aucun ne ressort à mon avis. Pour moi, Khmer s'écoute en entier comme un long et fabuleux morceau, plein de ruptures et de changements de rythmes, plein de nouvelles rythmiques électroniques plus intéressantes les unes que les autres, plein d'improvisations à la trompette.Vous l'aurez compris, je considère ce Khmer comme un des meilleurs disques electro-jazz de tous les temps, indispensable dans votre discothèque, à ranger entre les meilleurs Miles Davis pour la trompette et les meilleurs Massive Attack, Portishead ou le premier Archive pour l'ambiance...

X Silence

(lien dans le commentaire)