t'écouter est une merveille, d'une beauté parfois (presque) insoutenable tant tu parviens à faire émerger des émotions (très ? trop ?) fortes, de celles qu'on préfère enfouir car elle sont condamnées dans ce monde formaté. Il faut se méfier de nos émotions (nous dit-on), en appeler à la raison, mais cette même raison nous fabrique un monde défaillant, insensé, déraisonnable, meurtri. Cette raison raisonnante n'est que ruine. Je lui préfère les résonances des émotions.
Ecouter en ligne, ou télécharger sur FMA, soit, mais comment faire pour t'écouter en son non-compressé ? Y a t'il des CD ? Si oui, c'est où-comment ? Existe t'il des possibilités de télécharger en son non-compressé, comme c'est le cas pour d'autres artistes, je pense à Half-Asleep (contre paiement bien entendu), qui ne t'est pas inconnu ;-))) (le dernier alboume me hante, il n'y a pas d'autres mots, faut dire qu'il y a des participantEs extraordinaires).
Bref, je ne suis pas un adepte de la "possession" des musiques, mais il y a des musiques et des voix que j'aime entendre dans des formats sonores entiers. Comment dois-je faire ?
Voilà, je lance cette bouteille dans un océan en espérant très fort que des courants imaginaires, poétiques, denses, tempétueux, déterminés, opiniâtres, constellés, épars, capricieux, tropicaux, ambrés, harmonieux, mélancoliques, vif-argent, bleus, renécharesque (désolé pour ce barbarisme, mais c'est ce nom là qui me vient maintenant)... en espérant recevoir une réponse. Je sais que j'aurais une réponse, mais le mot "espoir" est celui que je préfère, j'aime l'utiliser, le dire, le penser, le respirer, l'espérer.
Tu peux me répondre ici où en postant un avis et encore mille mercis pour m'avoir soufflé il y a déjà quelques temps Eyvind Kang, je chéris ce présent-potlatch.
Dans l'attente, dans l'espoir, je t'embrasse. Terriblement ;-)))
Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché... Alors, on saura que l’argent ne se mange pas. GERONIMO
Affichage des articles dont le libellé est Delphine Dora. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Delphine Dora. Afficher tous les articles
23.6.11
2.6.11
Delphine Dora - A Day In Contrast
Le passant réside dans un coin (très) reculé à la campagne (la plouquie), et dispose d'une attache aux réseaux très lente. Très très lente.
Nulle plainte, juste un constat. La plouquie permet la lenteur (éloge de), et c'est un "privilège" inestimable.
Ce lien relâché n'autorise pas (ou très peu) l'écoute en ligne. Et que dire sur les téléchargements (légaux ou non, Mme Hadopipi gardienne des vespasiennes des ayants droits des majors voleurs de sons et accumulateurs de fric qui dit l'industrie là où l'artisanat reste le creuset de nos nuits), sinon qu'ils mettent parfois la patience en cause. Sauf nuitamment.
Nuitamment, je dors.
La nuit, source de nos vies.
Alain B ment, la nuit, dans l'ombre.
Alain B vi(t)e la nuit.
Vous (passantEs) qui disposez de lignes rapides, vous devriez pleinement apprécier ce jour contrasté. Turbulent, écorché, doux et rugueux, soyeux. De cette soie qui évoque des routes oubliées, perdues, des routes accompagnées, quelques notes lointaines, des mots lents.
Delphine nous touche, enchante, attriste, perturbe... avec des touches légères et lentes, douces et minimalistes, autant de points (d'étoiles ?) sur les toiles de nos vies, de nuances atténuées et profondes, terribles et déchirantes.
Belles.
4.5.11
Delphine Dora / Walt Whitman - Multitudes: Songs from Walt Whitman's Leaves of Grass (une femme, sa voix, son piano et quelques autres sons)
SAUNTERING the pavement, or riding the country by-road—lo! such faces! Faces of friendship, precision, caution, suavity, ideality; The spiritual, prescient face—the always welcome, common, benevolent face, The face of the singing of music—the grand faces of natural lawyers and judges, broad at the back-top; The faces of hunters and fishers, bulged at the brows—the shaved blanch’d faces of orthodox citizens;
The pure, extravagant, yearning, questioning artist’s face; The ugly face of some beautiful Soul, the handsome detested or despised face; The sacred faces of infants, the illuminated face of the mother of many children; The face of an amour, the face of veneration; The face as of a dream, the face of an immobile rock;
The face withdrawn of its good and bad, a castrated face; A wild hawk, his wings clipp’d by the clipper; A stallion that yielded at last to the thongs and knife of the gelder. Sauntering the pavement, thus, or crossing the ceaseless ferry, faces, and faces, and faces: I see them, and complain not, and am content with all.
Do you suppose I could be content with all, if I thought them their own finale? This now is too lamentable a face for a man; Some abject louse, asking leave to be—cringing for it; Some milk-nosed maggot, blessing what lets it wrig to its hole. This face is a dog’s snout, sniffing for garbage;
Snakes nest in that mouth—I hear the sibilant threat. This face is a haze more chill than the arctic sea; Its sleepy and wobbling icebergs crunch as they go. This is a face of bitter herbs—this an emetic—they need no label; And more of the drug-shelf, laudanum, caoutchouc, or hog’s-lard.
This face is an epilepsy, its wordless tongue gives out the unearthly cry, Its veins down the neck distended, its eyes roll till they show nothing but their whites, Its teeth grit, the palms of the hands are cut by the turn’d-in nails, The man falls struggling and foaming to the ground while he speculates well. This face is bitten by vermin and worms,
And this is some murderer’s knife, with a half-pull’d scabbard. This face owes to the sexton his dismalest fee; An unceasing death-bell tolls there.
Those then are really men—the bosses and tufts of the great round globe! Features of my equals, would you trick me with your creas’d and cadaverous march?
Well, you cannot trick me. I see your rounded, never-erased flow; I see neath the rims of your haggard and mean disguises. Splay and twist as you like—poke with the tangling fores of fishes or rats; You’ll be unmuzzled, you certainly will.
I saw the face of the most smear’d and slobbering idiot they had at the asylum; And I knew for my consolation what they knew not; I knew of the agents that emptied and broke my brother, The same wait to clear the rubbish from the fallen tenement; And I shall look again in a score or two of ages,
The Lord advances, and yet advances; Always the shadow in front—always the reach’d hand bringing up the laggards. Out of this face emerge banners and horses—O superb! I see what is coming; I see the high pioneer-caps—I see the staves of runners clearing the way,
I hear victorious drums. This face is a life-boat; This is the face commanding and bearded, it asks no odds of the rest; This face is flavor’d fruit, ready for eating; This face of a healthy honest boy is the programme of all good.
These faces bear testimony, slumbering or awake; They show their descent from the Master himself. Off the word I have spoken, I except not one—red, white, black, are all deific; In each house is the ovum—it comes forth after a thousand years. Spots or cracks at the windows do not disturb me;
Tall and sufficient stand behind, and make signs to me; I read the promise, and patiently wait. This is a full-grown lily’s face, She speaks to the limber-hipp’d man near the garden pickets, Come here, she blushingly cries—Come nigh to me, limber-hipp’d man,
Stand at my side till I lean as high as I can upon you, Fill me with albescent honey, bend down to me, Rub to me with your chafing beard, rub to my breast and shoulders.
Lull’d and late is the smoke of the First-day morning, It hangs low over the rows of trees by the fences, It hangs thin by the sassafras, the wild-cherry, and the cat-brier under them. I saw the rich ladies in full dress at the soiree, I heard what the singers were singing so long,
Heard who sprang in crimson youth from the white froth and the water-blue, Behold a woman! She looks out from her quaker cap—her face is clearer and more beautiful than the sky. She sits in an arm-chair, under the shaded porch of the farmhouse, The sun just shines on her old white head.
Her ample gown is of cream-hued linen, Her grandsons raised the flax, and her granddaughters spun it with the distaff and the wheel. The melodious character of the earth, The finish beyond which philosophy cannot go, and does not wish to go, The justified mother of men.
3.3.11
Delphine Dora - On the other side (une fille, sa voix, son piano)

Du piano, une voix et quelques effets, ... beaucoup de douceur.
L'image qui vient, c'est celle d'une caresse, tendre et amicale, belle et chaleureuse.
Musique et chansons qui apaisent, une magie musicale.
Par ici, c'est encore un peu brumeux, une lumière très blanche brouille le paysage, diminue les perspectives, atténue les contours et les couleurs.
Cela n'a rien d'automnal, il faut même plisser les yeux pour ne pas être trop gêné par toute cette lumière.
Tout est tellement immobile, que j'ai l'impression de contempler un tableau, un immense tableau, plus grand que son cadre, plus grand que tout.
Le fait que des oiseaux traversent le tableau, puis disparaissent, ne me choque pas.
Les tableaux sont toujours vivants, il est naturel d'y voir de la vie qui passe, lentement, en douceur, dans la lumière qui décore le paysage, à la fois fantomatique mais aussi en lui donnant un aspect magique.
Vies dans la brumes, lumière blanche, soie. La terrible douceur de la mélancolie.
Merci Delphine, c'est toujours aussi beau.
L'image qui vient, c'est celle d'une caresse, tendre et amicale, belle et chaleureuse.
Musique et chansons qui apaisent, une magie musicale.
Par ici, c'est encore un peu brumeux, une lumière très blanche brouille le paysage, diminue les perspectives, atténue les contours et les couleurs.
Cela n'a rien d'automnal, il faut même plisser les yeux pour ne pas être trop gêné par toute cette lumière.
Tout est tellement immobile, que j'ai l'impression de contempler un tableau, un immense tableau, plus grand que son cadre, plus grand que tout.
Le fait que des oiseaux traversent le tableau, puis disparaissent, ne me choque pas.
Les tableaux sont toujours vivants, il est naturel d'y voir de la vie qui passe, lentement, en douceur, dans la lumière qui décore le paysage, à la fois fantomatique mais aussi en lui donnant un aspect magique.
Vies dans la brumes, lumière blanche, soie. La terrible douceur de la mélancolie.
Merci Delphine, c'est toujours aussi beau.
Inscription à :
Articles (Atom)

