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21.3.08

398 - Les fondements de la langue

- Jazz sur le vif : France Musique mercredi 27 juin à 16h

L'Imparfait des langues de Louis Sclavis :

Louis Sclavis (saxophones, clarinettes)
Marc Baron (saxophone alto)
Maxime Delpierre (guitare)
Paul Brousseau (claviers)
François Merville (batterie)


1. Raisonnance 9:44
2. Archéologie 12:53
3. Syllogisme 9:53
4. L'Idée du Dialecte 18:39

Attention, très grand concert. Pour celles et ceux qui ont eu le bonheur d'assister aux concerts de cette formation, vous comprendrez que ce témoignage VIVANT est énorme.

(lien là où vous savez)

18.3.08

394 - Une imparfaite perfection


Louis Sclavis (clarinettes, saxophone soprano), Marc Baron (saxophone alto), Paul Brousseau (claviers, sampling, électronique, guitare), Maxime Delpierre (guitares), François Merville (batterie).

Après Napoli's Walls, (après un long silence), Louis Sclavis revient avec une irréprochable (im)perfection.
Alboume indispensable.

(lien vous savez où)

30.6.07

213 - Ecouter Naples et ... choisir



Louis Sclavis clarinettes, saxophones
Vincent Courtois violoncelle, electronics
Médéric Collignon pocket trumpet, voices, horn, percussion, electronics
Hasse Poulsen guitare

Title
1 Colleur de nuit (dedicated to Ernest Pignon-Ernest)
2 Napoli's Walls (dedicated to bambini)
3 Mercè (dedicated to Gesualdo)
4 Kennedy in Napoli (dedicated to Charles Mingus)
5 Divinazione moderna I
6 Divinazione moderna II (dedicated to Erri de Luca)
7 Guetteur d'inaperçu (dedicated to Daniel Mermet)
8 Les apparences (dedicated to Antonietta)
9 Porta segreta (dedicated to Enzo Tedesco)
10 Il disegno smangiato d'un uomo (dedicated to Vesuvio)

ECM, 2003 (ECM 1857)

Louis Sclavis has for decades dazzled and provoked listeners with his literate, ambitious musical projects that examine not only the many dimensions and directions of the sonic spectrum, but also his Renaissance-like embrace of literature, foreign cultures, and now, visual art. With a new quartet collaborating with him -- only cellist Vincent Courtois is retained from his previous outing, L'Affrontement des Prétendants -- Sclavis turns his eyes, ears, and spirit toward an investigation of the paintings of the French artist Ernest Pignon-Ernest on Napoli's Walls. Pignon-Ernest, born in 1942, is a curious and wonderfully captivating artist, since he works not on canvas but on public surfaces. From 1987-1995 he worked in Naples, digging through a knotty, tragic history that involved both Oriental and Occidental cultures and the aftermath of volcanoes, disease, defeat at the hands of many armies, and the poetry of its people through it all. Sclavis (playing both clarinets and saxophones), Courtois (on cello), Médéric Collignon (on pocket trumpet, electronics, voices, and horn), and Danish guitarist Hasse Poulsen engage Pignon-Ernest head-on. They explore the various musical traditions of Naples, but also of the entire region through the language of the postmodern, as improvisation, formal composition, ethnomusicology, and an aesthetic that attempts to illustrate the visual aurally. This is accomplished by stitching together the region's popular and antiquated song forms (from folk to opera to madrigals), jazz (through a Mingus-like engagement with history and the dissemination of cultural mores), sophisticated and striated harmonic sensibilities, and a nuanced aesthetic of dissonance. There are ten selections on Napoli's Walls, all but one of them dedicated to a person or place and all of them warm and utterly engaged in time and place, whether the piece has humor in its articulation, such as on the title track or "Kennedy in Napoli," with its wondrous counterpoint, or is more elegiac as in "Divinaziona Moderna, Pt. 1" and "Guetteur d'Inaperçu." The classical thematics and structure of "Les Apparences," with its lilting cello line that counters the pocket trumpet in creating a theme to which Sclavis adds his trademark rounded tone on clarinet, is among the most striking moments on the set, especially as Poulsen's guitar breaks the dynamic and then shifts it into a meditative improvisation. Simply put, Napoli's Walls is an album that moves jazz from its rarefied 21st century ghetto and engages it in a different dimension, as it offers the visual as another song form and place of investigation for sonic inquiry as well as dissemination for antiquated and popular culture. And far from being merely academic, this record is full of sensual pleasure and an utterly accessible, often deeply moving articulation of a new musical language. ~ Thom Jurek, All Music Guide


(déjà évoqué ici)

Achetez les alboumes de Louis SCLAVIS !

(lien dans le commentaire)

10.9.06

36 - La peau des murs - Napoli's Waltz



Ernest PIGNON-ERNEST
Louis SCLAVIS


Pour voir et écouter, cherchez le lien "Naples", regardez et écoutez (Divinazione moderna II)

Louis Sclavis "Napoli’s Walls" :

Louis Sclavis clarinettes, saxophones
Vincent Courtois violoncelle, electronics
Médéric Collignon pocket trumpet, voices, horn, percussion, electronics
Hasse Poulsen guitare

- Colleur de nuit
- Napoli’s Walls
- Mercè
- Kennedy in Napoli
- Divinazione Moderna, part 1
- Divinazione Moderna, part 2
- Guetteur d’inaperçu
- Les apparences
- Porta segreta
- Il disegno smangiato d’un uomo

ECM 1857

21.8.06

21 - Porteur de Vie


Des millions d'enfants
Venaient des quatre coins de la terre
On pouvait les voir depuis le toit du monde
A la queue leu leu
Comme des fourmis

Qui étaient-ils ?
Que voulaient-ils ?
Où allaient-ils donc ainsi ?

On les appelait les enfants des hommes
Les orphelins de l'humanité
Ils étaient en pèlerinage
Ils venaient voir le porteur
Le porteur de vie
Ils venaient pour une seule et même demande

Porteur de vie, Porteur de vie
Ne vois-tu pas comment la mienne m'écrase ?
Porteur de vie, Porteur de vie
Je viens à toi te confier la mienne
En échange d'une qui me serait légère
Porteur, ô Porteur ?

Je sais bien qu'à ma mesure, elle m'a été donnée

La vie n'est plus la vie
La vie ne décide plus d'elle-même
Ce sont les hommes qui décident à sa place
Les hommes sont capricieux
Les hommes sont égoïstes
La vie en devient insupportable
Porteur de vie, Porteur de vie
Ne vois-tu pas comment la mienne m'écrase

Alors le Porteur de vie prenait la leur
En échange d'une moins lourde
Plus facile à porter

Il arrivait cependant quelquefois que certains
S'en retournent chez eux
Sans avoir échangé leur vie

Il suffisait alors
De voir le Porteur de vie
Embrasser toutes les misères du Monde
Les petites comme les grandes
Pour que soudain
La nôtre nous semble moins lourde
Et plus facile à porter
Porteur de vie, Porteur de vie
Ne vois-tu pas comment la mienne m'écrase ?

Il est vrai qu'en ces temps là
Le malheur battait son plein de victimes
Frappant qui voulait, quand il voulait
Comme il voulait, où il voulait
Ajoutant la peur à la confusion
Où les êtres humains effrayés
Mettaient tout le monde dans le même sac

"Mettez-les tous dans le même sac
On n'a pas le temps de trier, personne n'a le temps !"

Pendant ce temps là
La vie patiemment se frayait en silence
Son petit chemin de vie
Un de ces passages de relais difficiles
Dont elle seule avait le secret

La vie prenait son temps de vivre
Il est vrai cependant que de mémoire de vie
Les hommes n'avaient jamais été autant déroutés, perdus

Le commerce du mensonge et de la cupidité
N'avait jamais été autant exacerbé
Au cœur des hommes de la vie !

Mais la vie ne reprendra-t-elle pas ses droits ?

Vincent COURTOIS : "les contes de Rose Manivelle"

Vincent COURTOIS : violoncelle, électronics
Zé JAM : voix
Louis SCAVIS : clarinette
Francis Le BRAS : piano, fender
François CHOISELAT : trombone
Olivier SENS : contrebasse
Guillaume DOMMARTIN : batterie

Production artistique : Vincent COURTOIS et Olivier SENS
Production exécutive : Vincent COURTOIS et VENT d'EST

Enregistré et mixé au cours de l'année 2003 au Studio La Buissonne
3 extraits ici, sur le Triton