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31.8.09

991 - Derek Bailey et Keiji Haino "Drawing Close, Attuning - The Respective Signs of Order and Chaos"


  1. (01:18)
  2. (02:15)
  3. (01:48)
  4. (03:57)
  5. (09:40)
  6. (26:02)
  7. (30:25)
Duo en totale roue libre, qui invente son chemin.
Les 2 guitaristes, "habitués" des duos (et autres combinaisons à plus de 2) avec tout ce que le monde des musiques improvisées compte comme étant des artistes majeurs car libres depuis plusieurs décennies (pour une liste exhaustive, laissez moi un siècle, minimum), nous offrent plus de 70 minutes de musique absolument étonnante.

Certes, personne n'écoute Derek Bailey et / ou Keiji Haino d'une manière banale.
Ce n'est pas de la musique pour ascenseurs, à moins d'être en état d'a-conscience et d'imaginer que la cabine n'est pas ce qu'elle semble, mais se rapproche d'un vaisseau spatial qui va, très bientôt, perdre toutes ses parois.

Le Grand Saut, en fait.

Tomber DANS le Ciel, au moins pendant 70 minutes...

17.8.09

978 - Keiji Haino / Sitaar Tah "Animamima"



Fuyuki Yamakawa : Igil, Vocals (throat singing)
Sitaar Tah! : Orchestra (Sitar)
Yoshidadaikiti : Sitar (Sitaar)
Keiji Haino : Vocals, Hurdy Gurdy [Electric Hurdy-gurdy], Lute [Electric Tanbur], Performer [Electric Sruthi-box], Flute, Performer [Rhythm Box]

Parfois, les évènements importants, essentiels, et disons le tout net, bouleversants, sont des évènements immobiles. Il n'y a pas de mouvements, alors qu'il y a une vie d'une densité jamais atteinte, genre matière noire au coeur de l'univers.
Et ce mouvement immobile, cette attente qui n'en finit pas, apporte un tel sentiment d'éternité qu'il n'y a pas d'autres choix que de rester totalement immobile (comme dans une phase entre les vies), alors que l'âme et le corps sont bombardés par des photons sonores d'une incroyable mobilité, comme si le Soleil envoyait une dose de musique à l'image de ses orages magnétiques.

Sans pouvoir ni vouloir d'une quelconque manière me soustraire à cet infini hypnotique, qui me laisse chancelant et parfois perdu dans ces chemins que j'emprunte sans jamais poser le pied, des chemins de traverses purement inventés et créés par cette musique d'une dimension inimaginable (et pourtant humaine, d'une dimension tellement humaine qu'elle s'est presque perdue dans des échoppes de boutiquiers avides), je dois vous avertir qu'il est presque surhumain (presque) de se relever, après avoir côtoyé les astres les plus purs.

Rien n'est démesuré dans mes propos, ils n'arriveront JAMAIS a rendre compte de cet enregistrement en public qui atteint un absolu.

AmiEs passantes, vous voilà avertiEs.
Lentes progression shamanique.