10.3.09

794 - Des mômes de 15 ans se font matraquer et Alliot-Marie raille

"Avant de dire qu'ils ont été frappés, moi je voudrais bien savoir ce qu'il en est réellement parce que j'ai entendu certaines déclarations... et j'en ai entendu d'autres dans lesquelles il s'agit de bousculade", a noté Michèle Alliot-Marie.

"Je suis moi-même enseignante de formation, quand on a la charge d'un certain nombre de jeunes et notamment de très jeunes, on évite de les mettre dans des lieux où il peut y avoir des manifestations et des mouvements de foule".

Suggère t'elle que pour prendre le train, lorsqu'on accompagne des élèves, il faut surtout éviter les lieux où il peut y avoir de la foule, comme les ... gares ?

Une fois de plus, Alliot-Marie déraille complètement.
A justifier des charges de CRS contre des mômes de 15 ans, elle ne fait que renforcer l'impunité et la toute-puissance de l'état policier, de la terreur appliquée à tous, y compris à des mômes.

J'oserais demander à cette ex-enseignante (ensaignante en quoi, d'ailleurs ? Et en quoi cette ancienne qualité lui donne pertinence pour justifier les coups en les niant ?) comment elle ose ainsi nier les paroles et les témoignages ?

Pour minimiser les coups, les réduire à une simple "bousculade".
Les nier ?

Hé, et les coups de matraque ? Ils deviennent quoi, les coups de matraques ? Doit-on maintenant craindre pour nos enfants s'ils ont le malheur de croiser les "forces de l'ordre" ? C'est cela, le message qu'Alliot-Marie veut envoyer aux citoyens ?

Pitoyable Alliot-Marie.
Il n’y a pas que les trains qui déraillent...

Libé Bordeaux

Le Parisien

Nouvel Obs

793 - Patti Smith "Peace and Noise"



In a mansion high the young man stood
Ready to join his companions good
Outside the scent of magnolia blossoms
Down streets of gold the children were racing

Just another wandering soul
Adrift among the stars
Just another human heart
Led, led away

He put his shoes on and he laid down
Outside the clouds were swiftly gathering
He drained his cup and his stirred the mixture
And he closed his eyes as his conscience whispered

Just another wandering soul
Adrift among the stars
Just another human heart
Led, led away

Misgivings unspoken he joined his companions
His face covered over in a mansion high
Outside the children gazed in wonder
At the quickening sky then slowly disbanded

Thirty-nine wandering souls
Adrift among the stars
Thirty-nine human hearts
Led, led away

His burning skin cooled by angels
Swallowing sorrows excretion
It's all excretion
Felled by his hand of the mind of another man
Who makes the decisions
Lends no provisions for mere eternal rides
Learning of course every alien force

Even Christ yearns to be
To possess the skin
And bone the blood of man
Who tends the flock who breaks the bread
Who makes his own choices
Won't listen to voices
Accept no false teachers
False preachers, good deeders
With their hands out stretched
To be filled with your money
Your mind, your heart, your imagination
Sympathy, empathy
Acknowledge all man as fellow creation
But don't follow him
Don't be led away

792 - The Ex & Tom Cora "And The Weathermen Shrug Their Shoulders"



G.W. Sok (chant), Terrie (guitare), Andy (guitare), Luc (basse), Katrin (batterie et chant) + Tom Cora (violoncelle)

1. Dere geliyor dere
2. The big black
3. What's the story
4. Lamp lady
5. One-liner from China
6. Everything & me
7. New clear daze
8. Oh puckerlips now
9. Empty V
10. Okinawa mon amour
11. Dear house
12. Conviction going gaga
13. Stupid competitions
14. Hickwall
15. War O.D.

The Ex is an anarchist band from the Netherlands. They formed in 1979 at the height of the original punk explosion and have released nearly twenty full length albums since, making them one of the longest-lived and most influential punk bands still in existence. They are known and respected worldwide for their longevity, their explosive, energetic live shows and their political edge. The band's music has undergone significant evolution over the years, beginning as a simple lo-fi anarcho-punk band. They debuted with a single titled "Stupid Americans" on the Utregpunx vinyl 7" compilation released by Rock Against records in Rotterdam. The release of their first 7" All Corpses Smell the Same came shortly thereafter in 1980. Through the decades they gradually developed into their current form of highly intricate, experimental punk/post-punk/no wave-inspired work. Always involved in a large number of projects, both in and outside the band, its members have been able to keep their music fresh and exciting, and, some opine, constantly better. Breaking from the relatively narrow confines of punk rock, The Ex has incorporated a wide array of influences, often from non-Western and non-rock sources. Some include Hungarian and Turkish folk songs, and more recently music from Ethiopia, Congo and Eritrea (whose independence song is covered by The Ex on Turn). Other examples of branching out stylistically include the improvised double album Instant and a release under the moniker Ex Orkest, a 20 piece big band assembled for performances at the esteemed Holland Festival. The band has had successful collaborations with many disparate artists, including UK anarchist band Chumbawamba (sometimes using the name Antidote), the Dog Faced Hermans (one former member of that band, Andy Moor, is currently part of the The Ex), and with the late avant-garde cellist Tom Cora in the early 1990s, resulting in the watershed album Scrabbling At the Lock in 1991 and the follow-up And the Weathermen Shrug Their Shoulders in 1993. They have also collaborated with members of Sonic Youth, Dutch improvisers ICP, and released a collaborative EP with America's Tortoise. Bass guitar player Luc left the band in 2003, replaced by double bassist Rozemarie. In 2005 Rozemarie left the band.

Wiki

8.3.09

789 - Christian Paul : La chasse aux "pirates", une fable archaïque

Culture numérique ouverte ou archaïque chasse aux « pirates » ? Le monde d’après s’invente aujourd’hui.

Depuis plus d’une décennie, ceux qui gouvernent la culture font preuve d’une redoutable cécité. La plupart des immenses débats sur l’accès du plus grand nombre aux créations artistiques, qui remuèrent le ciel d’Avignon de Malraux à Jack Lang, sont aujourd’hui taris, et les nouveaux défis se réduisent à d’interminables controverses pour ou contre le téléchargement. Avec les autres continents, avec l’Europe qui enfin en débat, la France doit inventer les nouveaux droits d’auteur de l’âge numérique, mais aussi les libertés d’accès et de partage. Il n’en est pas dit un mot dans la loi qui s’avance vers l’Assemblée nationale et qui divise tous les partis. Pourtant, l’urgence est là.

La suite, c'est sur le blog du député Christian Paul.

Voilà un argumentaire clair, précis, utile, qui aborde les nouveaux supports (ou l'absence de support) autrement qu'avec les vieilles recettes des vieux supports où les rentes servaient d'abord les "industries", puis les très gros vendeurs.


788 - Hannah ARENDT


A une époque où nous ne sommes que des esclaves du travail (et du manque de travail soigneusement entretenu, comme une drogue) et de la consommation, il est temps de revenir à l'oeuvre immense d'Hannah Arendt, qui n'est pas "seulement" celle qui a montré la nature hélas humaine des bourreaux nazis.
Elle s'est singulièrement questionné sur le travail, sur la véritable nature du travail, qui n'a rien à voir avec la création qui est le véritable dimension de notre condition humaine.
Le travail nous rend esclave, et c'est là tout l'enjeu des nouveaux maîtres du monde. Ils nous enferment plus surement que si nous étions dans des camps.
Avec notre complicité, celle d'avides consommateurs qui mettent en place des pouvoirs politiques qui n'en sont pas, car ils sont complices de cet esclavage.
Comment voir autrement le slogan de ce parvenu qui veut encore plus nous soumettre au travail, en en faisant l'axe central de sa politique qui nie la condition humaine de l'Homme en la réduisant à 2 minables états : travail & consommation.

Tuant ainsi la création.
Ces états là, ceux qui sont sous la domination d'idées absurdes, sont à l'opposé de notre nature, de ce qui fait notre dignité.
Nous ne sommes que des esclaves.

787 - Jon Hassell "Maarifa street / Magic realism 2"


1 Divine S.O.S. (Hassell/Freeman)
2 Maarifa Street (Hassell)
3 Warm Shift (Hassell)
4 Open Secret (Paris) (Hassell)
5 New Gods (Hassell)
6 Darbari Bridge (Hassell)
7 Open Secret (Milano) (Hassell)

Jon Hassell—trumpet, keyboards
Peter Freeman—bass, programming, percussion
Rick Cox—guitar
John Beasley—keyboards
Dhafer Youssef—voice, oud
Paolo Fresu—trumpet and effects
Abdou Mboup—original source drum performance on 'Darbari Bridge'

Œuvre mystique, onirique, dans le fil d'un parcours unique et immense, cet alboume nous dévoile des mondes cachés.
Fortement recommandé.

7.3.09

786 - Potlatch 31

Ellery Eskelin & Sylvie Courvoisier - A distant place
Hélène Labarrière quartet Les Temps Changent - Un jour plus tôt
Hilde Marie Kjersem - Catching a star
Le Bruit du [Sign] - Superman sexy
Marc Drucret Hank Roberts Jim Black - Song about a dollar bill
Marjolaine Reymond - Le balcon céleste
Mineral Paradoxe - De l'immobilité
Rosa - Pigs part 1
Rosa - Pigs part 2
Rosa - Pigs part 3
Valentine Quintin & Ray Mauger - Ah Sahara Sahara Sahara
Vincent Courtois Sylvie Courvoisier Ellery Eskelin - Antiphons
Vincent Courtois Sylvie Courvoisier Ellery Eskelin - Sequence




Je vais reprendre les vieux outils, allumer la forge, redonner vie, souffle, chaleur, fumées, force.
Force du feu qui épuise l’acier le plus dur et le brûle, à cœur.
L’acier se rend, sous les coups sourds, puissants, répétés.
L’acier se rend, se courbe, s’amincit, divague, s’évade, s’éloigne.
L’acier se rend.
Perdu.
L’acier change, évolue.
(se) perdre. Perdre sa dureté.
Ce matin, mes mains ont enflé. Mes doigts sont devenus des vers blafards gras, mous et invertébrés.
Ce ne sont plus que des appendices lourds et inutiles. Comme rongés par la rouille. Je vends de la rouille, des poussières d’impuissances.
Des restes de vies. De la pourriture.
Mes doigts n’arrivent plus à étreindre le manche.
Frappe, cogne, enclume, réduit. Longe les fibres, réduit la section.

Pointe.

Il faut enfoncer un pieu. Dans le cœur de la douleur.
Mes mains parfois lâchent, mais les (ceux qui) frappent augmentent. Mes mains saignent, le cœur s’ancre.
Je plonge mes mains dans des bains de fluides illégaux. Pour les durcir, les enduire d’une carapace imaginaire. Inventer une main. Tisser des mailles pour préserver les dernières chairs.
Je laisse mes chairs sur le manche du marteau. L’acier est orange, je le frappe. Je vois la pointe, je forge le pieu.
Contraindre et frapper sont des actes illégaux. Pourquoi alors le sommes-nous, toujours ? Porte dégondés, hors d’elle, laminée, meurtrie. Porte supprimée, seuils réduits, traces de vies.
Pour supprimer toute forme d’ennui, de non-vie, prière de réaliser une pointe forgée, puis de l’enfoncer dans le cœur, pour supprimer les atteintes des en-vies.

Silence.

Silence d'Elle.

785 - Jim White "Wrong Eyed Jesus" (1997)



Pas besoin de vous faire l'article.
Si White est là, ce n'est pas un ha!ha!sard.
Vous programmez l'intégrale écoute de l'alboume et s'opère ce sentiment incroyable d'approcher la beauté.
Sans (trop) exagérer.
Il n'est pas question d'imposer, juste de susciter des amorces.
Comment négliger (voire oublier) ce premier jet d'un artiste unique ?
Foncez, passantEs.
Je ne donne pas le genre ni la case.
Juste une invite à écouter.
Et +, car affinités.

784 - Nils Petter Molvaer "Re-Vision"


L'album commence avec Torn, du film Hoppet, qui met en avant la voix de Nizamettin Aric. C'est un début dramatique, et un choix approprié pour nous emmener vers cette région profonde du répertoire Molvær.
The Beginning, un extrait d'EDY, est un morceau mélodique et rempli d'inspiration qui transporte de nouveaux éléments World pendant un voyage musical qui évolue avec insistance.
Alone in the Bathtub - également extrait d'EDY - est un morceau étendu et méditatif avec une impulsion régulière en dépit de ses ondulations.
Visitation, du film Hoppet, nous laisse entendre un NPM qui se diversifie d'une manière inhabituelle: il abandonne sa trompette en faveur du doudouk d'Arménie avec un effet étonnant, obsédant et évocateur.
Arctic Dub, tiré du film Frozen Heart, est sans doute le morceau le plus facile pour la plupart des fans de Molvær: Dub aurait pu se glisser inaperçu parmi les titres de Solid Ether ou np3, et il livre le genre de dub beat/ligne de basse qui soutenait de nombreux titres figurant sur ces deux albums.
Perimeters, coécrit avec Jan Bang, nous offre d'autres éléments de la World music présents dans l'œuvre de Molvær depuis Khmer, avec des beats et bourdonnements qui fournissent une surface lisse pour les gravures de l'inimitable trompette de NPM.
Trumpet Player in the Backyard, extrait d'EDY, propose un très beau solo à la trompette dans un morceau composé comme un récit; bien plus qu'une simple série de notes liées par de l'intensité émotionnelle pure ou de l'intelligence, ce morceau crée un sens de qualité spirituelle conduisant sans transition à The End, également tiré du film EDY.
The End marque un instant un pont entre np3 et ER, puisque le morceau est insufflé avec les saveurs dynamiques de ces deux albums.
La suite de l'album est consacrée à des extraits de Hoppet. The Visitor, Azad's Theme et Decisions sont des morceaux courts qui évoluent progressivement: des instants atmosphériques, des chuchotements et des clins d'œil cèdent la place devant la pleine mélancolie de la mélodie de Decisions, qui est d'une puissance étonnante étant donné sa brévité.
L'ultime morceau Leaps and Bounds marque le retour en cercle vers le titre qui ouvre cet album, avec le chant superbe de Nizamettin Aric pour nous guider à travers le morceau qui reste le plus chargé en émotion. La montée est tendue, mais la tension ne casse jamais; au contraire, elle est soutenue par des échanges entre percussions et trompette harmonique jusqu'au retour de Nizamettin Aric, annonçant ainsi un redoublement de la tension qui craque avant de tomber, tel un rêve, dans un enchaînement au loin.

Musique de films

783 - Le TIGRE fait (aussi) du journalisme (pas comme le prototype lâche qui vire des femmes)



5.3.09

782 - Puante soumission d'un prototype lâche

Dans le hall de "libé", une journaliste en grève de la faim.
Florence Cousin.
Intervention du prototype.
Le Jofffrin est un "modèle".
Puissant Joffrin... Très puissant, en mâle dominant.

1.3.09

781 - Hector Zazou & les Nouvelles Polyphonies Corses


Clarinet - Ivo Papasov (tracks: 3, 4)
Electric Piano - Christian Lechevretel (tracks: 2, 13)
Guitar - Pierre Chaze (tracks: 2, 6)
Mixed By - Gilles Martin
Percussion - Steve Shehan (tracks: 3)
Piano - John Cale (tracks: 8)
Piano, Written-By - Ryuichi Sakamoto (tracks: 3, 17)
Producer, Arranged By, Mixed By, Electronics - Hector Zazou
Saxophone - Manu Dibango (tracks: 12, 15)
Saxophone [Soprano] - Renaud Pion (tracks: 2, 13)
Synthesizer - Lightwave (tracks: 4, 11, 12, 17)
Technician [Assistant, Paris] - Etienne De Crécy
Trumpet, Written-By - Jon Hassell (tracks: 9, 14, 17)
Written-By, Vocals - Gjhuvan-Petru Lanfranci (tracks: 3, 5, 11) , Patrizia Gattaceca (tracks: 1, 4, 7, 9, 10, 13, 14, 16) , Patrizia Poli (tracks: 1, 4, 8, 9, 10, 14, 16, 17)

"If music cannot change the world, what use does it have?"

1 Giramondu
2 Eramu In Camppu
3 Onda
4 Acqua Chi Balla
5 Chi Lu Tempu
6 Moita
7 Terra Brusgiata
8 Nanna
9 Anima
10 Memoria
11 Veni
12 Lettera A'Mamma
13 Bambinellu
14 In La Piazza
15 Serinatu
16 Rosula D'Orienti
17 Notte


HADOPI - Le Net en France : black-out

780 - Red Hot Organization "Dark Was The Night"



Dark Was The Night will be released on February 17th, 2009. It’s comprised of 31 exclusive tracks and it will be available as a double cd/triple vinyl/download and will benefit the Red Hot Organization – an international charity dedicated to raising money and awareness for and HIVAIDS through popular culture. They are the people responsible for albums including No Alternative, Red Hot and Blue and many more, and this is their 20th year, and this is the 20th release!

Buy, buy, buy



Dark Was The Night


THIS DISC
1 Knotty Pine – Dirty Projectors + David Byrne
2 Cello Song (Nick Drake) – The Books featuring Jose Gonzalez
3 Train Song (Vashti Bunyan recorded, written by Alasdair Clayre) – Feist + Ben Gibbard
4 Brackett, WI – Bon Iver
5 Deep Blue Sea – Grizzly Bear
6 So Far Around the Bend – The National (arrangement by Nico Muhly)
7 Tightrope – Yeasayer
8 Feeling Good (popularized by Nina Simone) – My Brightest Diamond
9 Dark Was the Night (Blind Willie Johnson) – Kronos Quartet
10 I Was Young When I Left Home (Bob Dylan) – Antony + Bryce Dessner
11 Big Red Machine – Justin Vernon + Aaron Dessner
12 Sleepless – The Decemberists
13 Stolen Houses (Die) – Iron and Wine
14 Service Bell – Grizzly Bear + Feist
15 You Are The Blood – Sufjan Stevens

THAT DISC
1 Well-Alright – Spoon
2 Lenin – Arcade Fire
3 Mimizan – Beirut
4 El Caporal – My Morning Jacket
5 Inspiration Information (Shuggie Otis) – Sharon Jones & The Dap-Kings
6 With A Girl Like You (The Troggs) – Dave Sitek
7 Blood Pt 2 (based on original song “You are the Blood” by the Castanets) – Buck 65 Remix (featuring Sufjan Stevens and Serengeti)
8 Hey, Snow White (Destroyer) – The New Pornographers
9 Gentle Hour (Snapper) – Yo La Tengo
10 Another Saturday (traditional song) – Stuart Murdoch
11 Happiness – Riceboy Sleeps
12 Amazing Grace (traditional song) – Cat Power and Dirty Delta Blues
13 The Giant Of Illinois (Handsome Family) – Andrew Bird
14 Lua – Conor Oberst + Gillian Welch
15 When the Road Runs Out – Blonde Redhead + Devastations
16 Love vs. Porn – Kevin Drew